Avertir le modérateur

et maintenant

  • Et maintenant...

     

     

     

     

     

    Etourdis et la gueule pleine de bois vous reprenez le chemin de votre aliénation quotidienne. Vos guiboles sont lourdes d'avoir tant piétiné, vous êtes aphones d'avoir tant crié, mais vous avez vécu un dimanche for-mi-dable !!! Ce matin votre patron est un peu plus souriant, madame pôle emploi vous tient la porte, rien ne sera plus comme avant... Mardi, votre patron est un peu moins souriant, madame pôle emploi vous fait la gueule, rien ne sera plus comme la veille... Mercredi, votre patron vous regarde de travers et madame pôle emploi est franchement revêche... Mais vous avez manifesté pour la liberté d'expression et ça va pas en rester là, vous allez traiter votre taulier de fumier d'exploiteur et madame pôle emploi de salope de planquée... Faut bien que tous ces morts servent à quelque chose... Merde !... Jeudi vous irez au taff la queue basse et vous demanderez à madame pôle emploi de bien vouloir avoir l'obligeance de ne pas vous radier, vous en oublierez même d'acheter la nouvelle mouture de Charlie-hebdo... La liberté d'expression, c'est pas quand on est des millions dans des grandes messes ou fusionnent opprimés et oppresseurs, flics et voyous, nantis et misérables, qu'elle se gagne, c'est tous les jours, surtout pas dans les moments et les lieux où le pouvoir nous dit de faire, ce n'est ni dans les manifs-spectacles ni lors des consultations électorales qu'on la conquiert mais dans sa misérable quotidienne, souvent seuls face à l'adversité...

     

    L'enthousiasme d'hier va retomber comme un soufflet, ne resteront que des promesses impossibles à tenir et un énorme sentiment de frustration qui entrainera une dépression abyssale. Traitez-moi de tous les noms, allez-y j'ai l'habitude. Néanmoins, je me permets de vous rappeler qu'une des dernières grandes manifestations de l'unité du peuple français eut lieu fin juillet 1914, il y a plus de cents ans, et que le lendemain on partait la fleur au fusil, pour une boucherie qui allait durer quatre longues années et faire bien plus de morts que vous tous hier réunis. Ceux qui prétendent que Paris ressemblait à celui de 44 semblent avoir oublié que le peuple de notre vieux pays avait en ces temps là à se faire pardonner sa servilité voire sa collaboration et que de tondre quelques filles perdues ne pouvait en rien le racheter... Jusqu'ici je pensais que nous étions revenus aux années 30 avec crise économique et reconstitution des ligues fascistes, aujourd'hui je crois que nous reculons encore et que, histoire de combler la vacuité de nos existences et succombant au sirènes de l'union sacrée, nous serions à nouveau capable d'accepter l'inacceptable : la guerre... Le capital de l'époque avait besoin déjà de s'ouvrir des marchés et surtout d'anéantir les velléités unitaires du monde du travail. Un conflit aujourd'hui serait universel et l'ennemi impossible à identifier, mais le capitalisme n'est-il pas devenu aussi une nébuleuse aux enjeux internationaux sur laquelle, humbles terriens nous n'avons aucune prise ? Je ne suis nullement un adepte de la théorie du complot, je m'interroge seulement, ce dont je suis sûr par contre c'est de la capacité des maîtres du monde à sacrifier la moitié de la population de la planète pour la satisfaction de leurs folles ambitions et la sauvegarde de leur pouvoir...

     

     

     

    Riton

     

     

     

    12 01 15

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu