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  • Balade africaine...

     

     

    C'est à une sacrée promenade à travers le continent africain que Didier Quéré nous invite dans son livre publié aux Editions Beaurepaire. Du Maroc aux chutes du Zambèze, nous suivons, haletants, le parcours d'un trio de jeunes gens (une fille, deux garçons) et d'une ami 8 Citroën, en ce début des années 80 encore propices à l'aventure avec un grand A. Pas de tout repos ce voyage. La confrontation avec la bureaucratie des pays fraichement décolonisés mais pourtant encore sous l'influence de la « Françafrique », la corruption généralisée, la chaleur suffocante, les animaux sauvages et les moustiques... mais aussi l'accueil généreux des population locales, la découverte de sites merveilleux et Cupidon qui n'est jamais très loin...

    Malgré la canicule endurée par nos héros voyageurs, la lecture de cet ouvrage plein d'humour et de réflexions pertinentes est un moment de fraicheur bien nécessaire aujourd'hui où les relations avec l'autre rive de la Méditerranée ne sont pas des plus faciles. Toutefois on aurait apprécié quelques cartes décrivant le parcours, quelques photos l'illustrant. Un oubli qui sera n'en doutons pas, corrigé dans une prochaine édition, et pourquoi pas lorsque l'auteur nous narrera la suite de ses pérégrinations...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Balade africaine » de Didier Quéré aux éditions Beaurepaire.

     

  • Majda en août...

    « On peut très bien respirer, et être morte.

    Respirer et être morte.

    Ce sont, paraît-il, des choses courantes. »

     

    A bout de souffle, Majda, 45 ans, s'est réfugiée chez ses parents.

    Le vieux couple ne sait comment accueillir et réconforter leur fille, qui n'avait donné aucune nouvelle depuis de sannées. Dans le huis-clos de l'appartement et la chaleur du Sud, Majda remonte le temps des souvenirs, jusqu'à son enfance sans tendresse, jusqu'à cette brisure passée sous silence durant l'adolescence.

     

    Après son premier roman, « L'odeur des planches », interprété au théâtre par Sandrine Bonnaire, Samira Sedira dessine le portrait émouvant d'une femme brisée par les non-dits, au sein d'une famille maghrébine écartelée entre deux cultures.

     

    L'auteure Samira Sedira est née en Algérie, formée à l'école du Centre dramatique national de Saint-Etienne, elle est comédienne et écrivain. Elle vit en banlieue parisienne.

     

    Ce livre est publié par les éditions du Rouergue collection La Brune..

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Vacances surprises...

    C'est d'un façon innocente, sans mesurer l'importance de mes paroles, que j'avais dit à Else : « L'amusant dans le voyage devrait être la surprise, de partir, mais sans savoir où l'on va. Une affiche aperçue au coin d'une rue, un nom de ville aux sonorités étranges décideraient du prochain but. On pourrait faire ainsi le tour du monde. » J'étais loin d'imaginer ce qu'il pouvait y avoir d'imprudent dans un tel voeu. Le voici réalisé au-delà de tout espoir.

    Des « surprises » savoureuses et pleines de fraîcheur. C'est drôle, c'est enlevé, c'est beau comme du Henri Calet.

     

    Marc Bernard, né à Nimes en 1900 est l'auteur d'une vingtaine de romans ou recueils de nouvelles publiés entre 1929 et sa mort en 1983. Il obtint le prix Interallié en 1934 pour « Anny » et le prix Goncourt en 1942, pour « Pareils à des enfants ».

     

    Ce livre est publié par les éditions Finitude.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • 2084...

    L'Abistan immense empire, tire son nom du prophète Abi, « délégué » de Yoha sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur et la foi sans questions.

    Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion...

    Boualem Sansal s'est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d'un récit débridé, plein d'innocence goguenarde, d'inventions cocasses ou inquiétantes, il s'inscrit dans la filiation d'Orwell pour brocarder les dérives et l'hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

     

    L'auteur, Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d'Alger. Son oeuvre a été récompensée par de nombreux et prestigieux prix littéraires, en France ou à l'étranger. Son roman « 2084 la fin du monde » a été publié à la NRF Gallimard. Il a reçu le grand prix du roman de l'Académie Française 2015.

     

  • La face cachée du pape François...

