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Radio Association - Page 3

  • Comment sont-ils devenus Résistants ?...

    Pour De Gaulle, la Résistance est militaire et masculine, s'appuyant sur le peuple de France unanime qui se libère. Pour les communistes, c'est le peuple en armes acharné à lutter coûte que coûte contre les Allemands.

    Ce livre montre la réalité des Résistants que l'Histoire a rendu invisibles, leurs motivations, leurs premiers regroupements par cercles de connaissances, leurs luttes internes entre mouvements et réseaux. Femmes, catholiques, protestants, juifs, communistes, gaullistes, pétainistes, anti-allemands, Français, Espagnols, Polonais, Italiens, Allemands anti-nazis, agents britanniques et américains ; voilà la longue liste des Combattants de l'ombre.

     

    Fruit de plus de dix ans de recherches et d'enquêtes conduites en France, ce livre voit naître les vocations de ces humains qui s'unissent dans le secret et la clandestinité et constituent ce que l'Histoire appelle la Résistance.

    Sur une trame chronologique sans raideur, chaque chapitre présente un groupe typique de Résistants sous l'Occupation, illustré par des témoignages et des anecdotes.

     

    Grâce aux archives de presse, aux journaux intimes, aux correspondances, voici une histoire humaine plus que politique racontée par un grand professeur d'Oxford, Robert Gildea.

    Son livre est publié par les éditions Les Arènes.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • La Bande noire...

    A la fin du 19 ° siècle, dans le bassin minier autour du Creusot et de Monceau-les-Mines, au milieu du territoire des maîtres des forges et face à leur mépris, entre sabre et goupillon, entre paternalisme patronal et réformisme politique, de jeunes anarchistes choisissent de renverser la table au lieu de remplir les urnes. Nuitamment, ils s'attaqueront aux symboles de l'oppression et sèmeront la peur chez les capitalistes et leurs valets. Jouant l'obscurité contre l'obscurantisme, ils dynamiteront allègrement églises et couvents, entrainant avec eux quelques centaines de damnés de la sous-terre dans une légitime insurrection. Le souvenir de la Commune est toujours présent à leur esprit, sa sanglante répression de même. Face à l'injustice et à l'humiliation, en dehors des pratiques capitulardes de ceux qui acceptent de faire là où l'État leur dit, ils se radicalisent et décident l'action directe. Ils échoueront, en paieront le prix et connaitront le bagne. Mais la Bande noire demeurera une référence pour tous les prolétaires qui voudront s'émanciper de l'ordre clérical, de l'oppression patronale ou de la tutelle des organisations bien pensantes et de leurs permanents appointés...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    La Bande noire, propagande par le fait dans le bassin minier (1878-1885)

    Ce livre retrace l'histoire de la Bande noire, constituée de jeunes mineurs anarchistes qui firent de la propagande par le fait une arme pour dénoncer leurs conditions de vie.

    Son auteur, Yves Meunier est un ancien instituteur qui se consacre aujourd'hui à l'histoire sociale t à l'anarchisme ouvrier. Son livre est publié par les éditions L'Échappée, collection : Dans le feu de l'action.

     

  • Le génocide voilé...

     

     

    L'oppression de l'homme par l'homme est une constante de toutes les civilisations humaines et aucune ne peut prétendre s'en être dispensée au cours de son histoire. N'en déplaise aux tenants de la victimisation unique des Noirs africains, à ceux qui hurlent à l'islamophobie chaque fois que s'exprime une critique sur la religion musulmane ou son prophète, l'esclavage a été aussi pratiqué par le monde arabo-musulman. Dans un ouvrage fort documenté publié chez Gallimard-Folio , l'écrivain et anthropologue Tidiane N'Diaye étudie cet asservissement qui n'avait rien à envier en cruauté et barbarie à la traite pratiquée par les occidentaux. Ce livre contribue à enrichir la recherche de la vérité historique, cette vérité sans laquelle aucune évolution humaine ne serait possible. Craignons que, par phénomène d'amnésie collective bien rassurante sur notre nature, ne surviennent à nouveau des périodes que nous pensions à jamais révolues...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Le génocide voilé, enquête historique » de Tidiane N'Diaye aux éditions Folio-Gallimard.

     

     

     

  • Moi qui vous parle...

