Avertir le modérateur

Radio Association - Page 3

  • Le Lot-et-Garonne sous l'occupation...

     

     

    Dans un ouvrage richement illustré de photos et documents d'époque et publié par les éditions La Geste, l'historien Dominique Lormier nous retrace la longue nuit vécue par nos voisins du Lot et Garonne sous la botte nazie et la collaboration. De l'implication des régiments locaux dans la « drôle de guerre » jusqu'aux derniers combats de la Pointe de Grave et la poursuite de troupes allemandes, en passant par l'organisation de la Résistance et ses divers engagements, ce livre apporte un éclairage supplémentaire sur l'histoire de notre région et contribue à l'indispensable réflexion sur le pourquoi et le comment refuser de se plier aux inacceptables injonctions.

    Le devoir d'insoumission se paie souvent très cher chez ceux qui le pratiquent, il est pourtant indispensable pour rendre à l'être humain sa dignité. On ne le rappellera jamais assez...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Le Lot-et-Garonne sous l'occupation » de Dominique Lormier aux éditions La Geste.

  • Tout homme est une nuit...

    Quatre ou cinq ruelles, une grande rue mélancolique, une place flanquée d'une petite église, en face d'elle la Mairie. Le Café des sports n'est pas loin : les hommes s'y retrouvent chaque jour que Dieu fait, pour échapper un moment au foyer conjugal sans doute, mais surtout pour trinquer à la vie comme elle va. Bref, un joli petit village comme il y en a tant dans cette France du Sud-Ouest et d'ailleurs. Mais ce type qui vient de s'installer chez les Simon, d'où vient-il ? Et cette histoire de cancer, de repos nécessaire loin de la ville, qu'est-ce qui nous prouve qu'elle est vraie ?

    Chasser l'intrus. Qu'il soit andalous, arabe, ou débarqué de Zanzibar, chassons l'intrus. Qu'il est été élevé dans la banlieue est de Paris et que cette réussite sociale qu'il porte sur son visage soit la sienne, peu importe, il faut se débarrasser du fauteur de trouble, terroriste en puissance.

    Au Café des sports, on prépare la revanche.

    Un roman riche, subtil, politique, très grand public qui séduira les lecteurs de « Pas pleurer ».

     

    Ce dernier ouvrage de Lydie Salvayre est publié aux éditions Seuil.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Les 100 000 collabos...

     

     

    Dans son dernier livre édité au Cherche Midi, l'historien Dominique Lormier raconte l'histoire du fichier de la collaboration française durant Vichy et l'occupation : deux énormes volumes contenant les noms de 96492 individus présumés avoir entretenu des relations diverses avec les Allemands, établis par le colonel Paillote, chef du contre-espionnage de l'époque, et qui avaient mystérieusement disparu à la Libération. Ces dossiers ont refait surface en 1997, lors du procès Papon, pour à nouveau s'éclipser jusqu'à leur déclassement en 2015, et enfin accessibles aux chercheurs.

    Cet ouvrage ne dévoile pas l'identité de l'ensemble des gens concernés, cela ne serait pas d'une grande utilité vu que la grande majorité a disparu, il se consacre à l'évocation des figures marquantes de la collaboration et de ses diverses formes. Il n'en est pas moins très instructif surtout par la description de l'évolution de certains spécimens de politiciens ayant réussi le grand écart sans en éprouver la moindre gêne. Cette élasticité idéologique ne semble pas hélas s'être éteinte avec le siècle passé...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Les 100 000 collabos / Le fichier interdit de la collaboration française » de Dominique Lormier aux éditions Cherche-Midi.

  • Vie d'une Pied-noir avec un Indigène...

     

     

    Dans un seul ouvrage, deux vies nous sont contées. Celle de Gisèle Nottelet qui connut une jeunesse active parmi ces Pieds-noirs prolétaires qui peuplaient l'Algérie coloniale et servaient de classe intermédiaire entre les gros colons et les « indigènes » tenus comme quantité négligeable, et celle de Gisèle Nottelet à la toute fin de son parcours, aux prises avec une bureaucratie médicale impitoyable qui lui refusa le droit de mourir dans la dignité.

