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  • Mélanges en l'honneur de l'historien Gilbert Meynier...

    Le présent ouvrage est un recueil de textes écrit à plusieurs mains (21 contributeurs) par des collègues, amis et proches de l'historien Gilbert Meynier. Un historien de talent reconnu par ses pairs comme l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire franco-algérienne, auteur de riches et nombreux travaux sur l'histoire de l'Algérie depuis l'Antiquité jusqu'au milieu de la décennie 2010, et qui nous a quittés en décembre 2017. 
    Ses enfants Hélène et Pierre-Antoine ainsi que ses collègues et proches, essentiellement des historiens, mais aussi des politistes, sociologues, économistes, juristes, ont tenu à lui rendre hommage par ces mélanges bien mérités offerts en son honneur. L'ouvrage est structuré autour de trois chapitres. Le premier rassemble des témoignages émouvants de ses enfants et proches sur la vie et le parcours de Gilbert Meynier, comme père de famille, puis comme jeune étudiant à l'université de Lyon engagé dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie et, enfin, comme enseignant-chercheur jusqu'à sa retraite en 2000 et son installation définitive à Lyon. 
    Une retraite bien active puisque ses activités de recherche n'ont jamais cessé, bien au contraire, elles ont repris de plus belle jusqu'à ce que la maladie et la fatigue aient eu raison de sa santé. Le deuxième chapitre comprend des comptes rendus de certains ouvrages de l'historien, comme L'Algérie révélée, L'histoire intérieure du FLN, L'Algérie et la France a deux siècles d'histoire croisée... Quant au troisième, il est consacré à des réflexions générales sur certains pans de l'histoire franco-algérienne et au-delà.

     

    Tahar Khalfoune qui a dirigé la rédaction de cet ouvrage collectif est juriste et universitaire.

     

    Le livre est publié par les éditions L'Harmattan collection Histoire et Perspectives Méditerranéennes.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.





  • Algérie, quand l'incroyable devient réalité...

     

     

    Je l'avoue humblement, je fais partie de ceux qui tombent sur le cul.

    L'Algérie vit son printemps et ce n'est que le début.

    Pourtant ce pays ne m'est pas inconnu. Avant que je ne m'y rende il y a quelques années au terme de la décennie noire, j'ai suivi régulièrement les soubresauts de son histoire. Tout gosse, serré entre mes parents militants du Mouvement de la Paix, j'ai défilé pour la fin de cette guerre infâme qui n'osait dire son nom, j'ai soutenu les Objecteurs de Conscience qui refusaient de prendre les armes contre un peuple frère qui réclamait légitimement sa Liberté et la fin de l'oppression coloniale. C'était pour moi le début d'une soixantaine d'années de militantisme.

    La sanglante décennie terroriste nous amena des réfugiés traumatisés par des massacres qu'ils subissaient sans en connaître exactement qui en était responsable. Nous avons partagé leurs cauchemars et leurs angoisses pour leur pays et leurs familles demeurées là-bas.

    La paix revenue, j'ai franchi la grande bleue pour atterrir un soir d'hiver à Oran. Cet hiver là avait déjà le goût du printemps. J'ai vécu quelques expériences formidables avec des gens chaleureux qui m'ont ouvert leur cœur autant que leur porte. Le désir était présent mais la cicatrice était encore fragile. Mes divers voyages de la fin des années 2000 et le dernier en 2014 après la réélection au 4 ° mandat, m'avaient laissé sur ma faim, une odeur de résignation flottait dans l'air et mes échanges avec mes jeunes amis, plus tentés par une traversée périlleuse que par la révolution sociale, m'avaient amené à douter...

    Aujourd'hui, moi qui ne crois pas aux miracles, je vois le peuple algérien debout, pacifique et joyeux, sans haine contre ceux qui l'ont spolié, ne demandant que son droit au bonheur, dans son pays libéré et fraternel. Ces moments de solidarité et de civisme devraient être un exemple pour nos classes moyennes atteintes de fièvre jaune qui souvent revendiquent tout et son contraire, oubliant seulement leur responsabilité dans la situation sociale qui est la leur.

