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  • Le fascisme islamique...

     

     

    Comment se reconnaître musulman, tout en exprimant une vision critique par rapport à la religion islamique, à son fondateur et à ses textes sacrés. C'est l'exercice périlleux auquel se livre l'intellectuel allemand d'origine égyptienne, Hamed Abdel-Samad dans un livre publié par les éditions Grasset. Avec courage et s'appuyant sur une argumentation irréfutable, l'auteur développe la thèse d'une religion qui, dès l'origine développa les mêmes pratiques guerrières et la même intolérance que les groupes fascistes qui mirent l'Europe à feu et à sang au cours du 20 ° siècle. Il décortique les idéologies et établit des parallèles entre les principes et les actes produits par les nazis et les islamistes radicaux. Ce qui, bien sûr n'est pas du goût des obscurantistes qui l'on gratifié d'une menaçante fatwa.

    Alors que les tenants de l'intégrisme islamique se réclament d'écrits du VII ° siècle et ont recours à des comportements des plus barbares au nom de leur foi, les musulmans prétendus « modérés » nous parlent de paix et d'amour en se référant au même Coran. Ne serait-il pas temps pour ces derniers de faire évoluer leur doctrine et leurs rites pour les mettre en adéquation avec notre époque ? Les autres religions du Livre l'on bien fait et personne chez eux ne se revendique plus d'un dieu vengeur ou de l'inquisition. Le vivre ensemble mérite bien que l'on se penche sur la question...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Le fascisme islamique, une analyse » de Hamed Abdel-Samad aux éditions Grasset.

     

  • Soumission... ou résistance ?...

     

     

    Le livre de Michel Houellebecq est certes une fiction. Sauf que les bouleversements politiques jusqu'ici inimaginables que nous vivons, les trahisons, les reniements, le mépris affiché par les élites vis à vis du citoyens lambda et leur égo surdimentionné nous autorisent à craindre le pire. Pris en tenaille entre un fascisme brun et un fascisme vert, face à des crânes rasés et des barbes fournies , le sentier de la Raison devient de plus en plus caillouteux. La disparition progressive de la conscience de classe, le retour des nationalismes, le racialisme se substituant à la Fraternité et à l'idée collective, le vide existentiel et le chacun pour soi, le retour du religieux et la remise en cause des acquits sociaux et des valeurs républicaines sont des symptômes des plus inquiétants. Que ferions-nous si le scénario du livre de Houellebecq publié par les éditions J'ai lu venait à devenir réalité, ce qui à mon sens n'est pas impossible ? La compromission du politique et du religieux s'est souvent vérifié dans notre histoire et au grand détriment de notre peuple. L'intérêt marqué pour les intégristes vis à vis de l'éducation n'est pas anodin. La résignation voire l'abandonnisme ambiant ne nous porte pas vers la Résistance mais bien au contraire vers une fatale soumission.

    Ce livre a fait polémique à sa sortie. Il n'est en rien un ouvrage politique, simplement une vision de son auteur, néanmoins si on réalise que « 1984 » d'Orwell dépeint chaque jour un peu plus notre quotidien, il serait peut-être temps de se mettre à réfléchir sérieusement...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Soumission » de Michel Houellebecq aux éditions J'ai lu.

     

  • Mes indépendances...

     

     

    Kamel Daoud est un sacré bonhomme, comme je les aime. C'est une plume et aussi un journaliste hors pair. Sur le net et parfois lorsqu'il m'arrive de me trouver sur l'autre rive de la Méditerranée, je me régale à parcourir ses chroniques dans le Quotidien d'Oran. Avec élégance et précision il décrit son pays et le monde. Avec courage il égratigne le sacré, la religion et l'état, bénéficiant ainsi de fatwas et de menaces émanant autant du sabre que du goupillon islamique. Avec clairvoyance il dresse le portrait d'un peuple à l'abandon et d'un pouvoir corrompu. Avec générosité il instille l'espoir dans l'avenir.

    Lassé des attaques menées par tous le empêcheurs de jouir librement et l'incompréhension de ses semblables, le « chroniqueur » comme il lui plait de se définir, veut quitter le journalisme pour se consacrer à l'écriture, dans laquelle il excelle par ailleurs. Ce serait une bénédiction pour la littérature, mais bien regrettable pour l'expression libre...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Mes indépendances / Chroniques 2010-2016 » de Kamel Daoud aux éditions Actes Sud.

    Son roman « Meursault, contre enquête » a reçu le prix Goncourt du premier roman en 2015.

     

  • Quelques notes avec Brassens...

     

     

    Fin de semaine dans ce monde de barbares et de faux-culs, laissons-nous aller à un peu de poésie et, nom de Dieu que ça fait du bien !... Joël Favreau a été le guitariste de Brassens, il a aussi été son ami et son complice. Dans son livre publié par les éditions L'Archipel, il y témoigne du talent mais aussi dela grandeur d'âme du barde sétois. Il y évoque les succès mais aussi les galères, les copains et la fraternité.