    Comment faire le deuil d'une mère partie dans une souffrance inutile ? Se battre bien sûr contre ceux qui en sont responsables, mais aussi rappeler qui fut cette femme : institutrice émérite, compagne de Salah-Henri Ould Aoudia assassiné par les commandos delta de l'OAS quelques jours avant le cessez-le-feu et qu'elle épousa contre le gré de sa famille, militante pour la justice et la fraternité incarnées un peu trop tard hélas par les Centres Sociaux et qui auraient pu épargner à ce pays les malheurs d'une guerre.

    Ce livre, instructif et émouvant, écrit par Jean-Philippe Nottelet-Ould Aoudia, est publié par les éditions Tirésias-Michel Reynaud.

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

  • Français d'Algérie et Algériens avant 1962...

     

     

    Roger Vétillard est originaire de Sétif dans le Constantinois, une région d'Algérie qui n'a pas été épargnée par les « événements » (qu'on n'osait pas nommer guerre), dès 1945 jusqu'à l'indépendance. C'est dire si les relations entre les diverses communautés n'ont pas toujours été faciles. Néanmoins, l'auteur dans un livre publié par les éditions Hémisphères, au travers de témoignages souvent émouvants éclaire sur la véritable nature des rapports entre Algériens d'origines différentes. Ce travail d'historien replace les choses et revient sur de nombreux poncifs.

    Du côté français autant que du côté algérien, (du côté des Etats et de ceux qui avaient intérêt à ce qu'il en soit ainsi, bien sûr) on a souvent simplifié la situation : les bons contre les méchants ! La réalité est toute autre car les hommes et les femmes qui ont partagé ces moments d'histoire étaient des êtres humains avec leur complexité, pris dans des mécanismes de pouvoir sur lesquels ils n'avaient aucune prise et dont ils furent et sont encore tous victimes. Les atrocités comme les actes de solidarité ont composé le quotidien de la population dans son ensemble, il est bon de le rappeler, de le marteler, pour qu'enfin on en finisse avec les discours péremptoires de dinosaures corrompus et les rodomontades de nostalgiques fascisants...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Français d'Algérie et Algériens avant 1962 – Témoignages croisés » de Roger Vétillard en collaboration avec Nicole Lenzini aux éditions Hémisphères.

  • Sivens, 3 ans après...

     

     

    Effectivement il y a eu fin août une remise en état de la zone humide , c'était une obligation faite par l'état au département dans le cadre de la transaction d'abandon du projet de barrage initial.

     

    Au passage les entreprises qui ont détruit la forêt ont été grassement payées.

     

    Cette rénovation a été partielle, en fait ils ont détruit les canalisations d'eau afin qu'elle circule de nouveau et cassé la dalle d'argile sur laquelle a été tué Rémi Fraisse

     

    Pour la plantation d'arbre, aucune obligation donc pas de plantation......à suivre

     

    En ce qui concerne le projet de territoire, c'est une nébuleuse, les infos ne circulent pas  et nous croyons fortement que cela soit un écran de fumée car il y a bien un projet de barrage, certes plus petit, mais qui demeure dans les souhaits des gens de la FNSEA et

    des politiques locaux.

     

    Pour le procès concernant l'assassinat de Rémi Fraisse, nous allons vers un non-lieu lamentable, inacceptable,  bien que la famille se démène encore pour que la vérité soit établie.  

     

    Nous sommes toujours déterminés et nous serons le 22 octobre sur le site en espérant être nombreux (ses) car l'année dernière nous avons eu droit à un comité d'accueil alcoolisé et violent

     

     

    J'espère que vous serez avec nous

     

    Dimanche 22 octobre  

    RDV à Gaillac à 10 h 30 à Piquerouge (face au Leclerc) pour un départ groupé vers la maison de la forêt à Sivens

    Prises de paroles, tables de presse, pique-nique et chansons !

     

    Je vous embrasse

     

    Ch.  

     

  • Solidarité Internationale Antifasciste...

      Forte de son combat historique au sein du mouvement libertaire contre le franquisme lors de la guerre civile espagnole, l'engagement individuel de ses membres depuis la Libération jusqu'à nos jours, devant les nouvelles agressions contre l'humanité et à l'inacceptable traitement accordés aux plus fragiles, Solidarité Internationale Antifasciste décide de s'impliquer davantage contre les injustices et la résignation.

