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  • D'Alger à Mai 68...

    Ceux qui, dans les années 1960 et 1970, ont cru à l’effondrement du vieux système d’exploitation et d’oppression, n’ont pas tous sublimé leur révolte et accepté de se couler dans les institutions. 
    Né à Alger en 1941, François Cerutti a rapidement rejoint ceux qui, en France, ont milité pour l’indépendance de l’Algérie. Pour lui, la révolte des peuples colonisés contre la domination criminelle des colonisateurs était un signe de l’imminence du renversement de la société bourgeoise. Insoumis, il part pour le Maroc. Vivant à Alger de 1962 à 1965, il y travaille dans une entreprise autogérée. Avec un petit groupe de membres de la IVe Internationale, il milite pour la consolidation du secteur autogéré face à la volonté de mainmise toujours plus forte du FLN et du gouvernement sur celui-ci. 
    En 1965, le coup d’État de Boumediene le fait rentrer en France, où l’armée l’oblige à faire le service militaire auquel il s’était soustrait. Il s’y heurtera à la bêtise et à la vindicte de l’institution, qui l’enverra pour quelques mois en prison. 
    Mai 68 le trouve aux premières loges, puisqu’il habite au Quartier latin et y travaille dans une librairie militante, vouée à la critique du léninisme et des régimes qui s’en réclament. 
    Dans les locaux de l’université de Censier, avec le Comité d’action travailleurs-étudiants du quartier, il participe à la création et aux activités du Comité interentreprises. Dans cette nouvelle édition, il décrit comment celui-ci, rassemblant plus d’une centaine de personnes, a commencé à coordonner des dizaines de comités d’action d’entreprises de la région parisienne, dans la perspective de l’extension des grèves avec occupation active et de la prise en charge des activités nécessaires à la vie quotidienne de la population. 
    Surtout, le mouvement de Mai renforce sa conviction que « le monde va changer de base » et que les vieilles organisations du mouvement ouvrier, piliers de l’ordre existant, devront être balayées. 
    Le récit de ce cheminement qui, d’un « pied-noir » fera un « pied-rouge », d’un révolté un révolutionnaire, c’est aussi celui de rencontres, d’actions militantes, de réflexions qui ont influencé toute une génération, dont une partie continue à affirmer, comme François Cerutti : « La nécessité de changer ce monde est de plus en plus évidente et urgente. » 
    Avant-propos de Mohammed Harbi.
     
    "D'Alger à Mai 68. Mes années de révolution" de François Cerutti aux éditions des Amis de Spartacus.
     
    Communiqué de presse de l'éditeur.
     

  • Algérie 1954 - 1965...

     

     

    C'est entre autres par les écrits de Daniel Guérin que les gens de ma génération soixante-huitarde ont découvert l'anarchisme autrement qu'à travers les poncifs scolaires et les contre vérités propagées par les tenants de l'autoritarisme prétendument révolutionnaire. Ce militant impliqué dans toutes les causes émancipatrices du 20 éme siècle fut aussi un ardent anticolonialiste et son combat pour l'indépendance algérienne est aujourd'hui décrit dans un ouvrage réédité par les Amis de Spartacus et préfacé par Mohammed Harbi qui fut son compagnon de lutte. Lucide et visionnaire, Guerin nous rend compte des événements, les analyse au travers du prisme libertaire et annonce les dérives bureaucratiques qui secoueront l'Algérie jusqu'à nos jours. A lire et à méditer sans modération...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Algérie 1954 – 1965 / Un combat anticolonialiste » de Daniel Guérin aux Amis de Spartacus

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