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  • Communiqué

    Après une saison printemps-été 2015 riche en succès, la compagnie Le Non-sens du Poil reconduit son spectacle Cornemuse et vous propose de venir découvrir, ou redécouvrir, cette comédie musicale burlesque lors de la restitution de résidence au théâtre des Cabannes.

    Ce sera l’occasion d’accueillir une nouvelle comédienne/chanteuse et un nouveau musicien.

     

     

    Cornemuse

     

    au Théâtre Le Colombier de Les Cabannes (81)

    le 5 février 2016 à 20h30

     

    Réservation conseillée au 07 83 26 33 11

     

     

  • Communiqué

    Le mot « musulman » ne convient pas pour parler des assassins du 13 novembre, ni pour ceux de Janvier à Paris, ni pour désigner les militants de DAECH. Que ces gens-là agissent sous le prétexte de la religion ne doit pas masquer leur réalité : ce sont des assassins de masse, porteurs de politiques criminelles, point. Rien ne justifie de faire porter leurs actes à d’autres gens qu’eux-mêmes.

    Le mot « musulman » ne convient pas pour désigner les commanditaires de ces meurtres : le projet des dirigeants de DAECH est ouvertement un projet politique : occuper un territoire, y créer un état, rallier des citoyens. En se présentant comme l’état de tous les musulmans du monde, et en les invitant à le rejoindre, DAECH imite l’état d’Israel, qui se présente comme l’état de tous les juifs du monde. La conséquence d’une telle politique, c’est la création, dans tous les pays, de catégories nouvelles d’habitants, sur la base religieuse : on parle maintenant des « Juifs de France », des « Musulmans de France » et non plus des français juifs ou des français musulmans. Dans cette façon de parler, on fait passer la religion avant la nationalité, on fait comme si la religion de la personne était la base de son appartenance au pays. C’est très grave. En parlant ainsi, on cautionne la logique identitaire chère aux politiques de guerre, on justifie le « nous » et « eux ». Il faut aussi casser la propagande, rappeler le réel : les dirigeants de l’auto-proclamé « état islamique », (qui sont aussi les plus grands assassins de musulmans au monde aujourd’hui), n’ont aucune solution à la ségrégation subie par les jeunes et les habitants des quartiers populaires. Au contraire, par leurs attentats, leurs crimes de masse commis au nom de l’ensemble des musulmans, ils cherchent à isoler définitivement la population musulmane du pays, à les couper du reste de la population : ils en font des ennemis intérieurs, dont il faut se méfier, avec qui il serait impossible de vivre. De ce point de vue-là, l’état français est d’accord avec DAECH pour faire des « musulmans » des étrangers au pays, des « double-nationaux. » La volonté du gouvernement de faire passer la déchéance de nationalité pour les présumés terroristes nés en France est significative : pour eux, des français de naissance s’ils sont musulmans, sont des français sous-condition.

    Pour les musulmans eux-mêmes, face à cette méfiance généralisée, il y a la tentation du repli identitaire, de l’entre-soi communautaire, qui renforce le processus. C’est ce processus-là qu’il faut casser !

    En vérité, « musulman », c’est la nouvelle façon qu’ont trouvée les politiques et les média pour désigner les habitants des quartiers populaires arabes et noirs et les présenter comme des gens dangereux, à surveiller et encadrer, des ennemis intérieurs, des « faux » français. Le mot « musulman » employé comme un mot politique permet au gouvernement de développer une politique terrible contre une grande partie des habitants du pays : en proposant que l’état d’urgence soit inscrit dans la constitution, il se construit petit à petit comme un état en guerre permanente contre son propre peuple. On en est même à envisager d’enfermer des gens à titre préventif ! Dans cette logique, la tâche principale de l’état, ce n’est plus d’assurer un minimum de bien-être à l’ensemble de la population, en traitant les problèmes du chômage, de la misère, des inégalités, etc... mais seulement d’éviter les actes terroristes. En cela, on peut dire que Daech est une bonne aubaine pour l’état français : il lui permet d’asseoir son pouvoir contre les gens, de justifer sa politique de guerre intérieure contre les jeunes et les habitants des quartiers populaires.