     Restant fidèle à l'esprit initial de sa lutte pour le respect total de l'individu, SIA se destine à l'entraide envers les victimes des oppressions étatiques, religieuses, partisanes produites par des groupes de pouvoir contre les libertés indissociables des droits humains .

    SIA est indépendante de toute entité politique ou confessionnelle et n'a aucun lien de subordination avec une puissance financière, une entreprise économique ou autre, tant au niveau des organes de pouvoir que par du financement. A ce titre elle ne perçoit aucune subvention et ne fonctionne que par l'implication bénévole de ses adhérents.

    SIA est fondamentalement attachée au respect de la dignité de l'homme, de la femme, de l'enfant. Son engagement est universel et humaniste. Elle combat l'intolérance, le racisme et les diverses exclusions en soutenant toute les luttes émancipatrices. Elle affirme le droit à l'existence de tous les groupes humains et défend leur liberté d'expression .

    SIA a un fonctionnement collectif et non-autoritaire. Elle veille à la transparence totale en ce qui concerne la composition de ses instances, l'état de ses finances, ses choix et actions militants. Chaque adhérent bénéficie des mêmes droits à la parole, à la proposition et au contrôle du fonctionnement associatif. De par son éthique libertaire, son engagement spécifique dans l'accompagnement des victimes de l'oppression fasciste, SIA se distingue de toutes les autres organisation de secours dont la mission se limite trop souvent au traitement de masse des problématiques et à l'apposition de pansements sur des plaies sociales qu'elles n'ont ni les moyen, ni forcement l'envie de guérir.

    Accompagner sans assister, établir une relation égalitaire avec l'autre, l'impliquer dans la recherche de solutions, échanger avec lui (ou elle) dans une association ouverte sur la réalité du monde actuel tout en restant fidèles à ses principes fondamentaux, c'est le défi de SIA face à un système de plus en plus impitoyable.

     

    Contre l'injustice et la résignation, contre les guerres et le fanatisme, contre les dictatures et les tentations nationalistes, contre l'intolérance, le racisme et toutes formes d'exclusions, pour une aide réelle aux migrants victimes des guerres, des dictatures, de la misère économique, des modifications climatiques, pour la satisfaction de leurs légitimes revendication en matière d'éducation, de logement, de santé, pour le respect de la dignité de l'être humain,

    rejoignez S.I.A. !

     

    « Notre pays c'est le Monde, notre peuple l'Humanité »

    SIA se restructure sur la région toulousaine et ne possède pas encore de site propre, les personnes intéressées peuvent laisser un message et leurs coordonnées via les commentaires de ce blog.

     

     

     

     

    Lire la suite

  • Le vin et la guerre...

     

     

    On savait nos crus prestigieux menacés par le péril jaune et l'avidité des nouveaux riches à s'approprier les grands domaines du Bordelais ou de Bourgogne. On connaissait l'importance de la culture du vin dans notre agriculture. On n'ignorait pas non plus que ce breuvage, qu'il soit piquette ou nectar, avait accompagné nos anciens autant dans les moments heureux que dans les souffrances, qu'elles soient liées à la pénibilité du travail ou aux horreurs de la guerre, mais on mésestimait son importance dans la relation franco-allemande durant l'occupation. Cette lacune est aujourd'hui comblée par la parution d'un livre particulièrement documenté et qui est l'œuvre de Christophe Lucan publié chez Armand Colin.

    Les nazis, connus plutôt comme buveurs de bière, ont pourtant saisi l'importance du « gros qui tâche », tant pour le plaisir de leur palais que pour le profit spéculatif qu'ils pourraient tirer de son commerce. Loin de l'image d'Épinal du bon vigneron patriote offrant sa plus infâme vinasse au soldat allemand qui, comme il doit à son ignorance, la trouve délicieuse, les négociants de l'ensemble du terroir français se sont empressés de profiter de l'aubaine. La collaboration liquide et le marché noir ont produit des fortunes dont jouissent encore quelques héritiers sans scrupules...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Le vin et la guerre. Comment les nazis ont fait main basse sur le vignoble français » de Christophe Lucan aux éditions Armand-Colin.

