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  • Technique et civilisation...

    Publié aux Etats-unis en 1934, « Technique et civilisation » est le livre par lequel la France découvre, en 1950, Lewis Mumford. Alors accueilli par un réel succès, cette pièce maîtresse de l'oeuvre d'un écrivain engagé et visionnaire, affranchi des raideurs universitaires, saisit encore par sa clairvoyance et sa modernité.

    Désignant l'invention de l'horloge et le partage des heures en minutes comme le point de départ de l'ère de la machine, Lewis Mumford déroule les trois phases -éotechnique, paléotechnique et néotechnique- d'une immense fresque historique où la machine apparaît tour à tour comme un outil vertueux, porteur de civilisation, et comme l'agent sans conscience de l'aliénation et la destruction des hommes.

    Lucide, sans complaisance envers le complexe militaro-industriel et les financiers, il tire déjà la sonnette d'alarme : le « progrès » de l'industrie a conduit à un chaos fait de gaspillage, de pollution, de mal-être, et l'époque appelle à remettre le système productif sur les rails d'un développement favorable à l'humanité.

    Le Munford des années trente, qui croit à une « rédemption » in extremis des sociétés humaines, s'affirme ici comme un écologiste convaincu, partisan avant l'heure de ce qu'on nommerait aujourd'hui la « décroissance ».

    Cette nouvelle traduction restitue la pensée frappante et lumineuse d'un homme qui, il y a bientôt un siècle, décrivait l'univers mortifère auquel devraient s'attendre nos sociétés si elles ne faisaient pas, d'urgence, du bien-être des humains et de la préservation de l'environnement leurs seules finalités.

     

    Lewis Mumford (1895-1990) est un historien américain, spécialiste de l'histoire de la technologie, des sciences et de l'urbanisme. Son livre est traduit par Natacha Cauvin et Anne-Lise Thomasson et préfacé par Antoine Picon. Il est publié par les éditions Parenthèses.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • O.P. (Ordre Public)...

    « Auparavant, j'étais aussi prisonnier qu'un scarabée dans une poubelle. Aujourd'hui, je le suis autant que la terre sur son orbite. »

    Années 20. Un vent de révolte souffle sur la Moncloa, la plus grande prison pour hommes de Madrid. Un jeune journaliste incarcéré, double de Ramon Sender, interroge la société, ses raisons d'enfermer. Il devient à travers de nombreuses conversations l'ami du Vent, qui incarne par ses sifflements la colère des détenus. Syndicalistes, homicides, escrocs, ouvriers, gitans forts en gueule, se rebellent contre la rigueur des conditions de détention... une mutinerie sévèrement réprimée par la pénitentiaire. Un roman « à balles réelles ».

     

    L'auteur Ramon Sender (1901-1982) se fait connaître très jeune comme journaliste, pour ses prises de positions radicales contre les injustices. Lié aux milieux anarchosyndicalistes, il commence à écrire des romans sur la prison, les ouvriers, la répression des révoltes paysannes.

     

    Claude Bleton en est le traducteur.

     

    Le livre est publié par les éditions Le Nouvel Attila.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

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