    Le mot « musulmans » employé par les partis et le gouvernement est un mot pour une politique de guerre, surtout quand ils y ajoutent jeunes et « djihad ». Mot qui justifie la guerre à l’intérieur et à l’extérieur. Pour nous, c’est un mot qu’on ne connait pas dans le champ de la politique : la croyance religieuse, si nous en avons une, nous la vivons pour nous mêmes.

    La question aujourdh’ui n’est pas de défendre une religion, mais de défendre les gens, de défendre une idée de la France comme pays de tous ceux qui l’habitent, sans distinction d’origine, de religion, de statut, un pays où tous les habitants sont comptés, respéctés et ont les mêmes droits.

    Cela passe aussi par faire attention aux mots qu’on emploie, par refuser les mots de l’état, et inventer nos propres mots pour nous désigner et désigner les autres.

    Extrait du site « Ceux qui veulent le pays pour tous » de Toulouse Janvier 2016

     

  • François le Petit...

    Le dernier ouvrage de Patrick Rambaud publié chez Grasset est un pamphlet sur la gouvernance de nos monarques actuels, ces présidents et leurs courtisans dont on perçoit chaque jour un peu plus ce que le pouvoir régalien peut produire de néfaste sur leur égo mégalomaniaque. Ce livre qui n'est pas sans rappeler l'écriture satirique des journaux anticonformistes du siècle dernier, est plaisant à parcourir, son humour nous fait du bien mais il est portant très loin d'être superficiel. S'il nous rappelle les travers de nos politiques -il est important de ne pas oublier, l'actualité va si vite- il se réfère également à des événements tragiques : le massacre de Charlie ou l'assassinat policier de Rémi Fraisse. Les personnages de la farce sont ridicules, ils sont aussi méchants...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « François le Petit /Chronique d'un règne » de Patrick Rambaud aux éditions Grasset.

     

     

     

  • Victor Hugo vient de mourir...

    « La nouvelle court les rues, les pas de porte et les métiers, on entend l'autre dire qu'il est mort le poète. Vient alors cette étrange collision des mots et de la vie, qui produit du silence puis des gestes ralentis au travail. L'homme qui leur a tendu son miroir n'est plus là. Tout s'amplifie, tout s'accélère. On dirait qu'en mourant, qu'en glissant vers l'abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville... »

    La mort de Victor Hugo puis les funérailles d'Etat qui s'annoncent déclenchent une véritable bataille. Paris est pris de fièvre.

    D'un événement historique nait une fable moderne, un texte intime et épique où tout est vrai, tout est roman.

     

    « Victor Hugo vient de mourir » de Judith Perrignon publié aux éditions L'Iconoclaste.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur

     

  • de Mazas à Jérusalem...

     

     

     

    Le livre de Zo d'Axa réédité aujourd'hui par Tumult Editions et Mutines Séditions est vraiment d'une brûlante actualité. Pourtant, voilà plus d'un siècle qu'il fut écrit par Alphonse Gallaud alias Zo d'Axa animateur de la revue libertaire « L'en dehors », un des brûlots qui parurent dans ces terribles périodes où la « propagande par le fait » devenait l'ultime mode d'expression de la pensée anarchiste face à l'impitoyable répression étatique. Le parcours d'exil de l'auteur le conduira, de la sortie de sa première incarcération à la maison d'arrêt de Mazas à Paris, dans divers pays d'Europe et du Moyen-Orient jusqu'en Palestine avant un retour à la case prison. Les contrées traversées sont les mêmes qui aujourd'hui occupent dans notre quotidien une dramatique actualité et les lois scélérates qui firent de l'auteur un hors-la-loi et un fugitif semblent inspirer un peu trop les dirigeants actuels. Les mains ensanglantées du résiné parisien de 1871, la Marianne versaillaise de la troisième, contrairement à ce que prétendait un chanteur français récemment décédé, n'a pas toujours été très jolie...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « De Mazas à Jérusalem » de Zo d'Axa publié par Tumult Editions et Mutines Séditions.