     

  • Naissance et consolidation de la république bourgeoise en France...

    En remettant en cause le pouvoir de la noblesse, les révolutionnaires de 1789 affirmaient l'ambition de la bourgeoisie de prendre en main le pouvoir politique et de transformer la société à son image.

    La société qui émergea correspondait aux besoins de la bourgeoisie. Pourtant, le régime politique républicain mit quasiment un siècle à se constituer et à se stabiliser. D'où vinrent ses difficultés ? Quels furent les obstacles qui expliquent le retour de la monarchie et le retour de deux empires ? Quel rôle jouèrent les révolutions qui jalonnent cette période, de la Révolution de 1789 à la Commune de Paris, en passant par celles de 1830 et 1848 ?

    L'ouvrage cherche à répondre à ces questions en s'intéressant aux conflits qui opposèrent, durant tout le XIXème siècle, les partisans de la république bourgeoise à ses opposants monarchistes. Mais également, comment la république, sous sa forme démocratique, fut capable de gérer au mieux les affaires de la bourgeoisie en contenant la classe ouvrière naissante.

     

    « Naissance et consolidation de la république bourgeoise naissante en France (1789-1914) »

    de Nadia Cantale et Valérie Touret aux éditions « Les Bons Caractères » collection Eclairages.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • L'étrange affaire Portal...

     

     

    Dans un nouvel ouvrage publié par les éditions Imago, consacré à cette affaire à rebondissements multiples qui mit la France en émoi bien au-delà de la sphère locale, Emmanuel Deun nous projette quarante ans en arrière. Pour nous qui avons vécu en proximité géographique avec ces événements, le recul proposé par l'auteur ne peut être que bienfaisant. L'hystérie du moment provoquée par une situation complexe faite de décadence aristocratique, de malversations notariales, d'héritages disputés, de délires procéduriers, de récupération médiatique, de fort-chabrol, d'hospitalisations et pour finir de véritables scènes de guerre, ne prêtait pas à une vision rationnelle et les écrits du moment évoquant Calas ou Dreyfus tendaient à obscurcir un peu plus cette rocambolesque histoire. L'analyse proposée aujourd'hui nous offre un regard neuf et avisé sur les événements, humain sur ses protagonistes et leurs conditions d'existence plus que précaires, objectif sur une époque charnière de notre Histoire récente qui fut plus agitée qu'il n'y parut.

    Les mouvements issus de Mai 68 se développaient, l'ordre ancien se voyait remis en cause et hésitait dans ses réactions, comme la Justice hésitât et tergiversât dans les chicanes tortueuses de la Fumade. (Confronté pour des délits d'opinion aux mêmes forces de répression que celles en charge de l'affaire Portal, nous avons pu, au long des diverses garde-à-vue dont nous fument gratifiées, constater le malaise de certains gendarmes que nous prenions plaisir à titiller malicieusement sur leur incapacité à résoudre la question). Le dénouement aurait pu être bien moins dramatique, et moins traumatisant, si cette même Justice avait eu le courage d'aborder de front le problème et d'assumer ses éventuelles erreurs. Mais la « raison d'État » des Ponia et Lecanuet, le besoin de montrer les muscles d'un GIGN naissant, la volonté de poser un couvercle définitif sur une histoire trop dérangeante pour la paix sociale conduisirent au drame en cette nuit du 10 janvier 1975.

    Jean-Louis Portal perdit la vie pour rien, ni pour ses idées, ni pour sa dignité, ni pour sa terre. Il fut simplement assassiné (les témoignages des médecins qui l'hospitalisèrent cités par l'auteur en apportent la preuve). Jusqu'à sa sépulture qui a aujourd'hui disparu.

    De nos jours encore la vie d'un jeune de vingt ans a peu de poids face à la force brutale de l' institution. Marginaux, jeunes de banlieue ou militants écologistes, la violence d'état s'exerce indistinctement sur tout ce qui ne rentre pas dans le moule.

    La « Fumade » n'est pas loin à vol d'oiseau de la forêt de Sivens, guère plus qu'une portée de grenade …

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « L'étrange affaire Portal, un fait divers entre deux mondes (1973-1975) » d'Emmanuel Deun aux éditions Imago.

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu