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Radio Association - Page 3

  • La Révolution à Marseille...

     

     

    « L'histoire de la Révolution à Marseille a été négligée jusqu'à nos jours. Elle n'a guère été traitée que par épisodes. Elle constitue pourtant une des parties essentielles de notre histoire nationale. »

    Ecrites par Paul Gaffarel il y a plus d'un siècle, ces lignes restent d'actualité, la Révolution à Marseille n'ayant fait l'objet que de chapitres au sein d'histoires générales de la ville ou d'articles particuliers. C'est pourquoi, en dépit de son ancienneté, l'étude -strictement événementielle- de Paul Gaffarel conserve tout son intérêt. Après le décès de l'auteur en 1920, son manuscrit avait été donné par sa veuve aux Archives municipales de Marseille. Seuls des extraits en avaient été publiés dans les années 1930 dans le Bulletin officiel du Musée du Vieux-Marseille.

    C'est une retranscription de ce texte que nous présentons aujourd'hui. L'érudit Georges Reynaud y a apporté des notes qui identifient la totalité des personnages, grands ou petits, évoqués au fil du texte.

    Cette édition est introduite par une étude sur la vie et l'oeuvre de Paul Gaffarel, historien de la France coloniale et de la Révolution.

     

    « La Révolution à Marseille 1789-1794 » de Paul Gaffarel est publié par les éditions Gaussen.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Le Mai 68 des historiens...

     

     

     

    À l'écart des commémorations du cinquantenaire de Mai 1968 et, en oxymore, en son centre, l’ouvrage rouvre un dossier entamé dix ans plus tôt. La démarche, à l’intersection du témoignage et du storytelling, offrait alors, un rendu des travaux d’une équipe de recherche, dirigée par Agnès Callu et soutenue par l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP/CNRS) travaillant, pendant trois ans, sur la perception autant que l’analyse d’une génération d’historiens – ceux nés entre 1923 et 1940, soit la classe d’âge précédant celle des Baby Boomers – de « leur Mai ». Privilégiant le dialogue « d’entre soi » car les entretiens étaient ceux d’historiens majeurs fabriqués par de jeunes historiens, l’objectif consistait à faire surgir le « retour d’expériences » d’experts, témoins oculaires ou auriculaires, d’un évènement basculant les habitus sociaux sur le temps court, réinventant à l’échelle du temps moyen, les pratiques et les usages de l’histoire. La nouvelle convocation, celle de 2018, entreprend une réactualisation critique de l’ouvrage livré à l’issue du colloque-bilan tenu au Collège de France en 2008 en même temps qu’il se demande s’il faut commémorer 68 et si oui, de quelles manières et dans quelles perspectives.

     

    Ouvrage sous la direction d'Agnès Callu, préfacé par Patrick Boucheron et publié par les Presses Universitaires du Septentrion, collection Histoire et Civilisations.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Prisons et camps d'internement en Algérie...

     

     

    Les missions du Comité International de la Croix-Rouge dans la guerre d'indépendance 1955-1962





    Dès les premiers jours de l’insurrection algérienne, en novembre 1954, des arrestations visent toute personne soupçonnée d’actes portant atteinte à la sûreté de l’État. Des hommes et des femmes remplissent rapidement les prisons. Des suspects s’entassent dans des camps. En quelques mois, ces détenus se comptent par milliers.


    Conformément à ses statuts, le CICR envisage rapidement de contrôler leurs conditions de détention. Parallèlement, l’institution tente de vérifier celles des soldats français qui seraient aux mains du FLN. À partir du début de l’année 1961, ces contrôles s’élargissent au bénéfice des Européens pro-Algérie française arrêtés. 
    Pour la première fois, un ouvrage se penche principalement sur l’application du droit humanitaire dans cette guerre qui ne dit pas son nom, ce qui permettait de passer outre à la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre. 
    Comment les délégués du CICR ont-ils procédé pour mener à bien leurs missions alors que le sort des prisonniers figure rapidement au cœur des stratégies du mouvement de libération nationale que les gouvernements français successifs tentent de contrecarrer ? Le CICR, à son corps défendant, a dû mener son action dans le cadre de cet affrontement. 
    En 10 missions, près de 500 visites de contrôle sont effectuées par ses délégués. Leurs observations consignées dans des rapports nous donnent une idée assez précise du quotidien vécu par les différentes catégories de prisonniers : surpopulation dans les prisons et les camps, des internés mangeant dans des boîtes de conserve, traces de tortures… mais également, des régimes de détention plus acceptables grâce à l’attitude humaine de certains responsables de camps. 
    Cet ouvrage développe également les diverses actions du CICR au bénéfice des populations réfugiées au Maroc ou en Tunisie et des personnes reléguées par l’armée française dans des camps de regroupement en Algérie.

