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  • Et... il y avait l'Algérie...

     

     

    Il est sept bigourdanes et bigourdans, ayant eu dans une vie antérieure un lien étroit avec l'Algérie qui ont mis en commun leurs souvenirs respectifs pour produire un livre publié par les éditions tarbaises Le Solitaire. Le résultat de ce travail collectif de mémoire donne un ouvrage plein d'humanité, apaisé et sans esprit de revanche malgré les souffrances endurées dans cette guerre qui n'osait pas dire son nom. Ils étaient « pieds-noirs » historiques, appelés du contingent, immigrés espagnols, travailleurs manuels, instituteurs, petits commerçants ou paysans. Ils partageaient le même temps et le même territoire avec d'autres populations ayant une autre histoire et le même droit légitime d'être heureux sur cet eldorado qu'est l'Afrique du Nord. L'égoïsme, la cupidité, l'incompétence, la soif de pouvoir de certains dans tous les camps, conduisirent des peuples frères à s’entre-tuer et à creuser un fossé aujourd'hui encore difficile à combler.

    Ce livre participe à la réconciliation. Avec la libération de l'écriture, les divers témoignages des acteurs de l'époque, le retour émouvant des rapatriés sur leur terre natale ou celui des soldats sur les lieux d'affrontement, l'accueil chaleureux qu'ils y reçoivent de leurs anciens voisins ou adversaires, les liens qui se créent notamment entre les jeunes générations nous amènent à espérer enfin une rédaction objective de l'histoire et une véritable pacification des consciences dont, par les temps difficiles que nous vivons, nous avons tant besoin...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban.

     

    « Et... il y avait l'Algérie » ouvrage collectif publié par les Editions Le Solitaire

    Ouvrage enrichi de nombreuses photographies et documents inédits issus d'archives personnelles et familiales.

  • Communiqué

    Radio-Asso. vous invite /

     

    Samedi 27 avril 2019

     

    à 20 h 45

     

    Salle de quartier de Sapiac

     

    (angle rue Léo Lagrange et Belloc / Stade USM)

     

    à découvrir, ou redécouvrir,

     

    George ORWELL

     

    Projection du film : « La ferme des animaux »

     

    Suivi d' un débat : «  Les totalitarismes »

     

    Entrée libre

     

  • Communiqué

    Radio-Asso. vous invite 

     

    Samedi 27 avril 2019

     

    à 20 h 45

     

    Salle de quartier de Sapiac

     

    (angle rue Léo Lagrange et Belloc / Stade USM)

     

    à découvrir, ou redécouvrir,

     

    George ORWELL

     

    Projection du film : « La ferme des animaux »

     

    Suivi d' un débat : «  Les totalitarismes »

     

    Entrée libre

     

     

  • L'Algérie rêvée...

    Le sommeil n’est pas le lit des rêves. Creusez profondément dans la matrice de la société, vous découvrirez les racines du rêve collectif ! Je creuse ! Le réel mène au rêve ! Et le rêve est le capital énergétique du réel !

