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  • Généalogie des villes d'Algérie...

    L'Algérie ne s’est pas faite en un jour ! Les villes algériennes ont connu tout au long de l’histoire des appellations différentes depuis l’écriture libyque et le « libyco-berbère » et leurs contacts avec le punique, le grec, le latin, l’arabe, l’espagnol, le turc, le français ; langues de tous les conquérants et occupants de cet espace géographique devenue Algérie. Dans cette société de synthèse, les noms propres de lieux se sont construits en strate suivant différentes couches historiques, dans une continuité parfois, mais aussi dans l’assimilation et l’interpénétration de tous les apports étrangers.

    L’ouvrage présente ainsi un triple intérêt : géographique, historique et linguistique. Six générations de villes se sont succédées depuis l’Antiquité : berbères, phéniciennes et carthaginoises, romaines et byzantines, arabes et ottomanes, françaises avant les renominations et les villes-nouvelles d’après 1962. C’est à un véritable voyage à travers l’histoire que l’auteure invite en rappelant sans cesse les racines berbères, arabes, turques, puniques, françaises ou encore grecques des différents lieux rencontrés. Ce livre ravira tous les passionnés de la longue histoire de l’Algérie.

    "Généalogie des villes d'Algérie. Voyage au coeur des civilisations" de Leila Latreche, préface de Denis Bauchard aux éditions Riveneuve.

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

     

     
     

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  • Algérie...

    Aux portes de l'Europe se déploie un monde arabe et musulman en pleine mutation depuis 2011, l'année des « printemps arabes ». Cet ouvrage invite à une (re)découverte de l'Algérie à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture.

    L'Algérie, plus grand pays d'Afrique, est un acteur politique et économique central du Maghreb et du bassin méditerranéen. Issu d'une riche histoire mélangeant un fond berbère encore vivace et des influences punique, latine, arabe et française, le pays est libre depuis 1962, à l'issue d'une longue guerre contre la France. Mais la mainmise des militaires sur la politique algérienne a anéanti les espoirs suscités par l'indépendance. Traumatisée par une ouverture démocratique avortée en 1992 et par la décennie de guerre civile qui s’en est suivie, l’Algérie a observé avec défiance les tumultes du « Printemps arabe » chez ses voisins. Dans un environnement régional et international incertain, le régime joue plus que jamais la carte de la sécurité et de la stabilité, en achetant la paix sociale par une redistribution clientélaire du revenu des hydrocarbures, fragile équilibre remis en cause par l’effondrement des cours du pétrole depuis 2014.
     
    L'auteur Massensen Cherbi est diplomé en droit et en histoire. Son ouvragev est publié par les éditions De Boeck supérieur, sous la direction du spécialiste en islamologie Matthieu Guidère.
     
    Communiqué de presse de l'éditeur.

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  • Algérie 1954 - 1965...

     

     

    C'est entre autres par les écrits de Daniel Guérin que les gens de ma génération soixante-huitarde ont découvert l'anarchisme autrement qu'à travers les poncifs scolaires et les contre vérités propagées par les tenants de l'autoritarisme prétendument révolutionnaire. Ce militant impliqué dans toutes les causes émancipatrices du 20 éme siècle fut aussi un ardent anticolonialiste et son combat pour l'indépendance algérienne est aujourd'hui décrit dans un ouvrage réédité par les Amis de Spartacus et préfacé par Mohammed Harbi qui fut son compagnon de lutte. Lucide et visionnaire, Guerin nous rend compte des événements, les analyse au travers du prisme libertaire et annonce les dérives bureaucratiques qui secoueront l'Algérie jusqu'à nos jours. A lire et à méditer sans modération...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Algérie 1954 – 1965 / Un combat anticolonialiste » de Daniel Guérin aux Amis de Spartacus

  • Une terrasse en Algérie...

     

     

    L'anisette était fraîche à la terrasse de l'Excelsior de Philippeville à la fin des années 50. Les européens s'y retrouvaient pour oublier la guerre si proche et faire comme si...

    Jean-Louis Comolli est un de ces jeunes descendants de colons, insouciant comme on l'est à quinze ans, plus tenté par la baignade à Stora et les filles que par le drame qui se jouait dans sa ville. Après une carrière dans le cinéma, et face à la maladie de son épouse qui altère sa mémoire, il se penche dans ses souvenirs et les réunit dans un livre publié par les éditions Verdier.

    Comme pour de nombreux acteurs de cette tragédie : pieds-noirs, soldats du contingent ou militants indépendantistes, il aura fallu plus de cinquante ans pour que les douleurs s'apaisent et que la Raison se substitue peu à peu à l'hystérie que provoqua ce conflit fratricide.

    Malgré les appels de Camus, la volonté des libéraux, l'engagement de Jacques de Bollardière et de quelques militaires fidèles aux valeurs humanistes, les manifestations pacifistes et les soutiens aux légitimes revendications des populations colonisées, il était trop tard. L'histoire avait débuté en 1830 dans la violence des enfumades, s'était perpétuée par les crises de 1945 et 55, finissait dans la barbarie. Les leçons n'avaient été retenues, pourtant le Monde avait changé...