    Chercheure-docteure en histoire, Fatima Besnaci-Lancou a dirigé le numéro 666 de la revue Les Temps Modernes, consacré aux harkis sous le titre « Harkis - 1962-2012, les mythes et les faits », membre du Conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes (66) et de la Maison d’Histoire et de Mémoire d’Ongles (04), Prix Seligmann contre le racisme.

    Le livre est publié par les Editions du Croquant



    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Didier, homme du peuple...

     

     

    Ce livre est le seul que Maurice Bonneff (1884-1914) ait publié sous son nom. Mais il en a écrit d'autres, cosignés avec son frère Léon (1882-1914) : quatre enquêtes fondamentales et exemplaires sur la condition ouvrière à la « belle époque » qui pour être si belle fut sans pitié pour les plus démunis. Situation que l'on peut méditer aujourd'hui encore où les choses ont si peu changé pour les plus pauvres ! Les deux frères dont l'avenir était prometteur furent tués à trois mois de distance au tout début de la grande boucherie.

    Didier, homme du peuple, roman mais aussi formidable document d'histoire sociale, nous conte la courte vie d'un orphelin devenu actif militant de la solidarité ouvrière et de la cause syndicale. C'est en partie l'histoire romancée d'un syndicaliste mort à la tâche, Henri Pérault (1866-1908). C'était un temps où le capitalisme atteignit des sommets dans l'exploitation honteuse des travailleurs les plus exposés. Ici les terrassiers, les « taupiers », comme ils se nommaient eux-mêmes, qui construisirent notamment de leurs mains le métro parisien. Didier est l'un d'entre-eux qui, parallèlement à l'exercice épuisant de son métier, milite comme militaient à cette époque les syndicalistes révolutionnaires, tels Fernand Pelloutier, Amédée Dunois, Maurice Chambelland, Pierre Monatte et tant d'autres, dont l’œuvre constructive toute de dévouement devait aboutir indirectement aux meilleurs acquits du Front populaire à travers la diffusion souvent combattue de leur pensée et de leurs actions en faveur de la solidarité, de l'unité syndicale, du fédéralisme et de la coopération. Un roman oublié dont nous redonnons ici tous les éléments de la version complète, édulcorée lors de sa parution en 1914.

     

    « Didier, homme du peuple, » de Maurice Bonneff aux éditions Plein Chant collection Voix d'en bas.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Le scandale de Strasbourg...

    En 1966, un groupe d’étudiants contestataires fut élu à la tête de l’AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l’Unef.
    Leurs sympathies allaient aux anarchistes, allaient à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d’entre eux avec l’Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l’emblématique pamphlet «De la misère en milieu étudiant».
    Les prises de position publique et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brulôt ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux œuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d’autre qu’au renversement révolutionnaire de la société — dans le but de libérer la vie quotidienne de l’aliénation du travail salarié, pour «vivre sans temps morts et jouir sans entraves».
    Ces exigences élémentaires et leur début d’application causèrent un immense scandale relayé largement par la presse de l’époque tant en France qu’à l’étranger.
    On s’accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des évènements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes –leur style et leur critique radicale – sur le devant de la scène.

    "Le scandale de Strasbourg mis à nu par ses célibataires même" d'André Bertrand et André Schneider aux éditions L'Insomniaque.

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

     

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  • Jours tranquilles à Damas...

     

     

    Pour le dixième anniversaire de la collection : « Jours tranquilles à... », les éditions Riveneuve viennent de publier un ouvrage du journaliste François Janne d'Othée, préfacé par la politologue belgo-syrienne Myrna Nabhan consacré aux événement qui ensanglantent la Syrie depuis 2011.

