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ceux qui veulent le pays pour tous

  • Communiqué de Ceux qui veulent le pays pour tous !

    APPEL A S’ENGAGER POUR UNE POLITIQUE DE PAIX

    1) La campagne électorale qui s’ouvre promet d’être la plus abjecte, la plus violente, la plus dangereuse de ces dernières années car elle est déjà porteuse d’encore plus de tensions et de propos guerriers que les précédentes, qui étaient déjà bien basses, méprisantes et violentes à l’encontre de nombreuses personnes du pays. Les propos proférés par tous les prétendants au poste de président et par leurs lieutenants, ne sont pas de simples mots ou de banales phrases démagogiques, ce sont de véritables propositions politiques de séparation des gens, de stigmatisation, de tensions permanentes. Toutes les questions deviennent affaire de police et de guerre, sont traitées dans la suspicion et la recherche de coupables, d’ennemis, et cela de manière de plus en plus brutale. Quiconque s’interroge ou refuse d’aborder les situations sous l’angle officiel des« valeurs de la république » qui ne sont en fait que les valeurs de l’Etat actuel ( et qui font consensus de tout le champ parlementaire de Mélenchon à Le Pen), devient ennemi national et suspect des pires abominations.

    Les élections de 2017 se préparent sous le signe d’un acharnement général du gouvernement et des partis pour que tout soit pensé à partir des tensions, pour la guerre entre les gens et contre des gens. Il s’agit d’organiser l’acceptation généralisée de la guerre sans fin comme seule possibilité pour le pays, et cela à l’extérieur comme à l’intérieur

    2) Il est pourtant possible de faire face , de ne pas laisser tout l’espace aux propos criminels et violents qui se dégagent dès maintenant contre des pans entiers de la population de France, de passer de l’impuissance à une certaine puissance, comprise comme capacité à faire. Il s’agit à minima de contenir ces propos, et si possible, de les faire reculer : c’est le sens de cet Appel.

    Y faire face demande dans la période qui s’ouvre de ne pas participer aux élections : il ne s’agit pas simplement de ne pas voter, ce qui n’a jamais ouvert à une puissance et une capacité des gens, mais de mettre en œuvre dès maintenant un travail qui porte dans la réalité des situations que nous vivons, ou que nous décidons de rencontrer, les questions centrales d’aujourd’hui :

    • la question du droit des gens, des droits pour tous,

    • la question du respect de chacun, de sa vie,

    • la possibilité de l’entente entre des gens différents, c’est ce qui permet à un pays d’exister pour les gens eux-mêmes, pour la population qui fait ce pays, pour que les choses progressent pour tout le monde.

    • l’urgence de se prononcer, de manière visible, contre les interventions françaises à l’étranger, interventions qui ne font qu’aggraver le chaos, les tensions, la misère (voir la Libye et les bombardements actuels en Irak et Syrie) tout en refusant d’en assumer les conséquences pour les habitants des pays détruits, en particulier les réfugiés.

    Les élections organisent l’impuissance et l’acceptation des pires politiques étatiques !

    Ouvrir à une politique de paix et d’entente entre les gens, c’est trouver le chemin d’une puissance des gens, à distance de l’état et de ses propositions guerrières !

    3) Se lancer dans ce travail c’est aussi s’ouvrir la possibilité de ne pas se retrouver en fin de campagne électorale coincé à choisir entre « Hollande le modéré » (ou un de son parti) « Sarkozy le brutal » (ou un de son parti) et « Le Pen, la liberticide ». Quand on voit la modération de Hollande, il y a de quoi s’inquiéter : il n’y a jamais eu autant de guerres à l’extérieur, autant de refus d’accueillir les réfugiés qui fuient ces guerres et la misère qu’elles créent ; autant de lois en France qui enlèvent autant de droits aux gens ! Tous ces candidats ont en commun la même politique de tensions et de guerres, la même volonté de séparer la population à partir de critères raciaux, religieux, d’origines, de lieux d’habitations... en bref, tout ce qui peut permettre de cibler tel ou tel groupe d’habitants, afin de mieux asservir l’ensemble de la population aux décisions de l’Etat, du gouvernement quel qu’il soit.

    4) Suite aux meurtres de masse en France, la propagande engagée vise à faire accepter la notion de guerre intérieure comme nécessaire et juste . Les guerres extérieures, avec leur lot de désolation et dévastation n’étant pas aujourd’hui contestées ouvertement, et même parfois soutenues par de nombreuses personnes, il s’agit pour l’état de généraliser, à l’intérieur, cette politique. C’est le sens des dernières déclarations de Hollande et Valls. Il ne s’agit pas là d’un appel à la guerre civile où des combats de rue se déploient, mettant en action des factions de la population les unes contre les autres, mais de la légitimité pour l’état, du droit pour le gouvernement en poste, de cibler telle ou telle partie de la population, et de la désigner comme ennemie intérieure   ; les pires lois étant alors adoptées et s’auto-justifiant, des pouvoirs extravagants étant donnés à la police et à la gendarmerie sous couvert administratif.

