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  • Communiqué

    Appel des jeunes engagés pour l’Algérie

     Nous, jeunes citoyens engagés, signataires de la présente lettre, sommes profondément inquiets pour l’avenir de notre pays.

    À la veille d’une échéance politique importante, la prolongation du statu quo constitue un réel danger pour l’Algérie. Un changement structurel de système est nécessaire, dans les plus brefs délais.

    Cet appel est un cri de colère et d’espoir qui doit interpeller toutes les Algériennes et tous les Algériens sur la nécessité de prendre leur destin en main.

    Notre pays s’enlise dans une crise multidimensionnelle. Les jeunes, qui représentent 70% de la population, sont les premiers à en souffrir. Le chômage touche plus d’un jeune sur trois. La politique économique paupérise les citoyens. Les inégalités se creusent. La harga et la fuite des cerveaux augmentent d’une manière spectaculaire. La corruption et la généralisation de la hogra affaiblissent la confiance des citoyens envers la chose publique. Le malaise économique, social et culturel, aggravé par une paralysie politique destructrice, est visible à tous les niveaux.

    Sur le plan international, l’Algérie, autrefois symbole de résistance et de grandeur, est devenue inaudible et porteuse d’une image indigne de son histoire.

    Dans ce contexte alarmant, nous, jeunes citoyens engagés, avons la profonde conviction qu’il est indispensable et salutaire d’entendre l’exigence de liberté, de justice et de dignité des citoyens algériens.

    Le changement passe par des ruptures inévitables.

    Notre société est en mesure de prendre son destin en main et de construire son pays dans la paix et la sécurité. L’heure est à l’émergence des forces vives et positives, piliers d’une Algérie démocratique, moderne et prospère.

    Nous, jeunes citoyens engagés, sommes aussi conscients que notre génération doit assumer ses responsabilités et faire face aux innombrables défis de demain tels que la transition énergétique, la croissance démographique, le retard scientifique et technologique, et le réchauffement climatique pour ne nommer que celà.

    Le compte à rebours est bien avancé. Chaque jour d’immobilisme est un temps perdu pour notre pays.

     

    À la jeunesse algérienne,

    Il est primordial de croire qu’un avenir autre est possible. Face au désespoir et au désarroi ambiant, nous ne devons pas abdiquer. Il nous faut redoubler d’efforts citoyens, d’engagements politiques, et faire converger nos forces pour bâtir l’Algérie de demain.

    Malgré les innombrables restrictions, beaucoup de jeunes, vivants en Algérie ou à l’étranger, évoluent déjà au sein de leurs propres espaces d’expression et de création. En assumant leurs droits et leurs devoirs citoyens, ils savent pertinemment que le changement est un projet collectif, essentiel pour le pays et les générations futures.

    À ceux qui gouvernent l’Algérie,

    Renoncez au statu quo qui nous condamne dans une infernale fuite en avant. Écoutez la voix des jeunes et des citoyens qui auront à construire l’Algérie de demain.

    À toutes les Algériennes et à tous les Algériens,

    Ayons le courage d’ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire nationale, celui de l’État de droit et de la démocratie.

    Algérie, 29 janvier 2019

     

    Les Signataires

    - Lynda Abbou, journaliste

    - Yanis Adjlia, activiste

    - Fouzi Beggah, docteur en pharmacie

    - Okba Bellabas, avocat

    - Zakaria Benlahrech, avocat

    - Kahina Bouchefa, psychologue et professionnelle en enseignement supérieur

    - Yasmine Bouchene, journaliste

    - Adel Boucherguine, journaliste

    - Mohamed Nadjib Boukersi, docteur en pharmacie

    - Lamia Saad Bouzid, activiste politique

    - Mehdi Brahimi, data scientist, docteur en ingénierie

    - Amina Afaf Chaieb, cheffe d’entreprise et activiste politique

    - Mehdi Cherifi, citoyen algérien

    - Islam Amine Derradji, politiste et chercheur-universitaire

    - Tin Hinan El Kadi, chercheuse en sciences sociales

    - Raouf Farrah, analyste politique et chercheur-universitaire

    - Mehdi Hachid, artiste visuel et ingénieur en communication - Mohand Hadadou, animateur associatif et militant politique