     

    Les témoignages rapportés donnent un éclairage indispensable sur une situation des plus confuses.

    Qui est qui ? Qui fait quoi ? Face à la surenchère barbare où il apparaît qu'entre le pouvoir officiel et les officines d'opposition, un esprit raisonnable n'y retrouverait pas son chemin (de Damas), à cette course folle à celui qui tue le plus au nom du même dieu, à une internationale des Etats à la botte des marchands d'armes et préoccupée à ne pas mécontenter ses clients, le temps qui passe ajoute de la mort à la mort. Il faudrait faire preuve d'une grande naïveté pour concevoir qu'il peut y avoir d'un côté les bons et de l'autre les méchants. Il n'y a et il n'y aura jamais de guerre juste.

     

    J'ai le souvenir un peu trop lointain où des organisations pacifistes descendaient dans la rue pour moins de sang. Les grandes manifestations contre la première guerre du golfe en 1991 où la France était directement impliquée ont fait sortir des foules se montrant solidaires des peuples en souffrance. Le calvaire actuel des populations du Moyen-Orient est pourtant la conséquence de ces décisions mortifères. Aujourd'hui, l'armement est autrement plus meurtrier que du temps de la guerre froide. Les déments qui mènent la planète ne s'appellent plus Kennedy ou Khrouchtchev et jettent des allumettes sur un baril de poudre autour duquel nous ne pensons qu'à tweeter .

    Louis Lecoin réveilles-toi, ils sont devenus mous !...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Jours tranquilles à Damas » de François Janne d'Othée préfacé par Myrna Nabhan aux éditions riveneuve.

  • Petit manuel de discussions politiques...

     

     

    Qui ne s'est jamais arraché les cheveux lorsque dans une réunion professionnelle ou militante, alors que l'on s'acheminait vers le résultat d'un travail constructif, un participant (ou une participante) se plaisait à remettre en cause, souvent de façon désordonnée, des heures de pénibles cogitations ?

    Qui n'a jamais eu des envies de meurtre quand, dans le brouhaha d'une salle mal insonorisée, des réflexion parfois non dénuées de sens fusaient de toutes parts et rendaient l'ensemble inaudible ?

    Qui ne s'est senti frustré quand un ordre du jour n'arrivait point à son terme et que les thèmes pour les quels vous vous étiez déplacé, parfois de loin, n'étaient pas abordé par manque de temps ? ...

    Je ne sais pas vous, mais moi bien que bavard impénitent, je supporte difficilement de telles situations.

    On ne s'improvise pas orateur, meneur de réunion ou simple débatteur. La pratique anarcho-syndicaliste me fut d'un grand secours pour corriger quelques travers naturels. Savoir distribuer la parole, prendre des notes, intervenir à son tour sans couper la parole du précédent, ça s'apprend.

    Pour cela un intéressant fascicule, résultat du travail de Gaële Jeanmart, Cédric Leterme et Thierry Müller publié par les éditions du commun vient de sortir et je ne puis que le recommander à qui pense que l'expression, si elle doit toujours être libre rien n'empêche qu'elle soit organisée...

     

    « Petit manuel de discussions politiques » ouvrage collectif aux éditions du commun.

  • Communiqué de "ceux qui veulent le pays pour tous"

    Les temps sont à la guerre. Qu'est-ce qu'on en pense ? Qu'est-ce qu'on en dit ? Qu'est-ce qu'on en fait ? Rencontre le 15 Mai, 18h30 1°) Que les temps soient à la guerre fait malheureusement de moins en moins de doute. Les derniers bombardements en Syrie marquent la volonté de « redistribuer les cartes », de redessiner les frontières, de se partager les pays et de redéfinir les zones d'influences/occupations militaires des puissances (USA, Russie, France, Royaume Uni...) et cela au plus grands mépris des populations concernées. 2°) Ce qui fait problème, c'est qu'il semble qu'il y ait consensus dans la population en France pour tenir la guerre au loin : à distance de paroles, de pensées, d'actes alors qu'elle est présente maintenant. 3°) Depuis quelques temps, plusieurs personnalités politiques nous assènent sa nécessité, sa justification, comme un chemin inévitable pour aujourd'hui : Hollande, Valls, Macron... : « nous allons vivre en guerre durablement ». Fatalité ? 4°) Les derniers bombardements en Syrie se font comme si aucun débat ne devait se tenir à ce propos. Même le Parlement, quoi qu'on en pense, n'en débat pas ! 5) On doit alors s'interroger : la guerre ne serait donc pas l'affaire des gens, des habitants de la France, alors qu'elle se fait en leur nom ? On pourrait parler et agir sur les « problèmes sociaux », mais pas sur les guerres ? Qu'est-ce que cela signifie ? Nous proposons d'en débattre le Mardi 15 Mai, 18h30 PETITE SALLE ESCOUSSIERES ARNAUD BERNARD 3 rue Escoussières Arnaud Bernard, Métro Capitole ou Jean-Jaurès

