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  • Faire front...

    Les journées ouvrières des 9 et 12 février 1934

    Introduction de Laurent Lévy

    Le 12 février 1934, une foule immense descend le cours de Vincennes en direction de la place de la Nation, drapeaux rouges déployés au milieu d’une clameur unanime : « À bas le fascisme ! » C’est le point d’orgue de la formidable réplique ouvrière au coup de force des ligues d’extrême droite du 6 février qui fit vaciller la IIIe République. Marc Bernard, jeune « écrivain prolétarien », est témoin de ces événements. Rassemblant coupures de presse, tracts et témoignages, il décrit avec enthousiasme le déroulement de ces journées de grèves et de manifestations à Paris, dans la ceinture rouge et les grandes villes industrielles. Communiste de cœur plus que d’appareil, il y perçoit surtout l’élan unitaire spontané des ouvriers et leur détermination dans le combat antifasciste qui annoncent l’effervescence du Front Populaire.

     

    Comme l’écrit Laurent Lévy dans sa présentation, « avec les journées ouvrières des 9 et 12 février 1934, les masses ont fait l’histoire. À leur écoute, les forces organisées du mouvement ouvrier auront appris cette leçon : l’impérieuse obligation de faire front. »

    Marc Bernard

    Marc Bernard (1900-1983) fut ouvrier, cheminot puis écrivain. Il est l’auteur de plusieurs romans, nouvelles et essais, lauréat du prix Goncourt en 1942 pour Pareils à des enfants. Son livre est publié par les Editions La Fabrique.

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Tout !...

     

    La parution du livre de Magnus McGrogan sur l'histoire mouvementée du journal « Tout ! » et du groupe V.L.R. (Vive La Révolution) qui embrasèrent la sphère gauchiste des années 70, nous ramène à cette époque post-soixante-huitarde ou l'Utopie semblait à portée de main.

    Comme chez chaque être humain, le meilleur et le pire cohabitaient dans les groupes et si globalement les mouvements ne survécurent pas à la répression étatique et à la lassitude des militants, ce qui fut produit en ces temps fut modestement... magnifique !.

    En effet, la conjugaison de l'histoire du mouvement révolutionnaire, des luttes ouvrières du moment, de la contestation étudiante, de la contre-culture d'origine américaine, des combats d’émancipation internationaux, donna naissance et contenu aux revendications de nos copines du MLF, engagées contre le patriarcat et pour la jouissance pleine et entière de leur corps face à un pouvoir réactionnaire et clérical, loin des préoccupations de nos féministes d'aujourd'hui trop enclines à expédier les « mâles blancs » derrière les barreaux. Les homosexuel-le-s ne se battaient pas pour le droit au mariage mais pour le respect de la différence et pour échapper au massacre à la sortie des toilettes publiques ou sur les chantiers. Nos expériences communautaires pour fuir le système et pratiquer une véritable solidarité, l'expression de petits groupes libertaires au travers de minuscules publications tirées sur des ronéos détournées dans les aumôneries catholiques ou prêtées par nos compagnons de la CNT, l'aide au objecteurs de conscience et divers insoumis, s'inscrivirent pleinement dans la lignée de ce mélange explosif d'anarchisme, de situationnisme, de spontanéisme...

    Merci les copains de nous avoir donné envie de jouir sans entraves. Vos rêves nous accompagnent puisque nous sommes toujours debout et que nous continuons à nous battre...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Tout ! Gauchisme, contre-culture et presse alternative dans l'après-mai 68 » de Manus McGrogan aux éditions L'échappée.

  • La Révolution à Marseille...

     

     

    « L'histoire de la Révolution à Marseille a été négligée jusqu'à nos jours. Elle n'a guère été traitée que par épisodes. Elle constitue pourtant une des parties essentielles de notre histoire nationale. »

    Ecrites par Paul Gaffarel il y a plus d'un siècle, ces lignes restent d'actualité, la Révolution à Marseille n'ayant fait l'objet que de chapitres au sein d'histoires générales de la ville ou d'articles particuliers. C'est pourquoi, en dépit de son ancienneté, l'étude -strictement événementielle- de Paul Gaffarel conserve tout son intérêt. Après le décès de l'auteur en 1920, son manuscrit avait été donné par sa veuve aux Archives municipales de Marseille. Seuls des extraits en avaient été publiés dans les années 1930 dans le Bulletin officiel du Musée du Vieux-Marseille.

    C'est une retranscription de ce texte que nous présentons aujourd'hui. L'érudit Georges Reynaud y a apporté des notes qui identifient la totalité des personnages, grands ou petits, évoqués au fil du texte.

    Cette édition est introduite par une étude sur la vie et l'oeuvre de Paul Gaffarel, historien de la France coloniale et de la Révolution.

     

    « La Révolution à Marseille 1789-1794 » de Paul Gaffarel est publié par les éditions Gaussen.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Le Mai 68 des historiens...

