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  • Mes indépendances...

     

     

    Kamel Daoud est un sacré bonhomme, comme je les aime. C'est une plume et aussi un journaliste hors pair. Sur le net et parfois lorsqu'il m'arrive de me trouver sur l'autre rive de la Méditerranée, je me régale à parcourir ses chroniques dans le Quotidien d'Oran. Avec élégance et précision il décrit son pays et le monde. Avec courage il égratigne le sacré, la religion et l'état, bénéficiant ainsi de fatwas et de menaces émanant autant du sabre que du goupillon islamique. Avec clairvoyance il dresse le portrait d'un peuple à l'abandon et d'un pouvoir corrompu. Avec générosité il instille l'espoir dans l'avenir.

    Lassé des attaques menées par tous le empêcheurs de jouir librement et l'incompréhension de ses semblables, le « chroniqueur » comme il lui plait de se définir, veut quitter le journalisme pour se consacrer à l'écriture, dans laquelle il excelle par ailleurs. Ce serait une bénédiction pour la littérature, mais bien regrettable pour l'expression libre...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Mes indépendances / Chroniques 2010-2016 » de Kamel Daoud aux éditions Actes Sud.

    Son roman « Meursault, contre enquête » a reçu le prix Goncourt du premier roman en 2015.

     

  • De nos frères blessés...

     

     

    Ce 11 février 1957, à 5 h 10 du matin dans la cour de la prison de Barberousse à Alger, la tête de Fernand Iveton tombait dans la panière de la sinistre machine de mort. Le crime de ce courageux militant communiste était d'avoir placé une bombe de faible capacité dans un local inoccupé de l'usine où il travaillait, en dehors des heures de toute présence humaine, un acte purement symbolique en vue d'éveiller les consciences sur la réalité d'une guerre coloniale qui en refusait le nom. Malgré cela, il fut condamné à mort par le tribunal militaire d'Alger et exécuté. Il fut le seul européen guillotiné de toute la guerre d'Algérie, contrairement à ses frères de combat « indigènes » qui tombèrent en nombre. La raison d'état s'était appliqué dans toute sa rigueur et il rejoignit dans la mort son compagnon et ami de jeunesse, l'aspirant Henri Maillot, soldat français exécuté froidement par d'autre soldats français pour avoir fait le choix de se battre pour son pays, cette Algérie que tous deux voulait libre et fraternelle. La grâce lui fut refusé par le président René Coty, sur les conseils avisés d'un certain François Mitterrand, qui plus tard accédera à la magistrature suprême avec l'apport des communistes, oublieux de leurs martyrs, en échange de quelques éphémères postes ministériels, et comble d'ironie macabre, il fera abolir la peine de mort...

     

    Joseph Andras est un jeune auteur (Il est né en 1984). Cet ouvrage documenté et émouvant qui retrace les derniers jours de Fernand Iveton est son premier livre, il est publié par les éditions Actes Sud. Nous ne doutons pas un instant que sa carrière littéraire ne fait que commencer...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « De nos frères blessés » de Joseph Andras aux éditions Actes Sud.

     

  • Meursault, contre enquête...

     

     

    Il est le frère de »l'Arabe » tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du XX ème siècle. Soixante dix ans après les faits, Haroun qui depuis l'enfance a vécu dans l'ombre et le souvenir de l'absent, ne se résigne pas à laisser celui-ci dans l'anonymat : il redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage trop ensoleillée.

    Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration. Soir après soir, dans un bar d'Oran, il rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d'un dieu, son désarroi face à un pays qui l'a déçu. Etranger parmi les siens, il voudrait mourir enfin...

    Hommage en forme de contrepoint rendu à »L'Etranger » de Camus, Meursault, contre enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l'identité. En appliquant cette réflexion à l'Algérie contemporaine, Kamel Daoud , connu pou ses articles polémiques, choisit cette fois la littérature pour traduire la complexité des héritages qui conditionnent le présent.

     

    Né en 1970 à Mostaganem, Kamel Daoud est journaliste au Quotidien d'Oran où il vit.

    Le livre est publié par les éditions Actes Sud.

     

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

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