     

     

    Nous connaissions Paul Ariès comme inter mondialiste, écologiste sincère, partisan d'une décroissance qui ne pénaliserait pas les plus pauvres, nous le découvrons aujourd'hui comme un grand connaisseur des arcanes vaticanesques. Dans son dernier ouvrage publié aux éditions Max Milo il nous dévoile une réalité bien éloignée des dithyrambes habituelles adressées au dernier successeur de Pierre. Le cardinal Bergolio devenu pape s'inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs et malgré une bonhommie de façade et de généreux discours, perpétue le combat réactionnaire de l'Eglise de Rome. La non remise en cause des dogmes archaïques de la diabolisation de la femme, le refus de la liberté sexuelle et de la contraception, les réseaux du Vatican, la mise au pas des catholiques d'ouverture, la récupération de l'écologie, les liens avec le patronat et l'extrême-droite, et tant d'autre sujets sont étudiés finement et avec argumentation dans ce livre, histoire de constater que les choses ont du mal à évoluer dans le monde obscur des religions et de l'irrationnel, même si le pape s'appelle François, d'ailleurs qui de nos jours serait assez naïf pour accorder du crédit à la parole de quelqu'un qui se prénomme... François...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « La face cachée du pape François » de Paul Ariès aux éditions Max Milo.

     

     

     

     

  • Il est des morts qu'il faut qu'on tue...

     

     

    A la fin du 19 ème siècle. En ce temps là, Paris est une guerre civile. An ce temps là, on invente le terme »racisme », l'expression « socialisme national » et le slogan «  La France aux Français ». Les scandales fleurissent. Les attentats anarchistes se multiplient. Les nationalistes préparent un coup d'Etat. La République vacille. Bientôt l'affaire Dreyfus cristallisera toutes les passions. Romain Delorme est jeune et audacieux. Son mentor, l'ex-préfet de police Andrieux, un deus ex machina proche de Clémenceau, a fait de lui son agent au coeur du mouvement antisémite.

    Romain est devenu l'ami du marquis de Morès, redoutable duéliste, de ses gardes du corps, les terribles bouchers de la Villette, de Jules Guérin -dont le journal « L'Antijuif » et l'épisode du fort Chabrol immortalisera le nom- , et d'Edouard Drumont, l'auteur de « La France juive » , qui dans les colonnes de « La Libre parole », exalte la haine des Juifs. Il devra feindre, ruser, prendre des risques inouïs avant d'être mêlé à une affaire insensée autant qu'incroyable, l'assassinat d'Emile Zola, et de découvrir le secret de ses propres origines.

    De la Commune de Paris à la Libération, un roman noir historique à la documentation impressionnante. Palpitant...

     

    « Il est des morts qu'il faut qu'on tue » de Roger Martin aux éditions Cherche Midi.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • L'enfant de Mers-El-Kebir...

    L'enfant de Mers-El-Kebir...

     

    Les enfants de Mers El Kebir, cette ville portuaire à l'ouest de l'agglomération oranaise, je les ai vu jouer autour du kiosque face à la mer, dans les ruelles défoncées montants au château d'eau ou aux alentours du cimetière où reposent pour l'éternité les jeunes marins victimes, depuis ce début de juillet 1940, de l'anéantissement de la flotte française par l'armada britannique. Ils étaient insouciants comme ceux décrits dans le livre de Sophie Colliex publié aux éditions helvétiques Encre Fraîche. Michel y connaitra la vie dure et ingrate d'un père pécheur, l'amour d'une mère superstitieuse et possessive, la chaleur et la protection de sa fratrie, et un terrible secret... Il jouera au cerf-volant sur la plage avec Samir et Norbert, se meurtrira dans de terribles courses de planche à roulette, se réfugiera pendant les bombardements dans les grottes du Santon, creusées artificiellement par la France afin de servir d'abris en cas de guerre nucléaire. (J'ai appris enfin les véritables raisons de l'existence de ces immenses trous dans la montagne, grillagés et pourvus de gigantesques systèmes d'aération). Cette histoire est une fiction qui se situe dans un cadre réel et  une époque que l'auteure ne connait pas, pourtant elle a su reproduire les deux avec justesse, il faut saluer cette prouesse, fruit d'un remarquable travail de recherche.

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « L'enfant de Mers-El-Kebir » de Sophie Colliex aux éditions Encre Fraîche.

     

  • Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949...

