Avertir le modérateur

  • Les Poilus du Sud-Ouest...

     

     

     

     

     

    La célébration l'an passé du début de la première guerre mondiale a donné lieu à la publication de nombreux ouvrages. Parmi eux, celui de Vincent Bernard publié par les Editions  Sud-Ouest et consacré au 18 ème corps d'armée et aux incorporés de la vaste région aquitaine, des Charentes jusqu'aux Pyrénées. Cet ouvrage détaille précisément l'organisation militaire de cette région et porte témoignage des terribles combats qui furent menés par ses soldats. En ces temps difficiles où la guerre qui nous semblait lointaine dans le temps et dans l'espace tend chaque jour à se rapprocher, se souvenir des souffrances endurées par nos aïeux n'est pas superflu et doit nous inciter à protéger ce bien inestimable que représente la Paix, pour que les bégaiements de l'Histoire ne nous entraînent pas dans une nouvelle catastrophe...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « Les Poilus du Sud-Ouest / Le 18 ème corps dans la grande guerre » de Vincent Bernard aux Editions  Sud-Ouest.

     

  • La panique identitaire...

     

     

     

     

     

    Pour les vieux internationalistes de mon espèce, la tentation identitaire de nombre de nos semblables provoque en effet une véritable panique... Alors que nos combats furent axés majoritairement vers l'abolition des frontières et la recherche du vivre-ensemble malgré et grâce à nos différences, nous prenons conscience d'une régression fondamentale avec le retour des nationalismes et du repli communautaire, qu'ils se pratiquent à l'échelle de la planète ou simplement dans notre propre pays. Les intégrismes religieux ou régionaux nous renvoient vers des temps que nous pensions révolus, naïfs que nous étions de croire qu'enfin l'intelligence avait définitivement pris le pouvoir... L'essai de Joseph Macé-Scaron publié chez Grasset n'a rien de rassurant, il n'en a pas moins le mérite de la clairvoyance. L'être humain est complexe et souvent il varie mais dans ce contexte de fin d'un monde qui est le nôtre aujourd'hui, il ne prend guère le temps de la réflexion, alors il s'égare dans la facilité : le refus de l'autre et la certitude de sa supériorité. Puisse la lecture de ce livre éclairer quelques esprits encore critiques et exempts de trop de pollution pseudo-intellectuelles. C'est tout le mal qu'on lui souhaite...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « La panique identitaire » de Joseph Macé-Scaron aux éditions Grasset.

     

  • Opération Merah...

     

     

     

     

     

    Alors que se produisaient à Paris les sanglants attentats de ce début d'années, sortait en librairie « Opération Merah » de Marc Reisinger aux «éditions La Muette : Le bord de l'eau. Ce livre, s'il revient sur les tragiques événements de Mars 2012 à Montauban et à Toulouse, s'interroge surtout sur la relation ambiguë entre Mohamed Merah et les services secrets français. Loin de développer la trop facile et trop stérile « théorie du complot », l'auteur nous propose une analyse documentée du déroulement du drame mais aussi des périodes qui l'on précédé et pose questions sur le rôle réel des services, leur implication et surtout leur volonté de taire la vérité et de brouiller un peu plus une situation déjà naturellement complexe. Les services secrets le sont par définition et ce partout dans le monde et ne sont pas exempts de manipulation diverses, incendie du Reichstag, Raimbow Warrior, ou fausses armes de destruction massive, l'histoire fourmille de coups fourrés ourdis au bénéfice de la politique du moment. S'il est bien triste de constater que la barbarie existe toujours, il n'est pas réjouissant non plus de voir ceux dont la mission est de la combattre se livrer à d'aussi basses besognes...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « Opération Merah » de Marc Reisinger aux éditions La Muette / Le bord de l'eau.

     

  • L'affaire Maurras...

     

     

     

     

     

    Personnalité aux visages multiples, Charles Maurras comparait devant la Haute Cour de Justice de Lyon, le 24 janvier 1945, pour un des chefs d'accusation les plus graves pour la République renaissante : trahison et intelligence avec l'ennemi.