     

     

     

    À l'écart des commémorations du cinquantenaire de Mai 1968 et, en oxymore, en son centre, l’ouvrage rouvre un dossier entamé dix ans plus tôt. La démarche, à l’intersection du témoignage et du storytelling, offrait alors, un rendu des travaux d’une équipe de recherche, dirigée par Agnès Callu et soutenue par l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP/CNRS) travaillant, pendant trois ans, sur la perception autant que l’analyse d’une génération d’historiens – ceux nés entre 1923 et 1940, soit la classe d’âge précédant celle des Baby Boomers – de « leur Mai ». Privilégiant le dialogue « d’entre soi » car les entretiens étaient ceux d’historiens majeurs fabriqués par de jeunes historiens, l’objectif consistait à faire surgir le « retour d’expériences » d’experts, témoins oculaires ou auriculaires, d’un évènement basculant les habitus sociaux sur le temps court, réinventant à l’échelle du temps moyen, les pratiques et les usages de l’histoire. La nouvelle convocation, celle de 2018, entreprend une réactualisation critique de l’ouvrage livré à l’issue du colloque-bilan tenu au Collège de France en 2008 en même temps qu’il se demande s’il faut commémorer 68 et si oui, de quelles manières et dans quelles perspectives.

     

    Ouvrage sous la direction d'Agnès Callu, préfacé par Patrick Boucheron et publié par les Presses Universitaires du Septentrion, collection Histoire et Civilisations.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Prisons et camps d'internement en Algérie...

     

     

    Les missions du Comité International de la Croix-Rouge dans la guerre d'indépendance 1955-1962





    Dès les premiers jours de l’insurrection algérienne, en novembre 1954, des arrestations visent toute personne soupçonnée d’actes portant atteinte à la sûreté de l’État. Des hommes et des femmes remplissent rapidement les prisons. Des suspects s’entassent dans des camps. En quelques mois, ces détenus se comptent par milliers.


    Conformément à ses statuts, le CICR envisage rapidement de contrôler leurs conditions de détention. Parallèlement, l’institution tente de vérifier celles des soldats français qui seraient aux mains du FLN. À partir du début de l’année 1961, ces contrôles s’élargissent au bénéfice des Européens pro-Algérie française arrêtés. 
    Pour la première fois, un ouvrage se penche principalement sur l’application du droit humanitaire dans cette guerre qui ne dit pas son nom, ce qui permettait de passer outre à la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre. 
    Comment les délégués du CICR ont-ils procédé pour mener à bien leurs missions alors que le sort des prisonniers figure rapidement au cœur des stratégies du mouvement de libération nationale que les gouvernements français successifs tentent de contrecarrer ? Le CICR, à son corps défendant, a dû mener son action dans le cadre de cet affrontement. 
    En 10 missions, près de 500 visites de contrôle sont effectuées par ses délégués. Leurs observations consignées dans des rapports nous donnent une idée assez précise du quotidien vécu par les différentes catégories de prisonniers : surpopulation dans les prisons et les camps, des internés mangeant dans des boîtes de conserve, traces de tortures… mais également, des régimes de détention plus acceptables grâce à l’attitude humaine de certains responsables de camps. 
    Cet ouvrage développe également les diverses actions du CICR au bénéfice des populations réfugiées au Maroc ou en Tunisie et des personnes reléguées par l’armée française dans des camps de regroupement en Algérie.

    Chercheure-docteure en histoire, Fatima Besnaci-Lancou a dirigé le numéro 666 de la revue Les Temps Modernes, consacré aux harkis sous le titre « Harkis - 1962-2012, les mythes et les faits », membre du Conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes (66) et de la Maison d’Histoire et de Mémoire d’Ongles (04), Prix Seligmann contre le racisme.

    Le livre est publié par les Editions du Croquant



    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Didier, homme du peuple...

     

     

    Ce livre est le seul que Maurice Bonneff (1884-1914) ait publié sous son nom. Mais il en a écrit d'autres, cosignés avec son frère Léon (1882-1914) : quatre enquêtes fondamentales et exemplaires sur la condition ouvrière à la « belle époque » qui pour être si belle fut sans pitié pour les plus démunis. Situation que l'on peut méditer aujourd'hui encore où les choses ont si peu changé pour les plus pauvres ! Les deux frères dont l'avenir était prometteur furent tués à trois mois de distance au tout début de la grande boucherie.

    Didier, homme du peuple, roman mais aussi formidable document d'histoire sociale, nous conte la courte vie d'un orphelin devenu actif militant de la solidarité ouvrière et de la cause syndicale. C'est en partie l'histoire romancée d'un syndicaliste mort à la tâche, Henri Pérault (1866-1908). C'était un temps où le capitalisme atteignit des sommets dans l'exploitation honteuse des travailleurs les plus exposés. Ici les terrassiers, les « taupiers », comme ils se nommaient eux-mêmes, qui construisirent notamment de leurs mains le métro parisien. Didier est l'un d'entre-eux qui, parallèlement à l'exercice épuisant de son métier, milite comme militaient à cette époque les syndicalistes révolutionnaires, tels Fernand Pelloutier, Amédée Dunois, Maurice Chambelland, Pierre Monatte et tant d'autres, dont l’œuvre constructive toute de dévouement devait aboutir indirectement aux meilleurs acquits du Front populaire à travers la diffusion souvent combattue de leur pensée et de leurs actions en faveur de la solidarité, de l'unité syndicale, du fédéralisme et de la coopération. Un roman oublié dont nous redonnons ici tous les éléments de la version complète, édulcorée lors de sa parution en 1914.

     

    « Didier, homme du peuple, » de Maurice Bonneff aux éditions Plein Chant collection Voix d'en bas.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

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