    La révolution algérienne qui se déroule sous nos yeux me rappelle mon Mai 68 festif et plein de riches rencontres, d'émotions et de découvertes. Je souhaite à la jeunesse algérienne d'éprouver autant de plaisir que nous en avons connu en ces temps bénis où tout devenait possible.

    L'auto organisation du peuple se défiant des tribuns guettant la place et la prébende des morpions accrochés au pouvoir, sa volonté de ne pas se voir confisquer sa lutte par quelque barbu ou quelque cacique repenti pourra représenter pour le 21 ° siècle ce qu'incarna en 1936 la révolution espagnole où le prolétariat au lieu de saccager le bien commun se l'appropria et le socialisa. L'Algérie est riche de sa terre et de sa jeunesse, tout y est possible et nous sommes nombreux de ce côté-ci de la Méditerranée, internationalistes, citoyens du monde, libertaires à vous soutenir et à faire en sorte que Votre Utopie devienne Notre Réalité...

     

    Riton                                                                                                                               18 03 19

     

     

     

     

  • Communiqué

    « L’Algérie est au bord de l’éclosion »

    Par Mohammed Harbi et Nedjib Sisi Moussa

    Mardi 12 Mars 2019

    Le surgissement populaire du Vendredi 22 Février 2019 constitue une rupture majeure dans notre histoire comme dans celle du Maghreb. Il s’agit de la consolider et d’élargir le champ des possibles. Aujourd’hui, les algériens ont remporté une première victoire.

    Notre tâche prioritaire est de tirer la leçon du soulèvement d’octobre 1988. Le 4 octobre 1988, des manifestations, avant tout des jeunes, éclatent à Alger. De la manifestation, ils passent à l’émeute et l’armée sort de sa réserve. Le 7 octobre 1988, les manifestations éclatent dans diverses villes du pays, les activistes islamistes montrent leur force, ils disposent de leaders ayant une audience comme Ali Benhajd, le président Chadli Bendjedid déclare la répression et le camp a toutes les peines à se structurer. Notre tâche prioritaire est d’éviter à nouveau le détournement du fleuve, à savoir la confiscation de la souveraineté populaire qui est à l’origine de l’autoritarisme sous sa forme actuelle.

    Nous sommes devant une nouvelle crise du régime, mais le peuple algérien a déjà tranché. Le Front de Libération Nationale (FLN) a vécu, le cinquième mandat aussi. L’annonce du président, Lundi 11 mars 2019, ne fait qu’entériner cet état de fait.

    Ici et là, des alternatives politiciennes sont proposées par les démocrates au nom du changement. Mais les intérêts des classes populaires sont rarement pris en considération. Or, ce sont elles qui vivent le plus intensément l’humiliation, les abus du pouvoir, la répression et la hogra.

    Ces maux caractérisent tout le Maghreb. C’est pourquoi, après la révolution tunisienne et le mouvement du 20 février 2011 au Maroc, la situation algérienne résonne avec autant de force chez tous ceux qui aspirent à la dignité.

    Sans céder à l’esprit de revanche, il nous faut prendre garde à ce que les anciens partisans du statu quo ne se rachètent pas une virginité au nom d’une transition qui renouerait insidieusement avec l’ancien régime et ses pratiques de corruption, de clientélisme et de prédation.

    La démocratie, que chacun revendique désormais à voix haute, est tout le contraire du consensus dont nous subissons les conséquences. Souvenons-nous qu’il a toujours constitué le cri de ralliement pour les classes dirigeantes.

    Le souci d’établir des rapports égalitaires est à la base de la fraternité dont rêve le peuple. Mais pour lui donner de la consistance, il faut sortir de l’unanimisme de façade qui constitue un frein à la décantation et au regroupement des forces populaires.

    La république est à refonder, en rupture avec les tentations despotiques assimilées à la monarchie par les acteurs du surgissement populaire.

    Les aspirations des classes laborieuses, dont les femmes et la jeunesse constituent les moteurs, doivent être affirmées dès à présent. Il faudra donc respecter leur autonomie d’organisation et d’action. Dans cette perspective, l’égalité des sexes est indiscutable.

    Contrairement à l’idée selon laquelle les algériennes et les algériens se seraient réveillés le Vendredi 22 Février 2019, les événements en cours sont en réalité le fruit d’un long processus nourri du combat des forces les plus déterminées et payé par elles au prix fort.