     

    Servi par le récit d'une audience tendue par une multitude d'incidents, par des personnages hors normes, sur la toile d'événements historiques exceptionnels, Jean-Marc Fédida, en habitué des Cours de Justice pénales, revisite une audience de quatre journées où le nationalisme maurrassien est apparu sous son jour le plus exact : une criminelle façon d'aimer la France.

     

    Cet essai incisif offre un rappel de ces temps où les idées nationalistes connaissaient des condamnations judiciaires.

     

    Jean Marc Fédida est un avocat français, fréquemment mis à contribution dans les affaires financières et pénales françaises. Son livre est publié par les éditions l'Age d'Homme.


    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

     

     

  • L'expérience...

     

     

     

     

     

    Dans les années 60, au sud du Sahara algérien, l'armée française expérimente sa bombe atomique. Non contente d'anéantir faune, flore et parfois population indigène, elle utilisera ses propres soldats pour étudier l'impact des effets nucléaires sur l'organisme humain. C'est la trajectoire d'un de ces cobayes que nous narre Christophe Bataille dans son dernier roman publié chez Grasset. Depuis quelques années, grâce à la ténacité des victimes de l'atome militaire, et surtout de leurs ayant-droits vu le nombre restreint de survivants, la chape de plomb s'est craquelée et la grande muette a dû entr'ouvrir ses dossiers ultra secrets. Néanmoins justice n'est pas encore totalement rendue aux victimes, algériennes ou françaises et ce livre émouvant participe à la lutte contre l'oubli, et c'est très bien...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « L'expérience » de Christophe Bataille aux éditions Grasset.

     

  • Retour à Béziers...

     

     

     

     

     

    Béziers, première étape ensoleillé sur le chemin qui nous conduisait vers les calanques varoises. Au-delà des vignes, la sombre silhouette de la cathédrale et puis la Méditerranée, la délivrance... Comment cette ville de résistance et de lumière, qui s'affronta aux croisés de Simon de Monfort, qui fut la capitale des Gueux du Midi, ces vignerons révoltés, où les lignards du 17 ème mirent crosse en l'air refusant de tirer sur le Peuple, comment la cité natale de Jean Moulin a-telle pu tomber dans l'escarcelle nauséabonde des liberticides ?... La réponse est peut-être dans dans la dernière nouvelle de Didier Daeninckx publiée aux éditions Verdier en suivant Houria, jeune retraitée et fille de l'immigration en quête de sa jeunesse... Entre rugby et corrida, trafics et racisme, abandon du centre-ville et cités sécurisées, il est loin, très loin le paradis perdu...

     

     

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

     

     

    « Retour à Béziers » de Didier Daeninckx aux éditions Verdier.

     

  • Communiqué Sivens

    Communiqué de presse de la ZAD du Testet – 19 janvier 2015
    Après les concertations qui ont suivi fin octobre 2014 le rapport des experts mandatés par
    Ségolène Royal, la ministre de l'écologie vient de préconiser l'abandon du projet de barrage initial
    de Sivens (1 500 000 m3) et le choix de garder deux propositions.
    -La première est la mise en place d'un plus petit barrage (750 000 m3) sur le site de Sivens,
    300 mètres en amont du projet initial.
    -La deuxième quant à elle est la réalisation de plusieurs petites retenues dont l'une serait sur
    le site de Sivens, appelée « retenue latérale » de 300 000m3.
    Si nous, tou-te-s les habitant-e-s de la ZAD et le collectif Tant qu'il y aura des Bouilles, sommes
    satisfaits de cette orientation vers un abandon du projet initial, par contre, nous sommes en complet
    désaccord avec ces deux propositions.
    Nous ne tolérons et n'accepterons pas ce type de projet car il porte atteinte au site de Sivens. Il
    favorise et renforce un modèle agricole dépassé. De plus, il reflète et prolonge un productivisme et
    une soif de croissance d'un système capitaliste qui nous emmène droit dans le mur.
    La nature est déjà bien assez sacrifiée sur l'autel de l'agrobusiness et autres folies humaines. Il est
    temps d'arrêter le saccage généralisé de notre planète.
    Notre position restera ferme !
    Des alternatives pour une agriculture qui ne détruise pas notre environnement ont été élaborées
    et proposées par des collectifs d'opposants au barrage, il serait temps pour les pouvoirs publics de
    les mettre en place.
    Notre radicalité est nécessaire pour changer un monde qui s'autodétruit avec obstination.
    On ne lâche rien !
    Les habitant-e-s de la ZAD et le collectif Tant qu'il y aura des bouilles.