    Le temps de l'Algérie française est définitivement révolu et, n'en déplaise à une pincée de nostalgériques, c'est tant mieux. La libération de la parole des acteurs de l'époque, l'honnêteté de leurs témoignages, ne peuvent être que bénéfiques pour les relations humaines entre les deux rives de la Méditerranée et exemplaires pour les générations futures...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Une terrasse en Algérie » de Jean-Louis Comolli aux éditions Verdier

  • Je voulais leur dire mon amour...

     

     

    Jean-Noël Pancrazi est né en Algérie. Il a quitté son pays natal dans la tourmente de l'exil en 1962. Depuis il s'était refusé à y retourner, jusqu'à aujourd'hui où une opportunité lui est offerte d'être membre du jury dans le cadre du festival de cinéma d'Annaba,

    Malgré ses appréhensions, la manifestation culturelle se déroule dans un climat serein et des contacts se nouent, des amitiés se créent. L'occasion est trop belle pour ne pas pousser l'aventure jusqu'à retourner dans sa ville natale plus au sud, y rechercher quelques souvenirs...

    Mais c'est, hélas, oublier facilement le système bureaucratique qui tient sous sa coupe le peuple algérien depuis l'indépendance, et qui, au nom de la sacro-sainte « sécurité », verrouille toute initiative individuelle, contrôle et entrave les liens directs qui pourraient s'établir. Pourtant que peut-on rêver de mieux que la rencontre entre les enfants de ce même pays, qui y ont grandi sous le même soleil maintenant que les différences sociales n'existent plus, que le temps a assoupi la haine, que la guerre est finie depuis plus de cinquante ans...

    Viendra-t-il un jour le temps de la Paix ?...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Je voulais leur dire mon amour » de Jean-Noël Pancrazi aux éditions Gallimard

  • L'Algérie et la France, deux siècles d'histoire croisée...

     

     

    Sur fond de violences, d'injustice set de fantasmes racialistes, l'Algérie fut une pièce du roman national français – les « occasions manquées » y furent un mythe. De 1830 à 1962, régna la loi des armes, jusqu'à la guerre d'indépendance, qui fut in fine conclue par le politique – les accords d'Evian.

    Mais l'Algérie des XIX ° et XX° siècles a pour fond des récurrences culturelles à ancrages méditerranéens, et, sur le temps long, la marginalisation de la Méditerranée au XVI° siècle.

    Il y eut – pour le pire, voire le meilleur – un entrelacement algéro-français, le nationalisme algérien eut pour creuset originel les Algériens émigrés en France, et, face au système colonial, le refuge dans l'islamo-arabité. Entre la France et le Shäm (proche Orient), il y eut un torticolis identitaire. Et le militaire forgea l'actuel système de pouvoir algérien.

    Appelons de nos voeux la réalisation d'un manuel d'histoire franco-algérien, réalisé par des historiens algériens et français.

     

    L'auteur Gilbert Meynier a publié son livre aux éditions L'Harmattan collection la bibliothèque de l'iReMMO.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Vie d'une Pied-noir avec un Indigène...

     

     

    Dans un seul ouvrage, deux vies nous sont contées. Celle de Gisèle Nottelet qui connut une jeunesse active parmi ces Pieds-noirs prolétaires qui peuplaient l'Algérie coloniale et servaient de classe intermédiaire entre les gros colons et les « indigènes » tenus comme quantité négligeable, et celle de Gisèle Nottelet à la toute fin de son parcours, aux prises avec une bureaucratie médicale impitoyable qui lui refusa le droit de mourir dans la dignité.

    Comment faire le deuil d'une mère partie dans une souffrance inutile ? Se battre bien sûr contre ceux qui en sont responsables, mais aussi rappeler qui fut cette femme : institutrice émérite, compagne de Salah-Henri Ould Aoudia assassiné par les commandos delta de l'OAS quelques jours avant le cessez-le-feu et qu'elle épousa contre le gré de sa famille, militante pour la justice et la fraternité incarnées un peu trop tard hélas par les Centres Sociaux et qui auraient pu épargner à ce pays les malheurs d'une guerre.

    Ce livre, instructif et émouvant, écrit par Jean-Philippe Nottelet-Ould Aoudia, est publié par les éditions Tirésias-Michel Reynaud.

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

  • Instituteur dans l'Oranais...

     

     

    « Même avec un fusil, c'est un beau pays, l'Algérie... » chantait Serge Lama. Stanislas Swietek a connu deux époques. Celle où, comme officier appelé il accomplit son temps dans l'Ouarsenis puis celle de sa coopération dans l'Algérie indépendante naissante. Ce fils de mineur polonais du Pas de Calais, certainement de par ses origines ouvrières, n'a rien d'un sabreur et, délaissant les combats et leur gloire, il préfère se consacrer à l'enseignement qui est par ailleurs son métier et sa vocation.

