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guerre de 39-45

  • Moi René Tardi prisonnier de guerre...

     

    Mis quelque part en concurrence avec les victimes de l'holocauste, les prisonnier de guerre parce qu'ils représentaient la défaite comme les requis du STO qu'on qualifiait souvent de travailleurs volontaires, ont souffert à leur libération d'un manque de reconnaissance. Même privés de gloire, ils n'en furent pas moins des victimes et parfois des héros. Le père du dessinateur Jacques Tardi, sous officier engagé dans les chars, après avoir vaillamment combattu sur le front s'est retrouvé prisonnier au stalag II B dans l'Allemagne du nord. Son fils, jusqu'ici plus connu pour son travail sur la guerre de 14-18, consacre à cette période de la vie de son père son dernier album publié chez Casterman. C'est ouvrage qui dépeint avec justesse et émotion ce que fut le calvaire de ces hommes dans la force de l'age payant le prix de la trahison des dirigeants de l'époque rend hommage à leur courage et donne une vision juste et précise de ce que fut leur quotidien pendant cinq années de captivité. La faim, le froid, le travail forcé, la débrouille mais aussi le refus de la soumission, la solidarité et l'amitié, mon père aussi l'a connu déporté du travail dans la Rhur. Cette plongée dans l'enfer ne quittera ses souvenirs, comme ceux du père de l'auteur qu'à leur disparition. C'est à nous leurs descendants de prolonger leur mémoire, histoire que nous n'ayons pas, ni nos enfants un jour à connaître un aussi tragique destin...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag II B » de Jacques Tardi aux éditions Casterman

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