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  • Histoire du Front populaire...

     

     

    Alors que par les temps qui courent et que de nauséabondes effluences émanent de divers points du monde, se rappeler les moments douloureux de notre histoire comme la grande boucherie de 14-18 ne semble en rien superflu. Se souvenir des luttes des générations précédentes qui conduisirent à des victoires difficiles dont nous bénéficions encore est tout aussi important.

    Jean Vigreux dans son Histoire du Front populaire publiée chez Tallandier revient dans un ouvrage bien documenté sur cette période glorieuse de la Classe Ouvrière de notre pays. A sa lecture nous la vivrons de la tentative de coup de force des ligues factieuses en février 34 à son abandon par des politiciens arrivistes et incompétents à la veille de la seconde guerre mondiale. Nous danserons au son de l'accordéon tout au long des grandes grèves, nous prendrons le chemin des congés payés et nous vibrerons au chant de l'Internationale au cœur d'interminables manifs.

    Cette époque, j'ai eu la chance de la connaître au travers de la parole de mes parents qui la vécurent sur les chantiers du bâtiment ou dans la rue. Ils m'ont appris d'où je venais et quelle serait ma vie de fils d'ouvrier. Ils m'ont affranchi sur les pièges tendus par mes ennemis de classe. Ils m'ont encouragé à me battre et m'ont fait découvrir le collectif et la solidarité. Une conscience et un savoir qui manquent aujourd'hui et dont l'absence risque fort de conduire à des luttes fratricides entre des individus pourtant de même condition et soumis à la même oppression...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

     

    « Histoire du Front populaire. L'échappée belle » De Jean Vigreux aux éditions Tallandier / Collection Texto.

  • Moi qui vous parle...

     

     

    Le 11 avril 1987 Primo Levi nous quittait. 30 ans plus tard, Giovanni Tesio nous livrait un ultime entretien inédit. Un dialogue intime d'où se dégage une extrême douceur, la mélancolie d'un monde passé, un dernier témoignage.

    « Je me vois comme quelqu'un qui a mené plusieurs batailles. Qui en a perdu certaines et en a gagné d'autres. Je dois quand même posséder une force profondément ancrée en moi puisque j'ai survécu à Auschwitz. »

    Dans les premiers mois de 1987, Primo Levi accorde à Giovanni Tesio des entretiens à bâtons rompus, en vue de ce que les deux amis définirent d'un commun accord comme « une biographie autorisée ».

    La famille, l'enfance, des années de formation sous le fascisme, les amis durant l'adolescence, des lectures, une timidité maladive avec les femmes, la passion pour la montagne. Et puis aussi, malgré tout, la guerre, le retour et un métier « qui n'est jamais qu'un cas particulier, une version plus hardie du métier de vivre ».

    Des questions discrètes, jamais trop pressantes, auxquelles Primo Levi -affable, tantôt sur la réserve, tantôt très explicite- apporte des réponses, bousculant quelque peu ce qu'on savait déjà et faisant poindre certains aspects plus intimes de son existence.

    Cet ouvrage nous offre un dialogue intense, sur le fil de la mémoire, riche de vie(s), d'histoires et de l'Histoire, et qui s'interrompt juste avant Auschwitz.

    Un dialogue auquel la mort soudaine de Levi mit fin.

     

    L'auteur Giovanni Tesio est professeur de littérature italienne. Son livre est publié par les éditions Pocket et Tallandier.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Tulle, enquête sur un massacre...

     

     

     

     

    Le village martyr d'Oradour sur Glane, internationalement connu comme victime de la barbarie nazi, a-t-il occulté les souffrances de la ville voisine de Tulle ? Si oui pourquoi ? Qui porte la responsabilité des massacres commis au sein de la capitale corrèzienne le 9 Juin 1944 ? Voici à peut-près le fil conducteur du livre de Fabrice Grenard spécialiste des maquis publié aux Editions Tallandier en ce printemps du 70 ème anniversaire de ces tragiques événements . Au lendemain du débarquement allié en Normandie, et suite à l'appel à l'insurrection nationale du Général de Gaulle, les maquis FTP de Corrèze attaquent la garnison allemande de Tulle. Après deux jours de combats acharnés et devant les renforts venus au secours des troupes d'occupation, ils se replient laissant la ville à la merci de la plus sanguinaire des unités nazie, la division SS Das Reich, plus préoccupée par la répression des Résistants que de repousser à la mer les forces anglo-américaines. Les SS appliqueront à Tulle les méthodes criminelles qui furent déjà les leurs sur le front de l'est, terreur sur la population, prises d'otages, exécutions par pendaison. 99 habitants sélectionnés sur des critères des plus arbitraires périront ainsi publiquement, 149 seront déportés vers le camp de Dachau, 101 y laisseront leur vie. Parce que le sang des innocents a toujours tendance à sécher trop vite et que la vie et les affaires doivent reprendre leur cours, les assassins ne seront que légèrement punis, pas tous encore puisque le général boucher Lammerding finira sa vie dans son lit sans avoir comparu devant aucun tribunal. Les luttes politiques de la Libération contribueront à obscurcir un peu plus le sinistre tableau et la responsabilité des résistants communistes sera paradoxalement évoquée, ceux-ci étant accusé d'aventurisme militaire ayant entrainé la répression... Drôle de façon d'appréhender les choses... Heureusement il reste encore quelques survivants, et des historiens sérieux...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « Tulle, enquête sur un massacre, 9 Juin 1944 » de Fabrice Grenard préfacé par Emmanuel Amara aux Editions Tallandier.

     

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