     

     

    Le 11 avril 1987 Primo Levi nous quittait. 30 ans plus tard, Giovanni Tesio nous livrait un ultime entretien inédit. Un dialogue intime d'où se dégage une extrême douceur, la mélancolie d'un monde passé, un dernier témoignage.

    « Je me vois comme quelqu'un qui a mené plusieurs batailles. Qui en a perdu certaines et en a gagné d'autres. Je dois quand même posséder une force profondément ancrée en moi puisque j'ai survécu à Auschwitz. »

    Dans les premiers mois de 1987, Primo Levi accorde à Giovanni Tesio des entretiens à bâtons rompus, en vue de ce que les deux amis définirent d'un commun accord comme « une biographie autorisée ».

    La famille, l'enfance, des années de formation sous le fascisme, les amis durant l'adolescence, des lectures, une timidité maladive avec les femmes, la passion pour la montagne. Et puis aussi, malgré tout, la guerre, le retour et un métier « qui n'est jamais qu'un cas particulier, une version plus hardie du métier de vivre ».

    Des questions discrètes, jamais trop pressantes, auxquelles Primo Levi -affable, tantôt sur la réserve, tantôt très explicite- apporte des réponses, bousculant quelque peu ce qu'on savait déjà et faisant poindre certains aspects plus intimes de son existence.

    Cet ouvrage nous offre un dialogue intense, sur le fil de la mémoire, riche de vie(s), d'histoires et de l'Histoire, et qui s'interrompt juste avant Auschwitz.

    Un dialogue auquel la mort soudaine de Levi mit fin.

     

    L'auteur Giovanni Tesio est professeur de littérature italienne. Son livre est publié par les éditions Pocket et Tallandier.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Vive la révolution, à bas la démocratie !...

     

     

    Avec l'insurrection de 1905 dans l'empire russe, le mouvement anarchiste a poussé comme des champignons après la pluie, de Bialystok à Lodz, d'Ekaterinoslav à Minsk, mais aussi à Odessa, Kiev, St-Petersbourg, Moscou, Vilnius, Tbilissi ou Irkoutsk. Malgré sa brève existence, il a développé en quelques années une intense activité d'attaques diffuses contre la bourgeoisie (industrielle et commerciale) et contre les défenseurs de l'état (flics, matons, gouverneurs ou cosaques). A l'aide d'imprimeries clandestines montées à coups d'expropriations, et de participations sans concessions aux grèves, émeutes et autres soulévements, il a réussi à poser une critique radicale de l'autocratie tsariste comme de son alternative républicaine : la démocratie.

    A l'heure du centenaire de la révolution de 1917, il est plus que temps de se replonger dans la période insurrectionnelle qui l'a précédée de douze ans, celle de l'émergence des premiers soviets, celle aussi du combat d'intransigeants hors des partis et des syndicats vers une liberté sans maîtres ni esclaves.

     

    « Vive la révolution, à bas la démocratie ! Anarchistes de Russie dans l'insurrection de 1905. Récits, parcours et documents d'intransigeants » aux éditions Mutines Séditions collection Fil noir de l'histoire.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Mutins et fusillés...

     

     

    Il y a tout juste un siècle, début avril 1917, suite à l'offensive meurtrière du Chemin des Dames conduite par des généraux incapables et devant la souffrance des poilus qui voient la guerre s'éterniser, des actes d'insubordination se produisent et des mutineries éclatent dans l'armée française au front. Ces rebellions furent individuelles ou collectives, plus ou moins radicales et se sont produites dans de nombreux régiments. Certaines furent politiques et en lien avec les mouvements sociaux qui avaient lieu par ailleurs dans le pays ou à l'étranger (grèves, révolution russe). La répression contre les meneurs fut impitoyable et se soldat par des condamnations à mort suivies d'exécutions, de déportations, d'emprisonnements. L'historien François de Lannoy aux éditions Ouest-France publie aujourd'hui un intéressant recueil d'analyse fort documenté et richement illustré.