    Le grand moustachu nous manque, comme nous manquent Léo, le grand Jacques, Barbara et bien d'autres, tous ces acteurs militants de l'humanité et de l'expression libre, ces magiciens des mots et des notes, ces iconoclastes auxquels se référait notre jeunesse en perpétuelle ébulition.

    Aujourd'hui le temps se couvre. Les cranes rasés jouent à cache-cache avec les barbus. La Raison fout le camps. On n'a même plus le temps de rêver. Tonton Georges revient !...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Quelques notes avec Brassens » de Joël Favreau aux édition L'Archipel, préface de Maxime Le Forestier.

     

  • Ils ne savaient pas que c'était une guerre...

    Ils ne savaient pas que c'était une guerre...

     

    Et le pouvoir en place à l'époque se gardait bien de les informer sur ce qui les attendait sur l'autre rive de la grande bleue. D'ailleurs cette rébellion de quelques brigands, ces « événements » ne sauraient s'étaler dans le temps... La guerre d'Algérie dura huit ans et le traumatisme qu'elle a entraîné chez les appelés qui y participèrent est encore vivace de nos jours.

    Issus d' un petit village de la Loire, Bourg-Argental, des jeunes de vingt ans sont envoyés en Algérie sans préparation militaire, protéger l'ordre colonial et accomplir des tâches diverses, logistiques, administratives mais aussi de police, pendant de nombreux mois. Ils sont confrontés à la réalité de la guerre et à ses horreurs, embuscades, tortures, « corvées de bois », peur, mort des copains,solitude et nostalgie du pays.

    Ceux qui en reviendrons reprendront tant bien que mal le cours de leur vie et bien souvent se tairons, espérant ainsi tourner la page et oublier. Mais le poids est trop lourd, et devenus grand-pères, le besoin de soulager sa conscience se fait sentir, la parole se libère enfin.

    Tous ceux qui ont connu, à leur corps défendant, la contrainte d'une telle situation sont passés par une période de mutisme, puis au terme de leur existence, encouragés par leurs proches ou des associations comme les 4ACG (Anciens Appelés d'Algérie et leur Amis Contre la Guerre), ils leur est venu le besoin de transmettre. Leur expérience douloureuse doit profiter à tous afin de ne jamais se reproduire. Certains éprouverons même le besoin de retourner sur les lieux de leurs épreuves, ils y rencontrerons parfois d'anciens adversaires, qui les rassureront en leur tendant la main, les aidant ainsi à se déculpabiliser d'une réalité dont ils croyaient porter une responsabilité et sur laquelle pourtant ils n'avaient à l'époque aucune prise.

    Le livre et le film consacrés au témoignage des anciens conscrits de Bourg-Argental s'ajoutent aux nombreuses publications sur cette époque tragique. Ils contribuent à rappeler que, s'ils ne furent ni déserteurs, ni insoumis, ni objecteurs, les appelés dans leur majorité ont aussi à leur niveau refusé souvent d'accomplir des actes abjects et su rester malgré des conditions de vie difficiles et les pressions hiérarchiques, des êtres humains....

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Ils ne savaient pas que c'était une guerre » un ouvrage de Nicolas Bancel, Claire Nicolas, Romain Chasles, Fabrice Badol et Jean-Paul Julliand publié par les Éditions Chronique Sociale 1 rue Vaubecour 69002 Lyon et vendu au prix de 14,50 €

     

     

     

     

     

     

  • La désobéissance civile des réfractaires non-violents à la guerre d'Algérie...

    La désobéissance civile des réfractaires non-violents à la guerre d'Algérie...

     

    Il ne s'agit, ici,que de rappeler des faits et apporter quelques précisions sur la naissance de la désobéissance civile en France car l'information donnée sur cette question nous paraît incorrecte ou pour le moins incomplète.

    La désobéissance civile, en tant que telle, nait en France par une contestation de l'armement atomique pendant le temps de la guerre d'Algérie (1954-1962). Elle se poursuit par la mise au jour de pratiques de torture par les militaires, puis par la dénonciation, en actes, des camps d'assignation à résidence pour les Algériens suspects ; enfin, en soutien aux jeunes réfractaires qui refusaient cette guerre coloniale et qui s'engageaient dans une action collective de désobéissance civile non-violente.

    Ces différentes manifestations seront organisées par l'Action civique non-violente.