    L'unité a assuré, depuis la fondation du syndicalisme, la puissance et la cohabitation de la classe ouvrière et des salariés. Elle a été la cible permanente des assauts du patronat et de l'Etat à son service, secondés, a l'ère impérialiste, par leurs homologues allemands et américains : investisseurs de capitaux à l'étranger, Reich et Etats-Unis voulaient y écraser les salaires, donc combattre toute résistance ouvrière. C'est cette croisade multinationale qui généra le syndicalisme salarié international. Les forces patronales unifiées elles, ont trouvé contre les « lutteurs » syndicalistes des alliés dans les éléments réformistes, majoritaires dans les pays du « Centre » impérialiste.

    L'intervention étrangère s'est développée pendant les années 1930, où le Reich allemand s'est ménagé, parmi les salariés aussi, la non-résistance à son invasion puis à son exploitation directe des ressources françaises. Elle a grandi dès la guerre, où les Etats-Unis ont préparé leur installation dans leur sphère d'influence. L'ouvrage constitué de travaux échelonnés de la fin des années 1980 à 2012, étudie ces interventions étrangères contre le syndicalisme ouvrier unifié, national et international : l'immixtion allemande en France avant guerre ; puis américaine, en France, en Angleterre et en Allemagne, condition sine qua non d'une exploitation maximale des salariés du Vieux Continent.

     

    « Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants 1939-1949 » par

    Annie Lacroix-Riz professeur d'Histoire contemporaine à l'Université Paris-VII-Diderot

    publié par les Editions Le Temps des Cerises.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • L'Algérie de demain...

    Publié en 1960 « L'Algérie de demain » est un des derniers écrits de Mohand Tazerout sous le pseudonyme de Moutawakkil. Philosophe, historien, sociologue, germaniste reconnu, il laisse derrière lui une oeuvre considérable. On lui doit notamment la traduction en français du « Déclin de l'Occident » d'Oswald Spengler, un essai en trois volumes sur l'éducation allemande contemporaine et une fresque en cinq volumes de l'histoire des civilisations publiée dans les années 50 sous le titre « Au congrès des civilisés ».

    Né en Kabylie, Mohand Tazerout pris en 1914 la nationalité française et s'intégra dans la société française dont il partageait les valeurs. Mais, constatant combien s'en éloignait la politique algérienne de la France il est, comme d'autres intellectuels de sa génération, progressivement revenu à ses origines soutenant la lutte armée et prenant vigoureusement parti pour l'indépendance. Rédigée en plein dans la tourmente, « L'Algérie de demain » brosse le portrait que pourrait avoir ce pays une fois maitre de son destin. Education, organisation économique et sociale, droits politiques, rapports internationaux : tous ces domaines sont explorés d'une manière originale, avec réalisme mais aussi une grande ambition.

    Un texte toujours d'une actualité brûlante.

     

    « L'Algérie de demain » de Mohand Tazerout publié aux éditions Riveneuve.

    Préface de Jacques Fournier, réédition commentée par Sadek Sellam.

     

  • Histoire de la CGT...

     

     

    Les éditions de l'Atelier et l'Institut d'Histoire Sociale de la CGT viennent de publier un ouvrage à l'occasion du 120 ème anniversaire du syndicat. Les auteurs en sont des historien(ne)s et des syndicalistes. Le livre retrace chronologiquement l'évolution de l'organisation (même son antériorité avec l'évocation des Bourses du Travail), les succès autant que les échecs, les tentatives d'unification de la classe ouvrière et les diverses scissions entre les courants idéologiques, les grands moments historiques dans lesquels elle fut impliquée ( Front populaire, Résistance, grèves des mineurs, Mai 68...), ses rapports parfois compliqués avec la politique notamment le PCF dont elle fut longtemps la « courroie de transmission », jusqu'à la période actuelle où semblant débarrassée de toute inféodation, de toute tutelle partisane, elle reconquiert la confiance des travailleurs.

    Bien que certaines périodes auraient mérité d'être plus complétement analysées, que l'influence de l'anarcho-syndicalisme initial soit insuffisamment traité à mon sens, que la scission de CGT-SR (issue de la CGT-U) en 1926, soit passé à la trappe, c'est ouvrage reste un bon outil assez objectif et bien documenté.

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Histoire de la CGT » oeuvre collective publiée par les éditions de l'Atelier et l'IHS de la CGT.

     

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