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mai 68

  • Tout !...

     

    La parution du livre de Magnus McGrogan sur l'histoire mouvementée du journal « Tout ! » et du groupe V.L.R. (Vive La Révolution) qui embrasèrent la sphère gauchiste des années 70, nous ramène à cette époque post-soixante-huitarde ou l'Utopie semblait à portée de main.

    Comme chez chaque être humain, le meilleur et le pire cohabitaient dans les groupes et si globalement les mouvements ne survécurent pas à la répression étatique et à la lassitude des militants, ce qui fut produit en ces temps fut modestement... magnifique !.

    En effet, la conjugaison de l'histoire du mouvement révolutionnaire, des luttes ouvrières du moment, de la contestation étudiante, de la contre-culture d'origine américaine, des combats d’émancipation internationaux, donna naissance et contenu aux revendications de nos copines du MLF, engagées contre le patriarcat et pour la jouissance pleine et entière de leur corps face à un pouvoir réactionnaire et clérical, loin des préoccupations de nos féministes d'aujourd'hui trop enclines à expédier les « mâles blancs » derrière les barreaux. Les homosexuel-le-s ne se battaient pas pour le droit au mariage mais pour le respect de la différence et pour échapper au massacre à la sortie des toilettes publiques ou sur les chantiers. Nos expériences communautaires pour fuir le système et pratiquer une véritable solidarité, l'expression de petits groupes libertaires au travers de minuscules publications tirées sur des ronéos détournées dans les aumôneries catholiques ou prêtées par nos compagnons de la CNT, l'aide au objecteurs de conscience et divers insoumis, s'inscrivirent pleinement dans la lignée de ce mélange explosif d'anarchisme, de situationnisme, de spontanéisme...

    Merci les copains de nous avoir donné envie de jouir sans entraves. Vos rêves nous accompagnent puisque nous sommes toujours debout et que nous continuons à nous battre...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Tout ! Gauchisme, contre-culture et presse alternative dans l'après-mai 68 » de Manus McGrogan aux éditions L'échappée.

  • Le Mai 68 des historiens...

     

     

     

    À l'écart des commémorations du cinquantenaire de Mai 1968 et, en oxymore, en son centre, l’ouvrage rouvre un dossier entamé dix ans plus tôt. La démarche, à l’intersection du témoignage et du storytelling, offrait alors, un rendu des travaux d’une équipe de recherche, dirigée par Agnès Callu et soutenue par l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP/CNRS) travaillant, pendant trois ans, sur la perception autant que l’analyse d’une génération d’historiens – ceux nés entre 1923 et 1940, soit la classe d’âge précédant celle des Baby Boomers – de « leur Mai ». Privilégiant le dialogue « d’entre soi » car les entretiens étaient ceux d’historiens majeurs fabriqués par de jeunes historiens, l’objectif consistait à faire surgir le « retour d’expériences » d’experts, témoins oculaires ou auriculaires, d’un évènement basculant les habitus sociaux sur le temps court, réinventant à l’échelle du temps moyen, les pratiques et les usages de l’histoire. La nouvelle convocation, celle de 2018, entreprend une réactualisation critique de l’ouvrage livré à l’issue du colloque-bilan tenu au Collège de France en 2008 en même temps qu’il se demande s’il faut commémorer 68 et si oui, de quelles manières et dans quelles perspectives.

     

    Ouvrage sous la direction d'Agnès Callu, préfacé par Patrick Boucheron et publié par les Presses Universitaires du Septentrion, collection Histoire et Civilisations.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

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