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la fabrique éditions

  • Autobiographie de jeunesse...

     

     

    Daniel Guérin, je l'ai découvert très jeune, quelques temps après Mai 68. Au travers de ses écrits, j'y ai rencontré l'anarchisme et vécu l'histoire exaltante du Front populaire de 1936 dont mon père, ouvrier du bâtiment fut à son niveau un acteur et dont il conserva toute sa vie la mémoire des grandes luttes. Aujourd'hui les éditions La Fabrique publient ses souvenirs de jeunesse qui décrivent le parcours intellectuel faisant de ce fils de la grande bourgeoisie un militant révolutionnaire. Homosexuel « hautement pratiquant » dans une France du début du 20 ème siècle, nettement moins pudibonde et hypocrite que le pays bien pensant d'aujourd'hui, Guérin nous fait voyager dans ses amours et aussi dans les pays ou sa quête d'absolu le mènera. Avec lui nous croisons des marins bien musclés, des profiteurs coloniaux, des politicards, des artistes, des révolutionnaires, des prolos en pantalons de velours. Nous nous projetons dans une époque où le rêve était encore possible, où malgré la dureté de l'existence, l'imaginaire nous entrainait vers des lendemains plein d'espoir. Acteur de la décolonisation et de la lutte des homosexuels, Daniel Guérin est demeuré jusqu'au bout un jeune iconoclaste, puissions-nous à notre tour oublier de vieillir et de nous consumer dans la sinistrose ambiante et le désespoir...

     

    Henri Cazales / Radio-asso.

     

    « Autobiographie de jeunesse / d'une dissidence sexuelle au socialisme » de Daniel Guérin publié par La Fabrique éditions / Préface de Sebastian Budgen.

     

  • A bas les chefs !...

     

    « Ce livre n’est pas écrit avec de l’encre, c’est de l’acier tourné en in-8° et chargé de fulminate d’idées. C’est un projectile autoricide que je jette à mille exemplaires sur le pavé des civilisés. »

    Toute sa vie, balloté par la misère et l’exil, Déjacque n’a cessé d’écrire. « poète des misérables » comme el surnomme son ami Gustave Lefrançais, « tapageur acharné », il s’arme de sa plume contre les réactionnaires de tout poil. En 1848 à Paris, il chante la gloire des insurgés de Juin, ce qui lui vaut la condamnation à l’exil. A Londres puis Jersey, où il côtoie les proscrits, il s’attire les foudres des républicains dont il fustige le modérantisme et l’opportunisme. En 1858, à New York, il fonde son propre journal, Le Libertaire, dont il est à la fois le rédacteur, le gérant, le plieur, le porteur et l’actionnaire. On le retrouve enfin à la Nouvelle Orléans, « ville de commerce et d’esclavage au moral aussi sale que  ses rues », appelant à la vendetta contre les planteurs esclavagistes… Ennemi déclaré des Jésuites et de l’Etat, il hait l’autorité d’où qu’elle vienne. Aux rois, aux bourgeois, aux exploiteurs, lui, « infime prolétaire », lance cet avertissement : « Dent pour dent ! » Mais derrière la violence verbale, cet artificier des mots se révèle un sublime rêveur. La quête du bonheur,   de l’harmonie, du socialisme l’anime, ce dont témoigne son texte le plus audacieux, L’Humanisphère. Sous titré «Utopie anarchique »,  il nous rappelle que pour Dejacque, l’utopie n’est pas un vain mot mais un acte : écrire c’est combattre.

    Ce recueil rend hommage à l’œuvre injustement méconnue de Joseph Déjacque . Passé le choc de la première lecture, restent admiration et tendresse pour ce « volontaire de la révolution » qui n’a jamais baissé pavillon.

    Ce livre est présenté par Thomas Bouchet enseignant-chercheur en histoire à l’université de Bourgogne. Il est publié par La Fabrique éditions.

    Communiqué de presse de l’éditeur.

     

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