    De nombreuses luttes sectorielles, qui ne se sont guère aventurées sur le terrain politique, ont été menées au cours de la dernière période, dans toutes les régions du pays.

    Les concessions matérielles, faites par un gouvernement désireux d’acheter la paix sociale, ont été rattrapées par l’inflation et la cherté de la vie, ce qui souligne l’importance du mot d’ordre de grève générale pour dépasser la segmentation et se constituer en force indépendante.

    La main tendue des oligarques aux travailleurs est un marché de dupes et ne fait que perpétuer leur subordination à l’agenda néolibéral. Car ce sont les hommes d’affaires qui ont besoin des masses populaires pour faire pression sur le pouvoir afin de défendre leurs privilèges. En revanche, les chômeurs, les pauvres et les salariés, n’ont pas besoin de s’appuyer sur les milliardaires pour affirmer leurs propres objectifs.

    Depuis 2012 au moins, s’est constituée dans l’ombre une clique comprenant les représentants de la politique en uniforme, le président et sa famille, ainsi que les affairistes. C’est ce groupe qui a soutenu l’appel à un quatrième mandat puis à un cinquième mandat. Son arrogance est à l’origine du sursaut populaire.

    Soyons vigilants. L'épouvantail d’une ingérence de forces extérieures n’est pas crédible. Arrêtons de chercher le diable en dehors de nous. La crise oppose des forces sociales et politiques internes à l’Algérie.

    L’aspiration à un changement radical s’est exprimée massivement et avec force dans les rues, faisant vaciller les tenants du régime. Pour la grande majorité de notre peuple, la quête de la liberté n’est pas séparable de celle de l’égalité.

    Nous sommes aux côtés des classes populaires dans leur volonté de gérer elles-mêmes leurs propres affaires. Car il ne peut y avoir de démocratie réelle sans prise en compte de leurs aspirations spécifiques.

    Nous sommes partisans de l’auto-organisation des travailleurs, à travers la mise en place d’assemblées dans les quartiers, les villages et les villes, où les individus délibèreront de la prise en charge de tous les aspects de la vie quotidienne, sans la médiation de l'état ou des professionnels de la représentation.

    Il s’agit d’aller le plus loin possible dans la remise en cause de l’ordre capitaliste, sécuritaire, patriarcal et religieux.

    Notre pays a hérité de l’esprit de la hisba, l’ordonnancement du bien et l’interdiction du mal, la surveillance de tous par tous. Opposons-lui le respect de l’autonomie individuelle, la liberté de conscience, celle de disposer de son propre corps, de le mettre en mouvement et de se réapproprier tous ensemble l’espace public, comme l’ont fait, dans la joie, les algériennes et les algériens.

    Le chemin qui mène à l’émancipation sociale sera long mais il n’est pas d’autre voie pour réaliser l’épanouissement de chacun et de tous.

     

  • Histoire iconoclaste de la guerre d'Algérie...

     

     

    Alors que le pays vit une tourmente inégalée depuis la décennie noire, voire son indépendance, l'Algérie se rappelle à notre mémoire et un retour sur son histoire, qui fut aussi la nôtre, n'a rien de superflu. Le récent livre de Guy Pervillé spécialiste de l'histoire contemporaine nous offre une vision dépassionnée et objective de ces « événements » et pose la question de la neutralité de l'écrivain. L'éternel débat entre la mémoire humaine et la vérité historique n'est pas prêt d'être terminé, s'il est indispensable pour percevoir l'actualité, souhaitons qu'il ne parasite pas trop nos combats d'aujourd'hui, nous avons tant à faire pour éviter les pièges du passé...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Histoire iconoclaste de la guerre d'Algérie et de sa mémoire » e Guy Pervillé aux éditions Vendemiaire.

     

     

  • Communiqué

    La communauté algérienne de Toulouse prévoit une manifestation contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika



    Après Londres, Paris, Montréal, c'est au tour de Toulouse de montrer sa solidarité avec les Algériens qui s'opposent à la perspective d'un cinquième mandat du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Une manifestation est prévue :

    dimanche 3 mars place du Capitole à 15h.



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