    Ainsi, je rêve d’une Algérie pleine de vie ! Ce beau pays est congelé, vidé de vie ! Un pays congelé est un pays de pâture, de procréation et d'hypocrisie morale, politique et culturelle. 
    Et je rêve, et le rêve est une résistance !
    Bien que le rêve soit un état personnel, selon Freud, il arrive que des personnes ou des groupes sociaux rêvent collectivement. Cela, la rue algérienne l’a bien vécu ces jours-ci. Nous ne sommes pas somnambules. On rêve en marchant avec le rêve qui marche en nous ! Sur la place Maurice-Audin se réveille le rêve commun ou presque ! Le rêve d’un changement radical, identique pour toutes les citoyennes et tous les citoyens qui marchent dans les rues, sur les trottoirs, qui labourent avec affection leur morceau de terre aride ou fertile, qui, ensemble, poussent un tracteur en panne, qui somnolent dans un transport en commun, qui posent leur tête pleine d'inquiétude, à la fin de la journée ardue, sur un oreiller froid. 
    Je songe que notre rêve collectif se métamorphose en une réalité tenue sur des pieds solides dans un demain collectif. Une réalité radieuse qui se manifeste dans les institutions, les comportements, les lois, l’économie, la gestion des affaires publiques, les libertés individuelles et collectives et dans le domaine culturel. 
    Je rêve d'une société prête à se réconcilier avec son Histoire légendaire et plurielle, et dont les citoyennes et les citoyennes se sentent fiers. Une Histoire enseignée aux nouvelles générations ni falsification, ni idéalisation, ni mensonge. Dire que nous sommes les enfants de Chachnaq, Saint-Augustin, Apulée, le roi savant Juba II, Jugurtha, Massinissa, Dyhia, Tariq ibn Ziyad, Ibn Khaldoun, Ibn Tumart, Lala N’sumer, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, Anna Gréki, Moufdi Zakariya, Ibn Badis, Mohammed Dib, Jean Amrouche, Mohammed Al Eïd Al Khalifa, Si Mohand Ou Mhand... Mosaïque de créativité, de résistance, de langues, d’imaginaires…. nous sommes les descendants de tout ce beau monde et plus… 
    Je rêve d'une grande Algérie où l'Algérien embrasse avec fierté son amazighité, son africanité et sa méditerranéité.
    Je rêve de voir l'Algérie devenir un État de citoyenneté, et non pas un vaste lot de terrain occupé par plus de 40 millions de personnes.
    Je rêve d'une Algérie où l’égalité intégrale entre les femmes et les hommes devient un vécu ; une réalité sociale, politique et culturelle. Sans violence, sans harcèlement, sans racisme sexuel. Je rêve de voir l’Algérie de demain un pays où  la diversité linguistique, religieuse et philosophique est respectée. Le vivre-ensemble est un oxygène national.
    Je rêve d’un pays où la démocratie est une culture de citoyenneté politique, une conduite sociale individuelle et collective.
    Je rêve d'une justice indépendante, capable de juger, sur un pied d’égalité, le président de la République, le ministre du gouvernement, le fils du ministre, le fils du général et le simple citoyen. Je rêve d'une presse libre et professionnelle, capable d'incarner la force et le sens du quatrième pouvoir. Une presse libérée du charlatanisme, observée par une autorité audiovisuelle indépendante et transparente. 
    Je rêve d'un pays dans lequel la société civile, les associations culturelles, les clubs et les cafés littéraires seront libres.  
    Je rêve d'un pays où les arts et les cultures, dans leurs diversité linguistique, intellectuelle et esthétique (cinéma, livre, théâtre, art, musique…) deviennent l'oxygène pour le peuple dans les villes, les villages et les hameaux où on croise dans nos bibliothèques des lecteurs en arabe, en tamazight, en français et en d'autres langues. Je rêve d'un pays où la séparation de la religion et de la politique, de la religion et des institutions de l'État, est un principe fondamental. La foi est un acte personnel et le pays un partage collectif. La citoyenneté passe devant la foi. 
    Je rêve d'un pays où la culture de la haine religieuse s’enterre, où les Algériens vivent leur religion, leur laïcité, leur athéisme, en toute quiétude et avec respect les uns et les autres. 
    Je rêve d’une Algérie où à l’école on enseigne la langue amazighe aux côtés de l’arabe, du français, sans hostilité aucune, mais avec amour, génie et concurrence. 
    Je rêve. Le rêve est une résistance collective. Toute société qui ne rêve pas est une société en voie d’extinction. Le sommeil n’est pas le lit des rêves. Creusez profondément dans la matrice de la société vous découvrirez les racines du rêve collectif .

     

    Amin Zaoui

    Quotidien algérien « Liberté » 11 04 19

    aminzaoui@yahoo.fr

     

     

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