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Radio Association - Page 4

  • Ma vie de brigand...

    Carmine Crocco, né dans une famille de petits paysans du Midi de l'Italie, devint entre 1861 et 1864, le « général des brigands » du Mezzogiorno. S'opposant aux forces libérales engagées dans l'unité du pays sans jamais abandonner ses activités de brigandage, il sema le feu et la désolation avant de se constituer prisonnier. Condamné à la perpétuité, il écrivit son autobiographie depuis sa cellule du bagne.

    Ces pages, retraçant selon lui, la voie du crime, dépeignent un homme issu d'une terre déshéritée, porté par une rage et une ambition gigantesque. Tour à tour matois, sincère, séduisant, cynique ou repoussant, Carmine Crocco se livre à l'édification d'un étrange autoportrait, méditatif ou arrogant, pour planter au bout du compte la figure protéiforme d'un homme de peu en quête de grandiose.

    Que le « rezzorgimiento » ait été une oeuvre d'unification ou la conquête du Sud par le Nord, l'Italie vacille encore aujourd'ui au souvenir de ces jours terribles, dont Crocco cristallise toutes les contradictions.

     

    Ce livre a été traduit de l'italien par Laura Brignon, la préface est de Pierre-Yves Manchon et il est publié par les éditions Anarchasis.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

     

  • De la fabrication des fantômes...

     

     

     

    Aujourd'hui, il est le roi de la fête. Il a cent ans. Sous ses yeux fatigués s'agite sa descendance. Tous des étrangers. Sauf Lucie, belle, insolente, une lueur de cruauté dans le regard. Elle n'a jamais eu peur de lui. Elle connait pourtant la terreur qu'il inspire, cette histoire d'ogre, de passe-muraille, de chats mangés vifs.

    Mais il faut qu'elle sache. Alors elle le traine sur les lieux du drame, survenu trente-sept ans plus tôt. Ce sera son cadeau d'anniversaire.

    Dans la petite pièce poussièreuse, face au mur couvert de mots épars écrits au crayon gris, les fantômes vont prendre corps.

    Franck Manuel invente peut-être ici un registre littéraire inédit : le terrible magique.

    Livre publié par les éditions Anarchasis.

     

    L'auteur sera ce soir Jeudi 24 novembre à la librairie La Femme renard fg Lacapelle à Montauban où il présentera son livre dans le cadre des Lettres d'automne.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Quel pain voulons-nous ?...

     

     

    Le pain quotidien, gagné à la sueur du front du travailleur, le pain blanc que l'on mange sans forcement l'apprécier, celui dont la symbolique est si prégnante dans nos cultures, ce produit alimentaire basique pourtant si méconnu, Marie Astier journaliste au site en ligne Reporterre nous le fait découvrir au travers d'un parcours éducatif et gastronomique, dans un livre publié aux éditions du Seuil. Elle nous présente les dessous de la fabrication de la baguette, depuis la culture des céréales jusqu'à sa présentation en vitrine, en passant par la meunerie et les divers épisodes de sa réalisation, sans omettre bien sûr de dénoncer les mécanismes de profit souvent juteux pour les gros intermédiaires et industriels de la bouffe standardisée.

    Heureusement il existe encore des boulangers « honnêtes », qui aiment leur métier, et même si parfois leur situation économique n'est pas des plus enviables, il conservent un savoir-faire irremplaçable et … la confiance de leurs clients.

    Heureusement des individus sensibles à la question de l'alimentation saine se mobilisent pour mettre en place, avec des moyens artisanaux réduits, des réseaux qui réunissent de façon autonome des producteurs et des consommateurs, recréent des conditions ancestrales de fabrication, assurent une distribution militante et continuent de proposer un vrai bon pain, cette denrée qui durant l'histoire a tant manqué aux classes défavorisées, et qui pourrait si nous n'y prenons garde nous faire à nouveau cruellement défaut...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Quel pain voulons-nous ? » de Marie Astier aux éditions du Seuil en partenariat avec Reporterre.

     

  • Eugène Varlin, internationaliste et communard...