    Cette brochure est réalisée par Erica Fraters, anagramme de « réfractaires » et publiée aujourd'hui par les Éditions Libertaires.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Les socialistes français face à la troisième voie britannique

    L'auteur Thibaut Rioufreyt publié chez retrace la relation ambiguë des socialistes français à la "troisième voie" britannique dont  Tony Blair fut le promoteur dans les années 1990-2000. S'appuyant sur des entretiens avec des responsables politiques et intellectuels, il étudie les évolutions contemporaines du socialisme français à travers ses interactions avec un homologue étranger.. Il combine analyse interne des idées, textes et discours, à l'analyse externe du contexte social et politique dans lesquels ces discours sont produits, circulent et sont reçus.Cet ouvrage s'inscrit pleinement dans l'actualité.

    Dans cette période électorale où le débat fait rage, la lecture de ce livre permet de mieux comprendre le virage social-libéral du PS.

    L'auteur: Docteur en science politique et chercheur associé au laboratoire Triangle

    Editeur: Presse universitaires de Grenoble 15 rue de l'Abbé Vincent 38660 Fontaine

    Serge Cariven

  • Soumission...

    Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s'engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l'enseignement, il s'attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu'à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.

    Le talent de l'auteur, sa force visionnaire nous entraînent sur un terrain ambigu et glissant ; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste.

    Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

    Michel Houellebecq est l'auteur de romans, de recueils de poèmes et d'essais publiés dans le monde entier. Son livre est publié par les éditions J'ai lu.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Faire l'amour avec Dieu...

    « La prière est un coït avec la Présence divine » : cette drôle de phrase, tombée de la bouche d'un rabbin ukrainien au XVIII° siècle, le Baal Shem Tov, est venu tinter un soir à mes oreilles comme un méchant grelot. Pourquoi ? Qu'est-ce que la sexualité d'une prière peut apporter au XXI° siècle, un siècle qui commence par des tueries suicidaires commises au nom de Dieu ? Et que veut-il, ce Dieu, le coït ou la mort ? Dieu voulant toujours tout. Il veut les deux : qu'on fusionne avec Lui et qu'en suite on en meure, pour faire partie de Lui. C'est un ogre adorable. Belle idée pour fidèles, exaltante pour dévots.

    Si tentante, cette idée, qu'elle s'est incarnée sous tous les cieux, sur tous les continents, dans toutes les religions. Celles et ceux qui les portent sont des croyants extrêmes prêts à donner leur vie pour accéder à la fusion divine. Par défi, par orgueil, ou sous l'effet d'un grand vent dissident hostile à toute autorité sociale, ceux-là et celles-ci vont à la mort par des chemins dérivés que l'on appelle mystiques.

    De Catherine de Sienne à Ramakrishna, de Rumi à Thérèse d'Avila, de l'histoire de Majnoun le fou d'amour au Cantique des Cantiques, l'auteur Catherine Clément nous fait découvrir « l'être sexuel de Dieu », et le monde fascinant de ses amants mystiques.

    Le livre est publié par les éditions Albin-Michel.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Un regard sur la guerre d'Algérie...

    La guerre d'Algérie n'est pas seulement l'affrontement de deux projets pour le devenir de l'Algérie, d'un côté le peuple algérien uni derrière le FLN et de l'autre les colons accrochés à leurs privilèges.

    Les partisans de Messali (MNA) – qui furent les premiers indépendantistes – ont tenté de tisser des liens avec la puissance coloniale pour une autre idée de la nation algérienne que celle du FLN. Celui-ci les a durement affronté en Algérie et en France, orchestrant une guerre civile meurtrière en Algériens.

    Certains Algériens étaient favorables au maintien de la présence française dans le pays – 300000 combattants dans l'armée française, plus que dans l'ALN – et des dizaines de milliers de fonctionnaires, enseignants ou intellectuels affichaient des sentiments anti-indépendantistes. Certains le payèrent de leur vie.

    Plus d'un million d'Européens issus de générations nées en Algérie souhaitaient par ailleurs rester vivre au pays. Nombreux, se sentant trahis par les dirigeants politiques, se sont soulevés contre un abandon plus ou moins programmé et sont entrés ainsi dans un conflit franco-français. Même des pieds-noirs – très minoritaires il est vrai – se sont rangés du côté du FLN.

    Cette guerre s'est déroulée sur le territoire algérien, mais aussi en France métropolitaine. Ce fut d'abord une guérilla, rarement une guerre de position, mais ce fut aussi un terrorisme urbain, une guerre civile et une guerre de religion.

    A partir d'une vingtaine de moments clés, avec la révélation d'éléments inédits, Roger Vétillard souligne la complexité souvent méconnue de ce conflit. Voilà qui explique que, plus d'un demi-siècle après son terme, beaucoup ne considérant qu'un angle, ne se reconnaissent pas dans les autres présentations. Il faut souhaiter qu'un jour une étude contradictoire et sereine puisse être menée pour que les oppositions prennent fin.

     

    L'auteur Roger Vétillard est né en Algérie. Après une carrière médicale hospitalière et universitaire, il s'est investi dans l'histoire de son pays natal. Son livre est préfacé par Kader Benamara et publié chez Riveneuve éditions.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

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