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Radio Association - Page 2

  • Jacques Chevallier...

    Jacques Chevallier est le dernier acteur majeur de l'histoire douloureuse de l'Algérie française. Son itinéraire est complexe : Croix-de-Feu dans les années 30, il se rapproche après la guerre du parti radical , tout puissant en Algérie, puis du RPF gaulliste, avant de devenir mendésiste. Politicien ambitieux, familier des écarts brusques, il est aussi profondément chrétien. Il est imprégné par la doctrine sociale de l'église et demeure attentif à la misère algérienne. Cela le conduira à adopter la nationalité algérienne au lendemain de l'indépendance. Un geste solitaire, incompris par ceux qui vont emprunter les chemins de l'exil.

     

    « Jacques Chevallier, les fidélités successives du dernier maire d'Alger »



    Né en 1944, diplômé de sociologie, journaliste, Alain Herbeth termine, avec ce portrait de Jacques Chevallier, sa « trilogie algérienne ». L'ont précédé deux autres portraits d'acteurs majeurs, et français, de la guerre d'Algérie : Jacques Soustelle et Robert Lacoste, tous publiés aux éditions L'Harmattan.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.




  • De la presse indigène à la presse indigeste...

    « Le quatrième pouvoir ne devait être ni les hommes, ni les médias, mais l’argent. Ce cinquième pouvoir, invisible, inodore et corrupteur. Les hommes et les médias étaient dans un second rôle. Des caporaux au service de la quincaillerie. Le temps donna mille raisons aux journalistes qui ont embrassé et fui, ce métier. L’avènement de la presse indépendante en Algérie posait, en fait, le tapis rouge à la cinquième colonne des affairistes, qui entamaient désormais leur marche, en ordre discipliné, sur les cadavres encore chauds d’une corporation toute vierge. Une arnaque nationale. »

    Karim Bennacef aux éditions Edilivre

    Communiqué de presse de l'éditeur

  • Communiqué CTDEE

    IVe JOURNÉE DU LIVRE DE L’EXIL ESPAGNOL Samedi 3 novembre 2018 – Entrée libre et gratuite 9 h 30 : Ouverture de la journée 10 h/12 h : La guerre, la Retirada → 10 h : Antoni Cisteró → 11 h : Grégory Tuban → 12 h : Dolores Botey Alonso 14 h/17 h : Le silence et la parole → Avec Alfons Cervera, Cristina Fallarás et Loreto Urraca Luque 17 h/18 h : Rencontre avec les écrivains et temps de dédicace Espace librairie sur le thème de l’exil avec la librairie Ombres Blanches 50 rue Léon Gambetta 31000 TOULOUSE 05 34 45 53 33 www.ombres-blanches.fr Possibilité de restauration sur place : réservation obligatoire auprès du CTDEE avant le 29 octobre. Centre Toulousain de Documentation sur l’Exil Espagnol (CTDEE) 12 rue des cheminote 31500 TOULOUSE 09 61 42 74 48 – 09 82 57 24 75 – 05 62 18 57 80 exilespagnol.tlse@gmail.com MJC ROGUET 9 rue de Gascogne 31300 TOULOUSE Métro ligne A : Patte-d’Oie ou Saint-Cyprien – République Bus : 14, 45, 66, arrêt Roguet Licenciée en Lettres, Loreto Urraca Luque découvre seulement en 2008 la véritable activité de son grand-père, Pedro Urraca, agent franquiste chargé de la traque des « rojos » exilés en France de 1939 à 1944. Elle entame alors une enquête rigoureuse pour la vérité. Ses recherches dans les archives familiales et officielles en Espagne, en France et les informations obtenues à travers la page web qu’elle crée à cet escient, vont donner matière à un roman historique. Dans ce roman, entre réalité et fiction, Loreto Urraca Luque peint avec précision les étroites connivences et complicités qui lient les polices franquistes et françaises dès 1939 et l’occupant nazi. Ce faisant, elle retrace, à travers la trajectoire de ses grands-parents, l’arrestation et le transfert de Lluis Companys en Espagne et elle évoque longuement l’action et le sacrifice de Jean Moulin. Cristina Fallarás est une journaliste et chroniqueuse bien connue pour ses prises de position vigoureuses, voire polémiques, sur l’actualité politique espagnole dans divers médias (presse écrite, radio, télévision et internet). Elle est aussi l’auteur de plusieurs romans dont le polar Deux petites filles (Prix Dashiell Hammett 2012). Honrarás a tu padre y a tu madre, paru en 2018, relate, la situation de mal-être de la narratrice, double de Cristina Fallarás, dont le grand-père paternel, fils de militant socialiste, tomba sous les balles du peloton d’exécution dirigé par son grand-père maternel pendant la Guerre Civile. Sous la forme d’une fiction coup de poing, l’auteure expose les ravages d’une douleur passée sous silence mais qui se transmet de génération en génération. Pour conjurer ce silence, elle se livre, selon son expression, à une « espèce de strip-tease familial ». → Cristina Fallarás Honrarás a tu padre y a tu madre Éditions Anagrama, 2018 → Loreto Urraca Luque Entre hienas Éditions Funambulista, 2018 Centre Toulousain de Documentation sur l’Exil Espagnol (CTDEE)

  • La religion des faibles...