  • Révolutionnaires, réfugiés et résistants...

    Témoignages des républicains espagnols en France (1939-1945)

    Il y a près de 80 ans, ce sont des centaines de milliers d’Espagnols qui durent fuir à l’hiver 1939 l’avancée des troupes franquistes à travers les Pyrénées pour se réfugier en France. Cet événement, connu sous le nom de La Retirada, marquera la fin de la révolution sociale qui agita l’Espagne durant trois ans. Dans ce livre, on lit avec émotion et colère la brutalité et l’inhumanité avec lesquelles ils ont été accueillis et l’histoire de leur survie dans les camps d’internement. Issu d’un travail de mémoire entrepris par Federica Montseny pour transcrire ce qu’a été la vie des réfugiés espagnols – des sans-grade – depuis les camps d’internement du sud de la France et d’Afrique du Nord jusqu’à leur engagement dans la Résistance et la libération de Paris, il est un douloureux rappel sur le traitement de la France à l’encontre des réfugiés et migrants. Federica Montseny fut une des figures du mouvement libertaire espagnol pendant la Révolution de 1936 et la Guerre civile puis, après, en exil. Propagandiste infatigable, oratrice hors pair et chroniqueuse acérée, elle écrira des dizaines d’ouvrages. Elle a récemment été le sujet d’un documentaire vidéo Federica Montseny, l’indomptable.

    Infos et catalogue : cnt-f.org/editionscnt-rp – Mail : edcnt@no-log.org CNT - Service librairie : 33, rue des Vignoles, 75020 Paris Les livres CNT-RP sont diffusés en librairies par Hobo diffusion, distribués par Makassar et disponibles en commande directe aux éditions. En librairie le 25 mai 2018 Titre : Révolutionnaires, réfugiés & résistants Sous-titre : Témoignages des républicains espagnols en France (1939-1945) Auteure : Federica Montseny Traduction : Serge Utgé-Royo En co-édition avec l’association 24 août 1944. Prix : 15 euros – 396 pages – 12 × 19 cm ISBN : 978-2-9157-3144-6 Livre, couverture et photos sont disponibles au format PDF pour les journalistes. Contact presse : RAPHAËLE PERRET presse.edcntrp@gmail.com et 06 37 36 62 33

    « Nous étions tous antimilitaristes, mais nous avons décidé de reprendre les armes, préférant tomber dans la lutte contre le nazisme que mourir de faim, de misère et de froid dans les camps » «Paris fut libéré par les Espagnols, c’est-à-dire les proscrits, les révolutionnaires vaincus, le triste troupeau enfermé derrière les barbelés.»

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Communiqué Radio-Asso.

    Malgré notre refus du compteur Linky réitéré à plusieurs reprises, Enedis sans notre accord et profitant de notre absence a pénétré sur notre terrain pour procéder au changement de notre compteur. Cette action a généré pour notre radio de graves conséquences:

     

    - Interruption de l'émission que nous réalisions à l'extérieur

     

    - déprogrammation de nos ordinateurs sans parler du choc électrique sur nos différents appareils lors de la remise du courant

     

    - la non relance de nos émetteurs

     

    - coupure générale de plus de deux heures

     

    La Direction de Radio Association dénonce la violation de notre espace, le non respect de notre travail. Ces méthodes sont scandaleuses, condamnables et dignes de voyous.

     

     

    Le Président

    Serge Cariven

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