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classe ouvrière

  • Les Ouvriers...

     

     

     

     

     

    On les reconnaissait à leurs bleus maculés de cambouis ou couverts de sciure. Ils étaient fiers de leur savoir-faire qu'ils savaient si bien transmettre. Ils étaient dignes face au patron irrespectueux qu'ils n'hésitaient pas à lâcher au milieu d'un chantier pour s'embaucher tout aussitôt dans une meilleure boite. Ils étaient solidaires d'un compagnon dans le malheur, savaient écorner leur maigre salaire pour l'aider ou user de la grève pour le défendre. Ils étaient accueillants pour les étrangers, leurs frères en salariat mais ne toléraient aucune trahison. Ils aimaient défiler poing levé le 1 er mai et faire la fête entre amis. Ils ne craignaient ni la mort ni le chômage... Voici l'image de l'ouvrier, de mon père, que je retrouve aujourd'hui dans le magnifique coffret de témoignages et documents mis en écrit et image par Xavier Vigna et publié par les éditions Les Arènes, cette classe ouvrière, dont on dit qu'elle n'existe plus dans ce monde où pourtant les inégalités sociales n'ont jamais été aussi criardes... Les prolos d'aujourd'hui ne portent plus de casquettes ni ne roulent en solex, ils sont pourtant toujours aussi affreusement opprimés, seuls le mythe de l'impuissance et la résignation les font se taire et subir. Un regard en arrière sur ce que furent la vie quotidienne et les luttes de ces femmes et de ces hommes leur serait bénéfique et pourrait provoquer en eux la honte et la conscience de leur lâcheté. Tout notre bien-être nous le leur devons, il est le fruit de leurs souffrances, de leur résistance et de leur joie dans la victoire...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « Les Ouvriers dans la France des usines et des ateliers » de Xavier Vigna aux éditions Les Arènes.

     

  • Les dix derniers jours...

     

    Entre le 26 Juillet et le 4 Août 1914, comment la classe ouvrière à Paris ou à Berlin, à l'image des partis et syndicats qui étaient sensés les représenter, a-t-elle pu basculer aussi vite du pacifisme vers un patriotisme délirant qui la conduisit à l'abattoir au seul bénéfice des patrons qui, comme disait Paul Valéry, « se connaissent et ne se battent pas ». Jean-Claude Lamoureux dans son livre publié aux éditions Les Nuits Rouges développe la chronologie de cette période en historien et en analyste. Des photos et des documents d'époque illustrent un texte concis et très abordable et en font un outil pédagogique fort intéressant, d'autant plus que comme dit l'auteur, nous sommes toujours, et peut-être encore plus avec les derniers événements internationaux que nous vivons, au 26 Juillet 1914... Décidément notre versatilité n'a d'égal que notre absence de mémoire...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Les dix derniers jours / 26 Juillet – 4 Août 1914 (Paris, Berlin, Bruxelles) Du refus de la guerre à l'exaltation patriotique. De Jean-Claude Lamoureux aux éditions Les Nuits Rouges.

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