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  • Un crime d'Etat...

     

     

    « Ils sont pas nombreux en février à se souvenir de Charonne... » chantait Renaud, de son vivant libertaire. Aussi la publication de l'ouvrage collectif du Comité Vérité et Justice pour Charonne édité par Le Temps des Cerises est-elle la bienvenue, afin de nous remémorer ce triste événement de notre histoire récente. Le 8 février 62, l'extrême gauche antifasciste appelle à un rassemblement pour la paix en Algérie et contre les crimes de l'OAS. La préfecture de police de Paris, sous l'autorité du sinistre Papon l'interdit sous prétexte d'état d'urgence (déjà), la manifestation se déroule pourtant, calmement et sans provocation. C'est au moment de sa dislocation, dans le 11 ° arrondissement, que les chiens sont lâchés. Les brigades spéciales de la police parisienne, à coups de « bidules » les célèbres matraques, de tables de café, de grilles d'arbres en fonte exercent leur folie meurtrière en acculant les manifestants dans la bouche du métro Charonne et aux alentours. Neuf martyrs et de nombreux blesses auront à nouveau versé leur sang sur le pavé parisien au nom de leurs idées.

    Ce livre est un recueil de témoignages d'époque ou plus tardifs. Il est préfacé par Delphine Renard qui, à l'age de quatre ans a été victime d'un attentat OAS qui visait André Malraux, elle en portera toute sa vie les séquelles. Ce livre est aussi un hommage à toutes les victimes de violences policières, quels qu'en soient les lieux ou les périodes, il nous rappelle aussi le courage de ces femmes et ces hommes qui n'hésitaient pas, au nom de leurs valeurs, à braver l'autorité et en assumer les conséquences. Serions-nous encore capables de prendre de tels risques ?...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Un crime d'État. Métro Charonne 8 février 62 » Ouvrage collectif dirigé par le Comité Vérité et Justice pour Charonne publié par les éditions Le Temps des Cerises.

     

     

     

  • La triade Nostalgérique...

     

     

    Ce livre raconte comment Perpignan est devenue la capitale des nostalgiques de l'Algérie française (les nostalgériques) : 2003, stèle OAS ; 2007, mur des Français d'Algérie disparus ; 2012 « centre de documentation des Français d'Algérie ». Rien de cela n'aurait été possible sans le soutien partisan de la mairie de Perpignan au lobby pied-noir du Cercle Algérianiste. Roger Hillel s'est lui-même impliqué pendant dix ans dans un collectif qui s'est battu en vain contre cette triade incongrue et la falsification de l'histoire franco-algérienne.

    Au-delà de la narration des péripéties de ce combat, l'auteur s'attarde sur une des plus stimulantes expériences de sa longue vie militante : la découverte de l'existence de pieds-noirs progressistes. Ainsi, reconnait-il que sans eux, il n'aurait jamais pris conscience du traumatisme subi par les pieds-noirs du fait de leur exode en 1962. Il montre comment au cours de son long cheminement, il a acquit la certitude de l'inanité de la « guerre des mémoires » et que pour y échapper, le recours aux travaux des historiens qualifiés était un passage obligé.

    Roger Hillel, ancien professeur d'université est depuis plusieurs années journaliste au Travailleur Catalan. Il s'y est spécialisé dans le traitement des questions relevant du colonialisme.

    Cet ouvrage est publié par les Editions Alter Ego.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

     

     

  • Nostalgérie...

     

     

    Pour des centaines de milliers d'européens qui ont naguère vécus en Algérie, l'idéalisation du passé s'est transformée en une « nostalgérie », beau mot chargé de mélancolie. Mais le drame commence lorsqu'on constate qu'une seule famille politique française, celle des anciens de l'OAS, et de leurs héritiers, l'a malhonnêtement et durablement instrumentalisé. Non contents d'avoir mené toute une communauté à l'impasse puis à l'exil, les « ultras » de l'Algérie française ont tenté depuis d'accaparer sa mémoire. Et ils y sont en partie parvenus.

    Ces hommes ont fait le choix, à partir de février 61, d'enclencher en toute connaissance de cause, une incroyable spirale de violence terroriste, en Algérie comme en France. Alain Ruscio propose dans ce livre un récit synthétique des racines et de l'histoire de ce tragique épisode, ainsi que de ses séquelles contemporaines. Mobilisant un impressionnant corpus documentaire -dont beaucoup de Mémoires d'anciens de l'OAS- l'auteur retrace la dérive de ces officiers à l'idéal politique dévoyé, militants fascisants ou petits malfrats transformés en assassins, qui ont eu l'incroyable prétention de « bloquer l'histoire », comme l'avait écrit Pierre Nora en 1961. Enfin, Alain Ruscio explique comment et pourquoi la mémoire brûlante de ces années de folie meurtrière travaille toujours, de façon souterraine, la société française.

    Ce livre est une précieuse réponse à l'un des derniers négationnisme que véhicule encore une certaine histoire coloniale « à la française ».

     

    L'auteur, Alain Ruscio est docteur en Histoire. Il a consacré l'essentiel de ses travaux à l'histoire coloniale. Ce livre est publié par les éditions La Découverte.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

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