    5) Aujourd’hui, les élections ne nous parlent que de l’Etat, les partis ne nous parlent que d’eux-mêmes et de leur volonté de guerre. Notre proposition c’est de parler et de prendre position pour le Pays France, c’est à dire pour les gens qui le font, qui l’habitent, qui lui donnent une âme. C’est bien autre chose que la politique centrée autour des sinistres intérêts d’Etat et de puissants.

    Nous appelons tous ceux qui veulent y travailler à se rassembler, se rencontrer, échanger et agir dans ce sens.

    Nous proposerons prochainement une date pour une première rencontre début octobre. Nous pouvons déjà prendre contact pour en débattre et la préparer.



  • Communiqué

    Le mot « musulman » ne convient pas pour parler des assassins du 13 novembre, ni pour ceux de Janvier à Paris, ni pour désigner les militants de DAECH. Que ces gens-là agissent sous le prétexte de la religion ne doit pas masquer leur réalité : ce sont des assassins de masse, porteurs de politiques criminelles, point. Rien ne justifie de faire porter leurs actes à d’autres gens qu’eux-mêmes.

    Le mot « musulman » ne convient pas pour désigner les commanditaires de ces meurtres : le projet des dirigeants de DAECH est ouvertement un projet politique : occuper un territoire, y créer un état, rallier des citoyens. En se présentant comme l’état de tous les musulmans du monde, et en les invitant à le rejoindre, DAECH imite l’état d’Israel, qui se présente comme l’état de tous les juifs du monde. La conséquence d’une telle politique, c’est la création, dans tous les pays, de catégories nouvelles d’habitants, sur la base religieuse : on parle maintenant des « Juifs de France », des « Musulmans de France » et non plus des français juifs ou des français musulmans. Dans cette façon de parler, on fait passer la religion avant la nationalité, on fait comme si la religion de la personne était la base de son appartenance au pays. C’est très grave. En parlant ainsi, on cautionne la logique identitaire chère aux politiques de guerre, on justifie le « nous » et « eux ». Il faut aussi casser la propagande, rappeler le réel : les dirigeants de l’auto-proclamé « état islamique », (qui sont aussi les plus grands assassins de musulmans au monde aujourd’hui), n’ont aucune solution à la ségrégation subie par les jeunes et les habitants des quartiers populaires. Au contraire, par leurs attentats, leurs crimes de masse commis au nom de l’ensemble des musulmans, ils cherchent à isoler définitivement la population musulmane du pays, à les couper du reste de la population : ils en font des ennemis intérieurs, dont il faut se méfier, avec qui il serait impossible de vivre. De ce point de vue-là, l’état français est d’accord avec DAECH pour faire des « musulmans » des étrangers au pays, des « double-nationaux. » La volonté du gouvernement de faire passer la déchéance de nationalité pour les présumés terroristes nés en France est significative : pour eux, des français de naissance s’ils sont musulmans, sont des français sous-condition.

    Pour les musulmans eux-mêmes, face à cette méfiance généralisée, il y a la tentation du repli identitaire, de l’entre-soi communautaire, qui renforce le processus. C’est ce processus-là qu’il faut casser !

    En vérité, « musulman », c’est la nouvelle façon qu’ont trouvée les politiques et les média pour désigner les habitants des quartiers populaires arabes et noirs et les présenter comme des gens dangereux, à surveiller et encadrer, des ennemis intérieurs, des « faux » français. Le mot « musulman » employé comme un mot politique permet au gouvernement de développer une politique terrible contre une grande partie des habitants du pays : en proposant que l’état d’urgence soit inscrit dans la constitution, il se construit petit à petit comme un état en guerre permanente contre son propre peuple. On en est même à envisager d’enfermer des gens à titre préventif ! Dans cette logique, la tâche principale de l’état, ce n’est plus d’assurer un minimum de bien-être à l’ensemble de la population, en traitant les problèmes du chômage, de la misère, des inégalités, etc... mais seulement d’éviter les actes terroristes. En cela, on peut dire que Daech est une bonne aubaine pour l’état français : il lui permet d’asseoir son pouvoir contre les gens, de justifer sa politique de guerre intérieure contre les jeunes et les habitants des quartiers populaires.

    Le mot « musulmans » employé par les partis et le gouvernement est un mot pour une politique de guerre, surtout quand ils y ajoutent jeunes et « djihad ». Mot qui justifie la guerre à l’intérieur et à l’extérieur. Pour nous, c’est un mot qu’on ne connait pas dans le champ de la politique : la croyance religieuse, si nous en avons une, nous la vivons pour nous mêmes.

    La question aujourdh’ui n’est pas de défendre une religion, mais de défendre les gens, de défendre une idée de la France comme pays de tous ceux qui l’habitent, sans distinction d’origine, de religion, de statut, un pays où tous les habitants sont comptés, respéctés et ont les mêmes droits.

    Cela passe aussi par faire attention aux mots qu’on emploie, par refuser les mots de l’état, et inventer nos propres mots pour nous désigner et désigner les autres.

    Extrait du site « Ceux qui veulent le pays pour tous » de Toulouse Janvier 2016

     

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