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h bouteldja

  • La race comme si vous y étiez...

    La race comme si vous y étiez...

    Une soirée de printemps chez les racialistes.

     

    A la re-lecture du livre de Houria Bouteldja (déjà évoqué sur ce blog le 28 janvier) et après avoir pris connaissance de l'éclairage qu'en font les amis de Juliette et du printemps dans un ouvrage critique qui lui est consacré, je commence à comprendre les tenants et aboutissants de cet inquiétant appel à la guerre des races.

    Il faut vous dire que je suis un ancien militant plus habitué à chercher l'adversaire du coté du patron que chez chez mes sœurs et frères de classe : les opprimés de toutes sortes, un has-been, un vieux con en quelque sorte …

    « Les Blancs, les Juifs et nous ». Ce pamphlet commence par une invitation à fusiller J-Paul Sartre, symboliquement nous dit-on, de toute façon il est déjà mort. Camus de son coté, cette sous merde qui n'a pas su choisir, ne trouve non plus aucune grâce aux yeux de l'auteure. (Pourtant moi j'aime bien saluer son fantôme flânant rue d'Arzew dans la nuit oranaise). Seul Genet leur convient, son ambiguïté sied à justifier celle de dame Houria, car nous ne saurons jamais si celle-ci se définit comme « blanche » ou « non blanche ». Pour nous les « blancs » c'est plus simple : nous sommes via la colonisation, la cause de tous les maux du reste de l'Humanité. C'est un peu gros à avaler quand on a commencé son combat en manifs pour la paix en Algérie, et qu'on n'a pas choisi sa couleur, ni le lieu ni la date de sa naissance, mais puisque vous le dites Madame, vous qui siégez à l'Institut du Monde Arabe auprès le l'illustre Jack, vous devez avoir raison. De toute façon vous savez plus de choses que moi, vous qui avez effectué un voyage scolaire à New-York alors que je me suis contenté d'une visite du château de Bonaguil situé à 50 kms à vol d'oiseau de ma bourgade natale. (Les plus privilégiés exploraient Carcassonne).

    Les Juifs ici ne sont pas déicides comme le prétendait le curé de ma paroisse, mais on est jaloux car ils sont les « chouchous » de la République. On parle que d'eux et de leurs malheurs. On n'ira pas porter leur deuil à Auschwitz. (Certes c'est loin la Pologne, mais un simple passage à Oradour ou sous les balcons de Tulle ça donne une image plus proximale de la barbarie). Les Juifs sont donc responsables de leur misère! - Pourquoi diable ? - Demandez leur, ils le savent ! - Et les pacifistes israéliens, les déserteurs...- Les quoi ?... Dame Houria se garde bien de les évoquer.

    Les femmes « non blanches » ça va de soit, doivent comprendre que si leurs mecs leur tapent dessus, c'est parce qu'ils sont oppressés par les « blancs ». Elles doivent donc se montrer patientes et compréhensives et n'ont qu'à frapper leurs gosses, qui battront le chien qui mordra le chat qui bouffera la souris... Ce serait pas ça « l'effet papillon » ?

    Heureusement nous avons nos « indigènes » ceux de la République, les purs et durs, les « racialistes » qui combattent le racisme en invoquant la race et cherchent à convaincre en pratiquant le coup de poing . Comprenne qui peut...

    Enfin pour finir, Dame Houria, de sa prose enjôleuse nous offre une sortie honorable : le repentir et la conversion qui nous « déblanchiront » et nous ouvriront les portes du paradis. Tout ça grâce à « l'amour révolutionnaire » qui sous-titre son ouvrage mais dont nous ne voyons guère où le situer...

    Assez déconné, l'heure est grave. Les nouveaux réacs, les post-modernes, veulent enterrer la Raison. Ils font alliance avec les fachos historiques pour accéder au pouvoir, comme tous les marchands d'illusions. Peut leur importe le prix du sang et sa couleur. Le désastre sera le même pour tous car qui sème la différence récolte la guerre civile. Et de ça nous n'en voulons pas. Nous voulons que nos enfants jouent ensemble dans les cours d'école, comme nous avons joués, enfants d'ouvriers français, d'espagnols réfugiés, de manouche des bords du Tarn, de petits commerçants juifs du centre-ville, de nord-africains... Unis sur les bancs de l'école laïque, nos genoux déchirés portaient la même couleur de l'éosine et nos espoirs convergeaient vers une vie meilleure que celle de nos parents. Soyons confiants, l'avenir est polychrome...

     

    Riton / Radio-Asso. Montauban.

     

     

     

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