    Ces épisodes terribles furent longtemps occultés par l'histoire officielle. Le film de Stanley Kubrick, « Les sentiers de la gloire » fut longtemps interdit par la censure, de nombreux militants anti militaristes les ayant évoqués durent répondre de « provocation de militaires à la désobéissance » devant les tribunaux et furent sanctionnés. Il fallut attendre la fin du 20 ème siècle pour que ces soldats soient réhabilités et reconnus comme d'authentiques combattants. Les témoins directs de ces sinistres périodes ont tous disparus. Il est fondamental que des écrits perpétuent la mémoire de ces événements, de leur causes, de leurs déroulements, c'est le moins que nous puissions faire pour honorer la mémoire de ces victimes à qui le capitalisme et ses laquais ont ravi la jeunesse... et éviter que de telles horreurs se reproduisent...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Mutins et fusillés pendant la grande guerre » de François de Lannoy aux éditions Ouest-France.

     

  • Instituteur dans l'Oranais...

     

     

    « Même avec un fusil, c'est un beau pays, l'Algérie... » chantait Serge Lama. Stanislas Swietek a connu deux époques. Celle où, comme officier appelé il accomplit son temps dans l'Ouarsenis puis celle de sa coopération dans l'Algérie indépendante naissante. Ce fils de mineur polonais du Pas de Calais, certainement de par ses origines ouvrières, n'a rien d'un sabreur et, délaissant les combats et leur gloire, il préfère se consacrer à l'enseignement qui est par ailleurs son métier et sa vocation.

    Durant sa période militaire, il avait été amené à approcher les horreurs de ce conflit sans nom, la torture, les « corvées de bois », la misère des indigènes, le mépris des colons. Il rencontrera aussi l'amour avec Colette, jeune PFAT qui se consacre elle aussi à soigner au mieux les plus déshérités. Ils découvriront ensemble le dénuement et la précarité de ces Français pas tout à fait à part entière vivants dans des conditions déplorables. Devenu responsable d'un secteur scolaire, Stanislas va former des instructeurs qui à leur tour apporteront la connaissance à leurs élèves.

    Dans un livre édité chez L'Harmattan, Stanislas Swietek détaille de façon précise et agréable son parcours d'enseignant dans ce pays nouveau et plein d'espérances, sa vie quotidienne, ses relations avec ses élèves, leurs parents, l'administration encore hésitante mais généralement bienveillante à l'égard de ces « Roumis » qui ont choisi de s'y investir, sans grandes contreparties financières, mais avec une foi incommensurable. Cette région, L'Oranie, il l'affectionne particulièrement pour y consacrer sa vie pendant près de dix ans. Pourtant dès 1965, gagnés par l'appel du pouvoir les nouveaux dirigeants algériens mettent en place une politique bureaucratique qui rend plus difficile le travail des coopérants. Ceux-ci peinent à accomplir leurs missions et progressivement quittent le territoire. La famille Swietek retrouvera le sud-ouest natal de Colette et Stanislas y poursuivra sa carrière.

    En 2008, suite au décès de son épouse et quarante ans et deux mois après en être parti, Stanislas retournera sur les traces de sa jeunesse militante d'enseignant pour de chaleureuses retrouvailles avec ses amis et disciples d'autrefois. Son retour au bled coïncide à peu près à mon premier voyage en Algérie et je partage son appréciation des paysages et des gens. J'aime la « harira », la nuit oranaise, les plages de la Salamandre ou des Sablettes, la couleur de la mer à Kristel, l'accueil du « Montazah » et je ne puis qu'inciter les amis, encore un peu timorés, à venir y goûter...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Instituteur dans l'Oranais, une passion algérienne 1959-1968 » de Stanislas Swietek aux éditions L'Harmattan collection Graveurs de Mémoire.

     

     

  • Sors, la route t'attend...

     

     

    Slimane Zeghidour est né en 1953 à El-Oueldja, un village montagnard de Kabylie, dans un monde oublié par l'œuvre bienfaitrice de la colonisation. Le 1er novembre de l'année suivante, les indépendantistes déclenchent la lutte armée et contraignent le pouvoir français à prendre conscience de l'ampleur du problème algérien. Alternant entre carotte et bâton, il usera de la répression en pratiquant les ratissages et la déportation des populations vers les camps de regroupement tout en dévouant une partie des militaires à des missions humanitaires dans le soin et l'enseignement. Slimane et sa famille quitteront leur gourbi pour le camp d'Erraguene où se construit un immense barrage qui engloutira la région. Ils y découvriront les progrès techniques et les Européens, tous aussi inaccessibles les uns que les autres. Néanmoins, les enfants pourront accéder à l'école, ce qui changera fondamentalement la vie de Slimane Zeghidour devenu aujourd'hui écrivain et auteur de ce livre publié aux éditions Les Arènes.

