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sté des écrivains

  • Ivazinovichoff...

     

     

     

     

     

    « La concierge était toujours sur sa chaise, digne, raide, affichant l'arrogance de ces cadavres qui ne se ramollissent jamais même dans les situations les plus désespérées. Les murs et le sol étaient maculés de sang et de ce qui serait convenu d'appeler : des petits bouts de viande divers et variés. -C'est un foutu capharnaüm, constata Pénichot.

     

    Guilbert, la mine déconfite, se rongeait anxieusement les ongles en trépignant sur place avec l'attitude douteuse du mec qui se retient d'aller pisser.

     

    -Pour ne pas dire une dégueulasserie sans nom, surajouta le flic.

     

    -C'était une brave femme, chevrota le psy. Aimable, prévenante, toujours prête à vous tendre la main... Tenez, elle est là sa tête, fit-il en pointant un doigt tremblant vers la cocotte-minute. »

     

     

     

    Une enquête policière menée tambour battant par une équipe de flics tourangeaux confrontés à leur pire cauchemar : un tueur psychopathe, grand buveur de sang devant l'éternel et qu'entre-eux ils s urnomment « le démembreur »... Thriller loufoque autour d'une chasse au vampire en pleines seventies, Ivazinovitcoff tient toutes ses promesses et bien plus encore ! Grégory Merleau orchestre un savoureux mélange des genres, décalé et jouissif, saignant et hilarant.

     

     

     

    Edité par la Société des Ecrivains.

     

  • Trois Nuage au pays des nénuphars...

     

     

     

     

     

    Non il n'y a pas de faute d'accord dans le titre de l'ouvrage que je commente aujourd'hui car « Nuage » est le prénom des trois héroïnes du roman autobiographique de Nuage Rose publié par la Société des Ecrivains. L'histoire se déroule dans les années soixante au Nord-Vietnam en guerre, entre régime totalitaire et bombardements américains. Trois fillettes, élevées essentiellement par des hommes, leur père médecin et leur grand-père, fuient les bombes des B 52 semant le napalm et la mort dans les rizières. Leur vie dans les hôpitaux de campagne où exerce leur père, l'absence douloureuse de la mère, les mesquineries des autres enfants, parfois la maltraitance de certains adultes, la faim, la peur, mais aussi le plaisir d'apprendre, la solidarité de la misère, la chaleur des retrouvailles familiales sont les ingrédients d'un livre qui est un témoignage vécu mais aussi un formidable message d'espoir pour tous ceux qui aujourd'hui encore subissent la démence des hommes et l'enfer des guerres fratricides...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « Trois Nuage au pays des nénuphars » de Nuage Rose à la Société des Ecrivains.

     

  • Ils ne sont pas passés !...

     

     

     

     

     

    Certes, mais à quel prix... D'un manuscrit resté longtemps anonyme, Eric Lafourcade en a fait un livre qu'il peut aujourd'hui attribuer sans risque d'erreur à André Lucien Maurice Delattre soldat au 72 ème régiment d'infanterie d'Amiens et publié par la Société des Ecrivains. Durant les quatre années du conflit, sur tous les fronts, de la Meuse à l'Argonne, le poilu a tout subi. Les bombardements, les charges moutonnières à la baïonnette, l'enterrement dans les tranchées, la mort des copains, les poux, le bourrage de crane par la hiérarchie et son incompétence, les fusillés pour l'exemple, le mépris des embusqués, les combines des profiteurs, le froid, la médecine de guerre, la folie sanguinaire des armées des deux camps et même parfois quelques élans de résistance et de solidarité... Tout ce que la nature humaine peut produire était au menu de cet enfer. L'homme s'en est sorti malgré tout sans dommages, tout au moins dans son corps, et il a réussi à coucher sur papier les événements tragiques qu'il venait de vivre. Cette démarche lui aura certainement évité la folie car comment survivre mentalement à un tel tsunami, comment surtout conserver la clairvoyance qui lui fait écrire : « ...ma vie pendant plus de quatre ans fut celle de la plupart des fantassins, une vie sans gloire avec un seul espoir, la Paix !. On peut penser ce que l'on voudra de la guerre, une chose seule est certaine, c'est qu'elle n'offre aucun agrément pour ceux qui la font réellement et sont exposés aux dangers qu'elle comporte! Ceux-là n'ont aucun profit à retirer, tout ce qu'ils peuvent souhaiter, c'est d'en sortir indemne !. Les mêmes imbéciles , qui le 2 Août 1914 sont partis en guerre plein d'ardeur et d'enthousiasme, sont sans doute retournés chez eux en croyant qu'on allait les considérer comme des héros. Ils ont du être fort surpris quand ils se sont rendus compte du peu de cas qu'on faisait d'eux !... On leur a fait comprendre bien vite que la guerre était fini et qu'il était de mauvais ton de parler d'attaques et de tranchées devant des embusqués. »...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « Ils ne sont pas passés ! » de André Lucien Maurice Delattre transcrit par Eric Lafoucade aux éditions de La société des Ecrivains.

     

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