    Durant sa période militaire, il avait été amené à approcher les horreurs de ce conflit sans nom, la torture, les « corvées de bois », la misère des indigènes, le mépris des colons. Il rencontrera aussi l'amour avec Colette, jeune PFAT qui se consacre elle aussi à soigner au mieux les plus déshérités. Ils découvriront ensemble le dénuement et la précarité de ces Français pas tout à fait à part entière vivants dans des conditions déplorables. Devenu responsable d'un secteur scolaire, Stanislas va former des instructeurs qui à leur tour apporteront la connaissance à leurs élèves.

    Dans un livre édité chez L'Harmattan, Stanislas Swietek détaille de façon précise et agréable son parcours d'enseignant dans ce pays nouveau et plein d'espérances, sa vie quotidienne, ses relations avec ses élèves, leurs parents, l'administration encore hésitante mais généralement bienveillante à l'égard de ces « Roumis » qui ont choisi de s'y investir, sans grandes contreparties financières, mais avec une foi incommensurable. Cette région, L'Oranie, il l'affectionne particulièrement pour y consacrer sa vie pendant près de dix ans. Pourtant dès 1965, gagnés par l'appel du pouvoir les nouveaux dirigeants algériens mettent en place une politique bureaucratique qui rend plus difficile le travail des coopérants. Ceux-ci peinent à accomplir leurs missions et progressivement quittent le territoire. La famille Swietek retrouvera le sud-ouest natal de Colette et Stanislas y poursuivra sa carrière.

    En 2008, suite au décès de son épouse et quarante ans et deux mois après en être parti, Stanislas retournera sur les traces de sa jeunesse militante d'enseignant pour de chaleureuses retrouvailles avec ses amis et disciples d'autrefois. Son retour au bled coïncide à peu près à mon premier voyage en Algérie et je partage son appréciation des paysages et des gens. J'aime la « harira », la nuit oranaise, les plages de la Salamandre ou des Sablettes, la couleur de la mer à Kristel, l'accueil du « Montazah » et je ne puis qu'inciter les amis, encore un peu timorés, à venir y goûter...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Instituteur dans l'Oranais, une passion algérienne 1959-1968 » de Stanislas Swietek aux éditions L'Harmattan collection Graveurs de Mémoire.

     

     

  • Mes indépendances...

     

     

    Kamel Daoud est un sacré bonhomme, comme je les aime. C'est une plume et aussi un journaliste hors pair. Sur le net et parfois lorsqu'il m'arrive de me trouver sur l'autre rive de la Méditerranée, je me régale à parcourir ses chroniques dans le Quotidien d'Oran. Avec élégance et précision il décrit son pays et le monde. Avec courage il égratigne le sacré, la religion et l'état, bénéficiant ainsi de fatwas et de menaces émanant autant du sabre que du goupillon islamique. Avec clairvoyance il dresse le portrait d'un peuple à l'abandon et d'un pouvoir corrompu. Avec générosité il instille l'espoir dans l'avenir.

    Lassé des attaques menées par tous le empêcheurs de jouir librement et l'incompréhension de ses semblables, le « chroniqueur » comme il lui plait de se définir, veut quitter le journalisme pour se consacrer à l'écriture, dans laquelle il excelle par ailleurs. Ce serait une bénédiction pour la littérature, mais bien regrettable pour l'expression libre...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Mes indépendances / Chroniques 2010-2016 » de Kamel Daoud aux éditions Actes Sud.

    Son roman « Meursault, contre enquête » a reçu le prix Goncourt du premier roman en 2015.

     

  • Si Bouaziz Bengana...

     

     

    C'est l'histoire d'une famille mais aussi celle d'un peuple que Férial Furon nous invite à découvrir dans son livre paru récemment chez Riveneuve Editions. Son arrière grand-père, Si Bouaziz Bengana fut le dernier Cheikh El Arab, seigneur de la région de Biskra, les Ziban. Sa généalogie remonte aux origines de l'Islam mais c'est plus particulièrement la période qui suit la fin de la régence ottomane d'Algérie et la conquête par la France qui conduisent le fil de cet ouvrage. On y découvre une réalité souvent méconnue des conflits qui se déroulèrent dans le sud constantinois entre résistants à l'invasion coloniale mais aussi entre tribus qui se combattirent mutuellement et sans pitié selon les allégeances du moment et au grand bénéfice de l'envahisseur qui sut habilement utiliser les rivalités entre indigène pour assoir son pouvoir. Ces mêmes « alliés » qu'il abandonnera et anéantira lorsqu'il sentira la résistance se radicaliser notamment après les massacres de 1945. Le sentiment national algérien commençait à dépasser alors les clivages entre clans et dégageait le chemin vers l'indépendance.

    L'auteure, descendante de cette illustre famille semble très attachée sentimentalement à ces ancêtres, néanmoins son analyse et surtout ses positions et engagements dans la société française depuis ses dix-huit ans, nous rassurent sur le possible et nous incite à maintenir une indispensable et fraternelle entente avec l'autre rive de la Méditerranée...

     

    Henri Cazales / Radio. Asso.

     

    « Si Bouaziz Bengana desrnier roi des Ziban » de Ferial Furon chez Riveneuve éditions.

     

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