    - Abdel Moumene Khelil, défenseur des droits de l’Homme

    - Amine Labter, journaliste - Slimane Mouh, défenseur des droits de l’Homme

    - Aissa Rahmoune, avocat et défenseur des droits de l’Homme

    - Abderrahmane Salah, avocat - Madjid Serrah, blogueur et militant associatif

    - Yasmine Tafat, Chef de Projet Clinique International

    Pour nous joindre: Email: jeunesengages.dz@gmail.com

    Page Facebook https://www.facebook.com/jeunesengages.dz 

     

  • Les Poilus du Sud-Ouest...

    Au cours du brûlant été 1914, les jeunes Girondins, Landais, Charentais, Basques, Béarnais ou Pyrénéens quittent leur « petite patrie » pour se rendre à la guerre, trop souvent pour ne plus revenir. Ils partent avec le 18e corps d’armée de Bordeaux. Dès 1914, celui-ci est aux premières loges en Belgique, sur l’Aisne ou sur la Marne, comme il le sera à Verdun ou au Chemin des Dames.

    Peu à peu, les nécessités de la guerre vont brasser ces identités locales dans le creuset aveugle des tranchées assassines, jusqu’à la victoire si amère de cet automne 1918 qui prélude au difficile retour au pays des survivants.

    C’était il y a un siècle et, depuis longtemps déjà, nul parmi eux n’est plus là pour s’en souvenir. Cet ouvrage tente de suivre leur trace et de témoigner de leur histoire, celle des fils d’une région qui était alors principalement rurale. Voici l’histoire des « Poilus du Sud-Ouest ».

    L'auteur Vincent Bernard est historien et enseignant. Son livre "Les Poilus du Sud-Ouest . Le 18° corps dans la grande guerre" est publié par les Editions Sud-Ouest.

    Communiqué de presse de l'éditeur



  • Lexique amoureux de Montauban...

     

     

    Les éditions Cairn viennent de publier un ouvrage collectif sur notre bonne ville dont les différents auteurs se déclarent « amoureux »... Ce livre agréable à lire offre la parole à des érudits du crû qui reviennent à leur façon sur des personnages, des lieux ou des événements de notre histoire. S'il est sans nul doute un outil indispensable et facile d'accès à des touristes de passage ou des néo-montalbanais, il laisse un arrière goût de frustration à quelques vielles barbes de mon espèce. Il y aurait tant à dire sur des périodes plus récentes de la vie de la cité, sur des contemporains vivants ou décédés, ouvriers anonymes ou acteurs oubliés de l'action culturelle qui m'ont fait être, jadis, moi aussi amoureux de ma ville.

    Cette grosse bourgade rurale semblant endormie et qui d'un coup se réveillait lors de ses quatre foires annuelles, sa place nationale encombrées de charrettes à bras, ses rues commerçantes où cohabitaient piétons, vélos et voitures, la dizaines d'épiceries de Sapiac, les fêtes de quartiers et leurs bagarres de fin de soirée, les délires nocturnes au « Sans Souci » après les collages d'affiches du centre culturel naissant où s'activaient des animateurs bénévoles sous la férule de J-Paul Schaack, les instituteurs laïques qui ne craignaient pas alors les poursuites judiciaires pour les bienfaisantes remontrances dont ils nous gratifiaient, cette ville vivante me manque aujourd'hui et j'avoue, j'en ai la nostalgie.

    Mais ne doutons pas que viendra bientôt une suite à cet ouvrage qui fera une place à la mémoire de montalbanais moins illustres mais qui firent néanmoins que notre ville existe depuis bientôt 900 ans...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Lexique amoureux de Montauban » ouvrage collectif publié par les Editions Cairn.

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