    « Le croyant est le miroir du croyant », affirme le djihadiste. Par ces mots, il adresse à l’Occident un défi : toi qui ne me prends jamais au sérieux, contemple ma ferveur et vois ta propre foi.

    Alors, faisons face. Saisissons le miroir. Observons l’image qu’il nous renvoie, nous qui sommes si réticents à dire « nous », parce que ce serait délimiter une frontière avec « eux ». Mais le djihadiste nous y contraint. « Nous aimons la mort comme vous chérissez la vie », martèle-t-il, de Ben Laden à Merah. Et en disant vous il exhibe un nous. Du même coup, il dévoile la pieuse arrogance qui nous désarme : nous sommes convaincus d’être le centre du monde, le seul avenir possible, l’unique culture désirable.

    Or, le djihadisme sème le doute. Sa puissance de séduction révèle la fragilité de « notre » universalisme. Nous voici donc obligés d’envisager autrement les rapports de force passés (l’histoire des colonialismes) et présents (depuis l’affaire Rushdie jusqu’à Charlie). Nous voici également contraints de porter un regard neuf sur la conquête des libertés (démocratiques, sociales, sexuelles…) qui distinguent l’Europe comme civilisation.

    Au miroir du djihadisme, cette croyance conquérante, nous découvrons ce qu’est devenue la nôtre : la religion des Faibles.

    Jean Birnbaum dirige le Monde des livres. Il est l’auteur de plusieurs essais, et notamment d’Un silence religieux. La gauche face au djihadisme (2016), auquel cet essai fait suite.

    Son livre est publié par les éditions SEUIL

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

     

  • Le mystère Bouteflika...

     

    Mais quelle malédiction frappe donc ce pays ? Plus d'un demi siècle après que l'Algérie se soit libérée de la contrainte coloniale, après divers coups d'état et une décennie sanglante, la voici à nouveau prise en otage par un clan qui la vampirise sans merci et dont le chef n'apparaît plus que sous forme de portrait datant du siècle dernier. Quelques réponses sont apportées aujourd'hui par le livre de Mohamed Benchicou adversaire historique et jadis réprimé du système en place à Alger, publié par les éditions Riveneuve

    La maladie d'Abdelaziz Bouteflika l'handicape et ne lui permet pas d'assurer convenablement son rôle, tout le monde en est bien conscient, qu'il s'agisse du peuple algériens comme des autres dirigeants politiques qui continuent pourtant à relayer le mensonge d'état, se rendant complice d' une situation qui à terme pourrait entraîner une nouvelle catastrophe avec des répercussions internationales.

    Au non du sacro-saint bénéfice pétrolier, de la protection des prébendes, du droit de propriété auto-proclamé des caciques du FLN, de la toute puissance policière et militaire, de la menace intégriste, on n'hésite pas à sacrifier une jeunesse qui n'a pour tout avenir que la noyade ou la misère d'un exil sans fin dans les poubelles de la société marchande occidentale.

    Jusqu'à quand les descendants des Lumières et les héritiers des Droits de l'Homme vont ils fermer les yeux sur l'immolation d'un pays qui fut aussi le nôtre et d'un peuple qui mêlât si souvent sa sueur à celle de nos exploités et son sang à celui de nos sacrifiés ?...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso ; Montauban

     

    « Le mystère Bouteflika / Radioscopie d'un chef d'Etat » De Mohamed Benchicou aux éditions Riveneuve.

  • No society...

     

    La fin de la classe moyenne occidentale



    «There is no society» : la société, ça n’existe pas. C’est en octobre 1987 que Margaret Thatcher prononce ces mots. Depuis, son message a été entendu par l’ensemble des classes dominantes occidentales. Il a pour conséquence la grande sécession du monde d’en haut qui, en abandonnant le bien commun, plonge les pays occidentaux dans le chaos de la société relative. La rupture du lien, y compris conflictuel, entre le haut et le bas, nous fait basculer dans l’a-société. Désormais, no more society. La crise de la représentation politique, l’atomisation des mouvements sociaux, la citadellisation des bourgeoisies, le marronnage des classes populaires et la communautarisation sont autant de signes de l’épuisement d’un modèle qui ne fait plus société. La vague populiste qui traverse le monde occidental n’est que la partie visible d’un soft power des classes populaires qui contraindra le monde d’en haut à rejoindre le mouvement réel de la société ou bien à disparaître.



