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  • Communiqué

    Une puissance des gens est-elle possible face au mépris et aux injustices d’un Etat
    qui ne compte pas tout le monde ?

    Rencontre le Mardi 27 Novembre, 18h30

    Nous proposons de tenir la prochaine « Rencontre pour penser l'Aujourd'hui » à partir d’un échange
    qui a eu lieu avec une habitante d’un quartier populaire. Cet échange portait sur ce qu’il est possible
    de faire pour transformer des situations avec le souci du « pour tous », et pour faire face à l’injustice
    et au mépris.
    Cette personne avançait l’idée suivante : « beaucoup de gens aujourd’hui ne disent pas ce qu’ils
    pensent et n’agissent pas, car ils font le constat qu’en aucun cas leurs paroles et leurs volontés ne
    sont prises en compte, bien plus : qu’ils sont méprisés. »
    En même temps, elle interrogeait sur le fait que même si on veut le faire ( se prononcer, agir ), « il
    n’y a pas d’endroit où cela est possible ». Pour sa part, elle avait décidé de « s’y mettre et d’essayer
    de faire quelque chose ».

    A partir de ce questionnement, qui met en évidence la situation politique difficile d’aujourd’hui
    nous ouvrons à quelques points de débats et réflexions :
    1) Ce que nous dit cette personne, n’est-ce pas ce que vivent déjà des millions de gens de ce
    pays, à savoir qu’ils ne sont plus comptés nulle part, que leurs avis, points de vue, pensées, actions
    sont en dernier ressort méprisés, rejetés, combattus par les divers institutions et « politiques » ?
    2) N’est-ce pas tout simplement là les conséquences du fonctionnement de l’Etat séparé des
    gens, de l’Etat sans peuple en place maintenant depuis plus d’une décennie, où plus rien ne se
    discute, ne se négocie avec les gens ?
    3) S'agit-il d'une crise provisoire du rapport de l’Etat aux gens, crise de la représentation,
    crise du régime parlementaire, ou est-ce bien plus profond : s’agit-il d’un nouveau type de régime
    qui se cherche et s’expérimente ? Car tout compte fait, la fin de la légitimité du parlementarisme ne
    paraît pas plus inquiéter que cela les dirigeants politiques. (Et cela n’est pas valable que pour la
    France).
    4) Faut-il alors chercher à maintenir à tout prix l’idée d’une nouvelle représentation, à
    savoir : de nouveaux élus, partis, mouvements... comme réponse possible ? Ou bien faut-il travailler
    à partir de nos propres affirmations et recherches ; prendre au sérieux et partir de ce qui est dit et de
    ce qui est interrogé par ceux qui cherchent à transformer des situations du point des gens ?
    5) « Il n’y a pas d’endroit pour cela » : cela interroge sur les lieux possibles où le travail à
    faire, la confiance dans nos propres propos, la capacité collective à penser et agir sont pris en
    compte et peuvent permettre de faire puissance face à l’Etat, ce qui n’est ni facile, ni évident.
    Nous vous proposons de débattre et réfléchir ensemble des éléments de réponse à ces questions le :

    MARDI 27 NOVEMBRE, A 18H30
    PETITE SALLE ESCOUSSIERES ARNAUD BERNARD
    3 rue Escoussières Arnaud Bernard, Métro Capitole ou Jean-Jaurès

    Dans le cadre des « Rencontres pour penser l'aujourd'hui »

    mail : ouvriersgensdici@free.fr Toulouse, le 10/11/2018
    site : www.ouvriersgensdici.net

  • Algérie, les écrivains dans la décennie noire...

    Il y a trente ans, en octobre 1988, le monde arabe connaissait son premier « Printemps » en Algérie, suivi d’une guerre civile d’une rare violence qui saigna le pays, par l’assassinat ou par l’exil, d’une grande partie de son intelligentsia. L’une des premières victimes, le poète et journaliste de langue française Tahar Djaout tomba, en 1993, sous les balles de djihadistes islamistes.
    Entre études littéraires et sociologie des intellectuels, ce livre montre les conséquences de cette crise politique sur les écrivains algériens. Cette guerre civile a-t-elle été une guerre des langues, opposant anti-islamistes francophones soutenus par la France, et pro-islamistes arabophones, choc de civilisations qu’un certain discours de l’époque s’est plu à diffuser ? Il est vrai que l’ancienne puissance coloniale est redevenue à l’occasion de cette « décennie noire » un espace central pour l’exil, le débat politique, et la reconnaissance littéraire des Algériens. C’est plus largement la place de ces écrivains dans les sociétés algérienne et française qui est interrogée.
    Exceptionnelle par l’ampleur et la diversité de ses sources, cette étude s’adresse aux lecteurs curieux de découvrir une littérature à la fois si proche et lointaine (de langue française ou arabe : Rachid Boudjedra, Mohammed Dib, Assia Djebar, Tahar Ouettar…) ; et qu’intéressent les enjeux particulièrement actuels de l’engagement politique en période de censure religieuse, de migrations intellectuelles, et d’identités postcoloniales à l’heure de la mondialisation.

     

    L'auteur Tristan Leperlier est chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique.

    Son livre est publié par CNRS éditions.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur

  • Jacques Chevallier...

    Jacques Chevallier est le dernier acteur majeur de l'histoire douloureuse de l'Algérie française. Son itinéraire est complexe : Croix-de-Feu dans les années 30, il se rapproche après la guerre du parti radical , tout puissant en Algérie, puis du RPF gaulliste, avant de devenir mendésiste. Politicien ambitieux, familier des écarts brusques, il est aussi profondément chrétien. Il est imprégné par la doctrine sociale de l'église et demeure attentif à la misère algérienne. Cela le conduira à adopter la nationalité algérienne au lendemain de l'indépendance. Un geste solitaire, incompris par ceux qui vont emprunter les chemins de l'exil.

     

    « Jacques Chevallier, les fidélités successives du dernier maire d'Alger »



    Né en 1944, diplômé de sociologie, journaliste, Alain Herbeth termine, avec ce portrait de Jacques Chevallier, sa « trilogie algérienne ». L'ont précédé deux autres portraits d'acteurs majeurs, et français, de la guerre d'Algérie : Jacques Soustelle et Robert Lacoste, tous publiés aux éditions L'Harmattan.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.




  • De la presse indigène à la presse indigeste...

    « Le quatrième pouvoir ne devait être ni les hommes, ni les médias, mais l’argent. Ce cinquième pouvoir, invisible, inodore et corrupteur. Les hommes et les médias étaient dans un second rôle. Des caporaux au service de la quincaillerie. Le temps donna mille raisons aux journalistes qui ont embrassé et fui, ce métier. L’avènement de la presse indépendante en Algérie posait, en fait, le tapis rouge à la cinquième colonne des affairistes, qui entamaient désormais leur marche, en ordre discipliné, sur les cadavres encore chauds d’une corporation toute vierge. Une arnaque nationale. »

    Karim Bennacef aux éditions Edilivre

    Communiqué de presse de l'éditeur

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