    Cet ouvrage est émouvant en ce qu'il rend hommage à un peuple digne qui sut résister et se libérer. Il est riche de renseignements pour qui l'aime et s'intéresse à son histoire. Il est clairvoyant sur la nature des relations entre les différentes populations. Il est plein d'espoir pour ceux qui croient à la paix et la fraternité entre les deux rives de la Méditerranée...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Sors, la route t'attend » de Slimane Zeghidour aux éditions Les Arènes.

     

  • Un crime d'Etat...

     

     

    « Ils sont pas nombreux en février à se souvenir de Charonne... » chantait Renaud, de son vivant libertaire. Aussi la publication de l'ouvrage collectif du Comité Vérité et Justice pour Charonne édité par Le Temps des Cerises est-elle la bienvenue, afin de nous remémorer ce triste événement de notre histoire récente. Le 8 février 62, l'extrême gauche antifasciste appelle à un rassemblement pour la paix en Algérie et contre les crimes de l'OAS. La préfecture de police de Paris, sous l'autorité du sinistre Papon l'interdit sous prétexte d'état d'urgence (déjà), la manifestation se déroule pourtant, calmement et sans provocation. C'est au moment de sa dislocation, dans le 11 ° arrondissement, que les chiens sont lâchés. Les brigades spéciales de la police parisienne, à coups de « bidules » les célèbres matraques, de tables de café, de grilles d'arbres en fonte exercent leur folie meurtrière en acculant les manifestants dans la bouche du métro Charonne et aux alentours. Neuf martyrs et de nombreux blesses auront à nouveau versé leur sang sur le pavé parisien au nom de leurs idées.

    Ce livre est un recueil de témoignages d'époque ou plus tardifs. Il est préfacé par Delphine Renard qui, à l'age de quatre ans a été victime d'un attentat OAS qui visait André Malraux, elle en portera toute sa vie les séquelles. Ce livre est aussi un hommage à toutes les victimes de violences policières, quels qu'en soient les lieux ou les périodes, il nous rappelle aussi le courage de ces femmes et ces hommes qui n'hésitaient pas, au nom de leurs valeurs, à braver l'autorité et en assumer les conséquences. Serions-nous encore capables de prendre de tels risques ?...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Un crime d'État. Métro Charonne 8 février 62 » Ouvrage collectif dirigé par le Comité Vérité et Justice pour Charonne publié par les éditions Le Temps des Cerises.

     

     

     

  • Le fascisme islamique...

     

     

    Comment se reconnaître musulman, tout en exprimant une vision critique par rapport à la religion islamique, à son fondateur et à ses textes sacrés. C'est l'exercice périlleux auquel se livre l'intellectuel allemand d'origine égyptienne, Hamed Abdel-Samad dans un livre publié par les éditions Grasset. Avec courage et s'appuyant sur une argumentation irréfutable, l'auteur développe la thèse d'une religion qui, dès l'origine développa les mêmes pratiques guerrières et la même intolérance que les groupes fascistes qui mirent l'Europe à feu et à sang au cours du 20 ° siècle. Il décortique les idéologies et établit des parallèles entre les principes et les actes produits par les nazis et les islamistes radicaux. Ce qui, bien sûr n'est pas du goût des obscurantistes qui l'on gratifié d'une menaçante fatwa.

    Alors que les tenants de l'intégrisme islamique se réclament d'écrits du VII ° siècle et ont recours à des comportements des plus barbares au nom de leur foi, les musulmans prétendus « modérés » nous parlent de paix et d'amour en se référant au même Coran. Ne serait-il pas temps pour ces derniers de faire évoluer leur doctrine et leurs rites pour les mettre en adéquation avec notre époque ? Les autres religions du Livre l'on bien fait et personne chez eux ne se revendique plus d'un dieu vengeur ou de l'inquisition. Le vivre ensemble mérite bien que l'on se penche sur la question...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Le fascisme islamique, une analyse » de Hamed Abdel-Samad aux éditions Grasset.

     

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