     

     

     

    Eugène Varlin est reconnu pour son implication dans la Commune de Paris, il l'est nettement moins pour son action dans le mouvement ouvrier international, dès son plus jeune age et tout au cours de sa courte existence. Grâce au livre de Michel Cordillot publié aux éditions Spartacus, cette lacune est aujourd'hui comblée. Ce jeune révolutionnaire reconnu pour sa probité, sa force de travail et son pragmatisme laisse la trace d'un penseur et d'un organisateur hoirs pair. Ouvrier relieur, il est toujours demeuré fidèle à sa classe sociale et a refusé de se compromettre dans les mécanismes de pouvoir où de nombreux militants du moment ont sombré sans beaucoup de scrupules. Sa fidélité à la cause du peuple insurgé, son refus des compromissions, sa vision d'une unification internationale des classes ouvrières, sa mort à 32 ans fusillé par les valets de la bourgeoisie versaillaise, font sans aucun doute de lui une référence historique pour tous ceux qui croient encore au combat universel du prolétariat. Aujourd'hui pourtant, alors que le populisme le plus abject, le repli identitaire, la peur de l'autre, le rétablissement progressif des frontières, semblent devenir la norme, que reste-t-il de l'oeuvre de Varlin et de ses frères et soeurs de combats de l'A.I.T. ?... Peu de choses certainement, mais ça fait tellement de bien de se rappeler qu'un idéal de justice et de solidarité a existé...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Eugène Varlin, internationaliste et communard » de Michel Cordillot aux éditions Spartacus.

     

  • Communiqué 4 ACG

    Charte de la fraternisation entre les peuples français et algérien

    « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » (Article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948)

    Convaincus :

    • que la fraternité universelle devrait régir les relations entre les êtres humains quelles que soient leurs origines et leurs croyances ;
    • qu’il importe en conséquence de renforcer la fraternisation entre les deux rives de la Méditerranée ;
    • que si la réconciliation relève de la compétence des Etats, la fraternisation relève de celle de la société civile.

    Rappelant :

    • que même si les heures sombres de notre histoire commune appartiennent au passé, la connaissance du fait colonial doit être recherchée, préservée et enrichie au nom du devoir de mémoire et du droit à l’Histoire, pour faire obstacle aux thèses révisionnistes et négationnistes.
    • qu’en l’espèce, tout en veillant strictement à ne pas mettre sur le même plan l’oppresseur et l’opprimé, l’impartialité invite à la reconnaissance, par nos deux peuples, des violations graves des Droits de l’Homme commises au cours de cette période douloureuse, que soient reconnues et honorées les mémoires des victimes de tous les massacres collectifs, les exactions subies par les populations civiles quelles qu’elles soient, du 8 mai 1945 à juillet 1962.
    • qu’enfin l’ouverture des archives par la France et l’Algérie et leur libre accès aux historiens des deux pays puissent permettre une connaissance partagée de la vérité et ouvrir la voie à l’apaisement nécessaire.

    Constatant :

    • que les couples mixtes en constante augmentation, contribuent à renforcer les liens entre nos deux pays et permettent un enrichissement culturel réciproque.
    • que la volonté de fraternisation a conduit certains Anciens Appelés à verser leur « pension du combattant » pour financer des opérations de développement en Algérie ; à éditer le livre Guerre d’Algérie, Guerre d’indépendance. Paroles d’humanité (L’Harmattan) ; à organiser plusieurs voyages en Algérie pour échanger, goûter à l’amitié, fraterniser ; à témoigner dans les établissements scolaires ; à projeter le film « Retour en Algérie ».

    En conséquence :
    L’Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4acg), association laïque, indépendante de toute institution politique, philosophique ou religieuse, résolument engagée en faveur du dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, approuve la présente Charte.
    Elle invite d’autres associations et institutions à la rejoindre sur ce texte ou dans ses intentions afin de concourir à renforcer le lien de fraternité entre les peuples algérien et français.

     

  • Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme

    Communiqué de la LDH

    Paris, le 3 novembre 2016

    Toussaint 2016 : retour du fichier des « gens honnêtes » ?

    Avec la création du fichier baptisé « titres électroniques sécurisés » (TES), le gouvernement prétend faciliter l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité et permettre l’authentification des demandeurs. Il entend également limiter la falsification de ces documents.

    Aussi louables que sont de tels objectifs, ceux-ci ne sauraient occulter l’extrême dangerosité d’une base de données qui va centraliser des informations personnelles et biométriques sur la quasi-totalité de la population française, s’inspirant ainsi d’un projet proposé par le précédent gouvernement et partiellement censuré par le Conseil constitutionnel. A cette époque, l’actuel garde des Sceaux avait qualifié un tel projet « de bombe à retardement ».

    Le gouvernement, chevauchant une loi qu’il avait décriée et s’exemptant d’un débat au Parlement, s’est contenté de faire paraître, en catimini, un décret pour créer ce fichier unique d’une taille inégalée et malgré les nombreuses réserves de la Cnil.

    La LDH dénonce avec force la mise en place d’un outil qui d’ores et déjà est consultable par une multitude de services et qui sera exposé à toutes sortes de piratages. Par ailleurs, ce fichier ne présente aucune garantie quant à d’éventuelles évolutions, tout cela sans possibilité de recours de la part des citoyen-ne-s et sans aucun contrôle d’une instance indépendante. Ce gouvernement poursuit ainsi son choix d’une surveillance de masse et fait preuve de la plus grande irresponsabilité.

    La LDH continuera à informer les citoyen-ne-s sur les dangers de cette base de données qui met en danger la protection de la vie privée et le respect des libertés individuelles.

     

    Notes

    [1] Le titre de cet article est inspiré d’un extrait du chapitre 2 de 1984 de George Orwell : « Another year, two years, and they would be watching her night and day for symptoms of unorthodoxy. »

     

  • Jours tranquilles à Alger...

     

     

     

    L'Algérie est un pays de paradoxes. Un peuple courageux qui fut capable de vaincre une puissance coloniale mieux armée et qui aujourd'hui semble résigné face à un pouvoir chancelant, un pays aux ressources naturelles extraordinaires et qui dépend presque exclusivement des importations étrangères, une population majoritairement jeune dirigée par des vieillards impotents, des sites touristiques de toute beauté que pratiquement personne ne visite, des richesses qui ne profitent qu'à une infime minorité... Quelle malédiction a donc atteint ce malheureux territoire pour qu'il en soit ainsi ? Peut-être le pétrole et sa trop juteuse rente qui encourage spéculation et corruption, qui sait...

    Deux journalistes, rédacteurs du supplément week-end du quotidien « El Watan » Mélanie Matarese et Adlène Meddi, se sont penchés sur la question et au travers d'un livre publié par les éditions Riveneuve reproduisent avec talent et sensibilité leurs chroniques au jour le jour sur l'actualité du pays depuis une dizaine d'années.

    J'aime ce pays que je connais un peu, j'apprécie la chaleur de l'accueil de ses habitants, je sais leurs souffrances face à l'injustice et à l'arbitraire, et malgré les risques de dérives concernant son avenir, j'ai foi dans la clairvoyance et la capacité de réaction du peuple algérien. Issu d'une famille engagée dans le soutien à son indépendance, engagé auprès des victimes de la période noire, je serai toujours aux côtés de mes ami-e-s d'outre Méditerranée...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Jours tranquilles à Alger » de Mélanie Matarese et Adlène Meddi aux éditions Riveneuve.

    Préface de Kamel Daoud.

     

     

  • Mitterrand entre Cagoule et Francisque...

     

     

     

    Mais qui était vraiment François Mitterrand ? Vingt ans après sa disparition, la question est toujours d'actualité. Son passé glauque dans l'extrême droite d'avant guerre, ses amitiés équivoques avec les ligueurs factieux, son attachement à notre compatriote local René Bousquet, patron de la police de Vichy et à ce titre responsable des rafles et déportations de Juifs, son ralliement à la Résistance via son implication auprès des anciens combattants, ce parcours plus que sinueux qui le conduira à incarner la gauche en 1981 resteront pour longtemps encore une énigme. De nombreux ouvrages lui ont été consacré, c'est aujourd'hui François Gerber qui s'y colle dans un intéressant ouvrage publié par les éditions L'Archipel.

    Entre 1935 et 1945, la vie du  « Machiavel » des temps modernes est décortiquée et analysée minutieusement, et ceux qui auraient encore quelques illusions ne peuvent que se plier aux éléments objectifs développés par l'auteur, et se faire une raison, « Tonton » les a bien roulé...

    Les liens avec les cagoulards, la francisque offerte par Pétain, la métamorphose vers le résistant Morland, puis plus tard le faux attentat de l'Observatoire, l'anéantissement du PCF qui vendit la mémoire de Fernand Iveton contre quatre éphémères portefeuilles ministériels, et bien d'autres manipulations politiques et sacrifices d' amis, devraient mettre en garde l'électeur naïf qui espère encore en un sauveur suprême...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Mitterrand entre Cagoule et Francisque » de François Gerber aux éditions L'Archipel.

     

  • A Sivens...

    Rémi Fraisse : à Sivens, un hommage au couteau

    * 23 oct. 2016 * Par helene duffau * Blog : Le blog d'Hélène Duffau

    Alors que le projet de barrage a récemment été déclaré illégal par la justice, des agriculteurs pro-barrage menés par une élue locale ont pourtant agressé les personnes venues rendre rendre hommage à Rémi Fraisse.

    Depuis la résistance contre le projet de barrage de Sivens, depuis les multiples agressions que les opposants ont subies de la part des agriculteurs pro-barrage organisés en véritable milice locale, il s’agit de rester groupés pour se rendre à Sivens. Un rassemblement a donc eu lieu à 11 h 30 ce matin à Gaillac, afin de partager les voitures.

    Midi quatre, après confirmation de l’itinéraire, une vingtaine de véhicules se mettent en route et chacun arrive à bon port. Une équipe de l’AFP est avec le groupe. Des gendarmes sont stationnés à plusieurs endroits du parcours.

    Le pique-nique se déroule sous un ciel à peine voilé. L’air est doux, l’ambiance est à la fois chaleureuse et recueillie.Un peu plus de quatre-vingt personnes sont réunies. Mais une rumeur circule : des pro-barrage bloquent l’accès à la dalle — partie de la zone humide dévastée qui a été damée. L’hommage doit pourtant se dérouler là, à l’endroit où Rémi Fraisse été tué, il y a près de deux ans.

    Il est 13 h 45 quand les participant-es à l’hommage se mettent en marche pour descendre dans la vallée. L’accès du chemin est barré par trois troncs déposés la veille, en toute impunité semble-t-il. Des personnes en canne ou béquilles sont empêchées de circuler.

    Tout au long du chemin, des feuilles volettent, les arbres sont à l’automne, la forêt est magnifique.

    Plus bas, deux voitures bloquent le passage, en une zone où la circulation automobile est pourtant interdite. L’une en travers, l’autre derrière, en L. Les engins sont encadrés d’une vingtaine de personnes, visages fermés, qui barrent le passage. À l’avant, une adjointe de la mairie de Lisle-sur-Tarn, très investie pour dénigrer les opposant-es au barrage*, bombe le torse et harangue le cortège. L’élue crie que les chiens doivent être tenus en laisse pour circuler sur le site, ils ne passeront pas sans ça. D’aucuns essaient contourner ceux qui barrent l'accès et trois jeunes femmes se font taillader par un homme posté sur le bord gauche. Très agressif, il a dissimulé un couteau dans sa main droite. De nombreux témoins voient ce qui survient, s’insurgent, la scène est filmée. Aussitôt, appel au 17 par 2 participant-es au cortège, une troisième joint la préfecture.

    Le ton est monté. Les pro-barrage semblent chargés d’alcool ce qui rendra certains peu alertes dans le maniement des bâtons dont ils se sont équipés.

    Aussitôt les gendarmes débarqués à l’arrière des pro-barrages, les miliciens calment le jeu. Le cortège en hommage se faufile sur la droite des véhicules. Une partie rejoint la dalle, l’autre

    approche des gendarmes pour dire la violence, les agressions, la colère. Une équipe de France 2 est présente, filme les blessures, reçoit des témoignages.