    « No society. La fin de la classe moyenne occidentale » de Christophe Guilluy aux éditions Flammarion.



    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Communiqué

    1ere Journée des Etats Généraux pour la Jeunesse : samedi 6 Octobre, de 14 à 17 h, Atelier B (métro Reynerie) Jeunesse : un danger ou Jeunesse en danger ? Les jeunes, et en particulier les jeunes des quartiers populaires, sont souvent présentés comme dangereux, différents ; Certains nous disent que ces jeunes sont perdus et doivent « retrouver les chemins de la République ». Nous, nous posons la question : Est-ce qu'ils ne sont pas plutôt abandonnés ? • Vous toutes et tous, jeunes et adultes, qui vivez et/ou travaillez dans ces quartiers, • vous toutes et tous qui avez le souci de ces jeunes, qui vous inquiétez pour leur présent et pour leur avenir, • vous toutes et tous qui refusez de les traiter en ennemis, Vous avez des choses à dire, a proposer, une experience a partager, des questionnements a debattre, des idees, a faire vivre, des souhaits... PARTICIPEZ A la 1ere JOURNEE DES ETATS GENERAUX POUR LA JEUNESSE Groupe pour des états généraux pour la jeunesse. Pour tout contact : jeunesseetatsgeneraux@gmail.com

  • Psychanalyse d'une déchirure...

     

     

    D'abord il y eut le crime d'Etat, la forfaiture. L'invasion de l'Algérie en 1830 ne répondit pas à un outrageant coup d'éventail porté par le dey sur le consul Duval, mais à la volonté de Charles X en déclin, de s'emparer du trésor de la régence. Puis ses successeurs, qui profitèrent de l'aubaine, réalisèrent que ce territoire pourrait bien aussi « accueillir » quelques éléments dont la France ne verrait aucun mal à se départir. Révolutionnaires menaçants, aventuriers, délinquants invités au rachat, paysans misérables et surnuméraires débarquèrent sur une terre inconnue et chacun à sa façon essaya d'y bâtir sa nouvelle vie. Sueur, sang et larmes nourrirent le quotidien de ceux qui résistèrent au découragement, aux moustiques et aux maladies. L'Etat français ne facilita guère leur installation et encore moins leurs relations avec les autochtones musulmans sur lesquels pourtant il s'était appuyé pour chasser les Turcs. Alors que l'armée et les marchands bénéficiaient des largesses du pouvoir, le petit peuple des colons devait comme tout bon prolétaire, se contenter de promesses.

    Au fil du temps et aux prix d'efforts colossaux, la population européenne fit sa place dans les villes et les campagnes. Comme dans toute société humaine, elle engendra le meilleur et le pire. On ne peut pas occulter qu'il s'y commit des actes odieux, comme on n'a pas le droit de prétendre que tous les Pieds-Noirs furent des esclavagistes. Comme partout ailleurs l'exploitation fut affaire de classes et les profiteurs de tous bords jouèrent ici aussi la carte du diviser pour régner.

    Puis survint la guerre et ses horreurs. Les tenants du pouvoir en place et ceux qui ne pensaient qu'à les remplacer, profitèrent en les amplifiant des différences et des vieilles querelles pour amener à une rupture définitive. Les appels à la paix de Camus se perdirent dans le bruit des explosions et ce fut l'exode...

    Influencés par le discours anticolonialiste, ignorants des réalités mais malgré tout curieux nous les avons vu arriver. L'ingénu s'étonnant que personne ne se proposât à porter son cartable, comme paraissait-il « ça se faisait là-bas », le fils du coiffeur s'inventant des combats de rue d'où il sortait toujours vainqueur face à une horde de fellagas, le postier surpris qu'un voisin dans son HLM lui demandât pourquoi sa femme n'était pas voilée et qui ne parlait qu'espagnol en famille, le descendant de communard exilé qui nous régalait de son couscous et nous parlait du respect que les siens apportaient au vieux sage de son village, la copine dont le père, médecin juif paya d'un attentat OAS les soins qu'il donnait aux musulmans de son quartier. Les propos racistes étaient finalement rares et s'adressaient plutôt à ces « culos » de français et au grand Charles. Quelques fonctionnaires n'ayant connu l'Algérie que le temps de parfaire leur carrière et quelques poujadistes n'y ayant jamais mis les pieds étaient beaucoup plus enclins à « ratonner ».