     

  • La vie quand elle était à nous...

    Le titre évoque la nostalgie qu'éprouve Lola au souvenir de l'époque, il y a plus de quinze ans de cela, où avec son mari Matias, un amoureux des livres comme elle, elle travaillait dans l'édition et contribuait à construire une Espagne démocratique et culturelle.

    Puis la lutte de 1936 et la survie chèrement payée sous le régime franquiste ont détruit leur maison d'édition. Décidé cependant à ne pas renoncer à sa passion, le couple tient désormais une modeste librairie dans le cœur de Madrid.

    Leur quotidien est bouleversé lorsqu'Alice, une Anglaise quinquagénaire pénètre dans leur petite librairie. Elle prend rapidement l'habitude d'y retrouver Lola, qui à sa demande, accepte de lui faire la lecture d'un manuscrit intrigant, La fille aux cheveux de lin, qui trône dans la vitrine. Une amitié sincère voit le jour à mesure que les deux femmes découvrent ensemble les aventures de Rose, une jeune orpheline élevée dans la campagne normande et qui se révèle être la fille illégitime du duc d'Ashford. Lola et Alice l'ignorent encore, mais cette histoire pourrait bien lier leur destin pour toujours...

     

    L'auteur, Mariam Izaguirre, dont ce livre est le premier traduit en français, a remporté de nombreux prix littéraires en Espagne. Cet ouvrage dont le titre original est : « La vida cuando era nuestra » a été traduit par Séverine Rosset et publié par les éditions Albin-Michel.

     

     

  • La miséricorde des coeurs...

    Dans le nord-est de la Hongrie, douze ans après la répression de l'insurrection de 1956, une famille multiplie les efforts pour subsister quotidiennement.

    Le jeune fils observe et rend compte des réactions de ceux qui l'entourent : sa mère -fille d'un Koulak-, son père -fils du seul Juif rescapé du village-, sa grande sœur et son petit frère, sa tante, ses grands-parents et les gens du village. Son récit permet de reconstituer l'histoire de cette famille et, en filigrane, celle de la Hongrie depuis le début du XXème siècle : les traumatismes provoqués par les affrontements de la grande guerre, le retour des rescapés du goulag ou les mesures communistes d'expropriation des terres...

    Ecrit avec une précision ethnographique rare, « La miséricorde des cœurs » témoigne d'un long cheminement, d'une lutte incessante pour échapper au destin et devenir libre.

     

    L' auteur Szilárd Borbély est né en 1964. Il a enseigné la littérature hongroise à l'Université de Debrecen et a traduit un certain nombre d'ouvrages depuis l'allemand et l'anglais. C'est par sa poésie qu'il s'est fait connaître sur la scène littéraire (son premier recueil, Adatok, a été publié en 1988 aux éditions Data alors qu'il était encore étudiant). Mais il est également l'auteur de pièces de théâtre, d'essais et d'ouvrages sur l'histoire de la littérature. La miséricorde des cœurs est son seul roman. Parmi ses influences, il citait Péter Esterházy, Franz Kafka et Péter Nádas. Szilárd Borbély est considéré comme l'un des écrivains hongrois les plus importants des 25 dernières années. Il a ainsi reçu plusieurs prix littéraires hongrois prestigieux, tels que le Prix Tibor Déry, le Prix Attila József et le Prix Milán Füst. Szilárd Borbély est mort en 2014.

     

    Ce livre est publié par Christian Bourgois Editeur, il a été traduit du hongrois par Agnès Jarfas

     

    Communiqué de presse et infos sur l'auteur fournis par l'éditeur.

     

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