    On passera sous silence la leçon de morale que certains « gardiens de la paix » professent à celles et ceux qui réclament le droit à circuler librement, comme celui de rendre hommage en paix ; le parti-pris des mêmes.

    Un tractopelle débarque dans le jeu. S’ensuit une scène d’un autre monde : l’élue au torse bombé ouvre la voie au véhicule qui étale d’un coup de pelle la terre fermant auparavant l’accès à la dalle. Elle marche devant la benne du tracteur, fière, conquérante, en une posture saisissante. Les gendarmes présents sont sans réaction tandis que le tracteur progresse en direction de celles et ceux qui rejoignent la dalle pour l’hommage. Irait-il jusqu’à charger les piétons ?

    Les gendarmes s’avancent enfin et le tracteur s’immobilisera à proximité du lieu de recueillement.

    Le cortège s’arrondit pour assister à une performance dansée accompagnée du chant d'une flûte. Pendant ce temps, et tant que durera l’hommage, le moteur du tracteur restera en marche, tandis que certains des pro-barrage hurleront comme le font les loups, siffleront, tenteront par tous les moyens de pourrir la cérémonie. Viendront quelques lectures et partages de temps silencieux.

    Une fois son hommage rendu, le cortège se regroupe pour reprendre le chemin vers la maison de la forêt. Il est 14 h 56. Les gendarmes contiennent par la force les miliciens qui auraient sans doute aimé casser quelques figures et, peut-être, taillader à nouveau quelques jeunes femmes. L’élue au

    torse bombé hurle en direction du cortège qu’il y en avait marre de ces zones de non-droit. Mais, de quel droit parle-t-elle ? Celui de renier les décisions de justice ? Celui d’agresser impunément ? Le droit de naviguer en eaux troubles et de refuser de rendre des comptes ?

    Les personnes qui, à la suite d’une mort tragique, réalisent collectivement un travail de mémoire, seront escortées de quelques gendarmes. Lorsque le groupe est nouveau rassemblé près de la maison de la forêt, échanges de numéros de téléphone des témoins de l’agression, visionnage des vidéos gardant la preuve des faits.

    Affaires à suivre.

     

    * Il se dit ici que le mari, de ladite élue, également présent, a racheté des terres proches du barrage illégal pour du maraîchage en agriculture biologique. Des terres non irriguées. Comptait-il sur les relations de son épouse pour que l’eau vienne à lui sans tarder ?

     

  • La Résistance dans le Midi toulousain...

     

     

    Notre région se distingua durant le régime de Vichy et l'occupation tant par des pratiques de collaboration que par d'authentiques actes de résistance. Le vote de nos parlementaires aux pleins pouvoirs à Pétain, l'origine montalbanaise de René Bousquet, responsable de la police et organisateur de déportation, les ralliements massifs à la milice, le lucratif marché noir s'opposèrent à l'accueil généreux des réfugiés et des enfants juifs, aux positionnements (parfois tardifs) des évêques, aux petits gestes quotidiens de solidarité, au sacrifice des héros.

    Le monde résistant fut divers, parfois même antagoniste. Les divergences politiques de l'avant-guerre eurent du mal à se dissoudre dans l'indispensable unité qui permit de vaincre le nazisme et ses alliés.

    La Libération, en 1944, ne pût s'exonérer des conflits entre individus et organisations et une fois passée la période d'exaltation, la course au pouvoir reprit de plus belle laissant aux stèles et monuments le soin de rappeler la souffrance des martyrs.

    Dans un ouvrage de synthèse fort documenté et publié chez Privat, Michel Goubet professeur d'Histoire à Toulouse, aborde au travers des départements de Midi-Pyrénées et d'Aquitaine, cette période à la fois terrible et exaltante, dont les leçons semblent pour nombre d'entre nous oubliées dans un lointain passé, qui pourtant, jour après jour, nous revient au galop...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « la Résistance dans la Midi toulousain » de Michel Goubet aux éditons Privat.

     

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