    L'histoire douloureuse de l'Algérie amena à d'autres exils. Les « Pieds-Rouges » renvoyés à leurs chères utopies tandis que l'intelligentsia prenait le chemin des camps suite au coup d'état de 1965. La guerre civile des années 90 et les réfugiés fuyant la barbarie et l'incompétence de leurs dirigeants. Est-ce du fait de ces événements sanglants, de cette nouvelle guerre, il semble que la parole se soit tout à coup libérée. Certains anciens appelés, témoins et parfois acteurs d'exactions, décidèrent de soutenir des projets humanitaires et retournèrent sur les lieux des combats partageant d'intenses moments d'émotions avec d'anciens ennemis, revivant main dans la main et les larmes aux yeux des scènes de combat avec des mots du genre : « On vous voyait de là-haut quand vous suiviez l'oued avec ta section. On aurait pu tirer. On a décidé qu'on ne le ferait pas... ». Des rapatriés, dépassant leurs angoisses et malgré les avertissements des timorés leur prévoyant les pires catastrophes, franchirent la mer pour renouer avec leur passé et vivre aussi d'émouvantes retrouvailles.

    Puis, répondant aux pressantes invitations de quelques amis algériens, ce fut mon tour de me rendre en Oranie. N'étant ni Pied-Noir, ni ancien soldat, débarrassé au mieux des préjugés de ma jeunesse, je cherchais seulement à savoir, à comprendre la souffrance des exilés, ceux de 62 comme les plus récents. J'ai flâné sous les arcades de la rue d'Arzew, découvert les fermes du Tessala et les anciennes caves à vin, goutté aux clémentines de Misserghine et aux cerises de Tlemcen, visité les vieux quartiers, apprécié la chaleur de l'accueil et imaginé ce pouvait être leur « nostalgérie ».

     

    Le docteur Denis Kremer héritier d'une longue lignée de Pieds-Noirs vient de sortir aux Editions de l'Onde, « Psychanalyse d'une déchirure. La nostalgérie. Pourquoi les Pieds-Noirs ne peuvent-ils faire le deuil de « leur Algérie » ? » Un ouvrage qui pour moi qui ne suis pas Pied-Noir et encore moins psychanalyste, m'a inspiré ces quelques lignes. Je ne m'inscris pas dans l'hypocrisie de la « repentance » des politiques pacifistes et néanmoins marchands d'armes, mais davantage dans la réparation des erreurs et des crimes commis des deux cotés. Je crois à la fraternité entre les individus et si comme je le pense la psychanalyse peut contribuer à la réconciliation, qu'elle soit la bienvenue...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso Montauban                                                                                  22/09/18

     

     

     

  • Un siècle en images...

    L'histoire de la maison Labouche commence en plein coeur de Toulouse, place du Capitole, et se poursuit, un siècle plus tard, dans le bâtiment des archives départementales, où sont conservés plus de 50 000 supports photographiques (des terres basque, catalane, gasconne, occitane, etc.) de la collection Labouche.

     

    Ce livre est à la fois une cartographie complète des moeurs et de la vie des départements du Sud-Ouest du siècle dernier, et un hommage à cette maison qui a su passer maître dans l'art de la carte postale.

    Sandrine Bouiller est archiviste iconographe, responsable des fonds photographiques aux archives départementales de la Haute-Garonne. 

     

    Son livre « Un siècle en images. Le Sud-Ouest vu par Labouche Frères » est coproduit par les éditions Privat et le Conseil départemental de la Haute-Garonne

  • Communiqué et invitation

     
    VENDREDI 19 Octobre à 18h30 : CinéMotions à l 'Auberge de Jeunesse (CHAI-FUAJ), 52 avenue André Breton
    Film-débat avec un des meilleurs doc de l'année: "Les derniers des hommes d'Alep" de Firas Fayyad. durée 1h20.
    Avec deux invités journalistes-caméramen syriens .
    Nous vous invitons à soutenir cette unique projection  et à venir nombreux rencontrer nos invités.
    Dans les guerres , les casques blancs sont le dernier secours, entre les factions et armées, pour protéger la population , évacuer et soigner les blessés .La caméra est là pour en témoigner et nous allons suivre trois de ces citoyens secouristes .
    Salué par beaucoup, nommé aux oscars , primé au festival Sundance, le document de Firas Fayyad est exceptionnel et en pleine actualité.
    Les deux journalistes de Alep Media Center répondront à nos questions.
    Merci de diffuser l'information!
    Entrée libre.
     

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