  • Je ne suis pas Charlie...

    JE NE SUIS PAS CHARLIE

    Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n’a rien d’original : des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est la suivante : le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s’identifier avec l’action des victimes ? Dois-je être Charlie parce que les victimes étaient l’incarnation suprême de la liberté d’expression, comme l’a déclaré le Président de la République ? Suis-je Charlie, non seulement parce que je suis un laïc athée, mais aussi du fait de mon antipathie fondamentale envers les bases oppressives des trois grandes religions monothéistes occidentales ? Certaines caricatures publiées dans Charlie Hebdo, que j’avais vues bien antérieurement, m’étaient apparues de mauvais goût ; seule une minorité d’entre elles me faisaient rire. Mais, là n’est pas le problème ! Dans la majorité des caricatures sur l’islam publiées par l’hebdomadaire, au cours de la dernière décennie, j’ai relevé une haine manipulatrice destinée à séduire davantage de lecteurs, évidemment non-musulmans. La reproduction par Charlie des caricatures publiées dans le journal danois m’a semblé abominable. Déjà, en 2006, j’avais perçu comme une pure provocation, le dessin de Mahomet coiffé d’un turban flanqué d’une grenade. Ce n’était pas tant une caricature contre les islamistes qu’une assimilation stupide de l’islam à la terreur ; c’est comme si l’on identifiait le judaïsme avec l’argent !

    On fait valoir que Charlie s’en prend, indistinctement, à toutes les religions, mais c’est un mensonge. Certes, il s’est moqué des chrétiens, et, parfois, des juifs ; toutefois, ni le journal danois, ni Charlie ne se seraient permis, et c’est heureux, de publier une caricature présentant le prophète Moïse, avec une kippa et des franges rituelles, sous la forme d’un usurier à l’air roublard, installé au coin d’une rue. Il est bon, en effet, que dans la civilisation appelée, de nos jours, « judéo-chrétienne », il ne soit plus possible de diffuser publiquement la haine antijuive, comme ce fut le cas dans un passé pas très éloigné. Je suis pour la liberté d’expression, tout en étant opposé à l’incitation raciste. Je reconnais m’accommoder, bien volontiers, de l’interdiction faite à Dieudonné d’exprimer trop publiquement, sa « critique » et ses « plaisanteries » à l’encontre des juifs. Je suis, en revanche, formellement opposé à ce qu’il lui soit physiquement porté atteinte, et si, d’aventure, je ne sais quel idiot l’agressait, j’en serais très choqué… mais je n’irais pas jusqu’à brandir une pancarte avec l’inscription : « je suis Dieudonné ».

    En 1886, fut publiée à Paris La France juive d’Edouard Drumont, et en 2014, le jour des attentats commis par les trois idiots criminels, est parue, sous le titre : Soumission, « La France musulmane » de Michel Houellebecq. La France juive fut un véritable « bestseller » de la fin du 19ème siècle ; avant même sa parution en librairie, Soumission était déjà un bestseller ! Ces deux livres, chacun en son temps, ont bénéficié d’une large et chaleureuse réception journalistique. Quelle différence y a-t-il entre eux ? Houellebecq sait qu’au début du 21ème siècle, il est interdit d’agiter une menace juive, mais qu’il est bien admis de vendre des livres faisant état de la menace musulmane. Alain Soral, moins futé, n’a pas encore compris cela, et de ce fait, il s’est marginalisé dans les médias… et c’est tant mieux ! Houellebecq, en revanche, a été invité, avec tous les honneurs, au journal de 20 heures sur la chaine de télévision du service public, à la veille de la sortie de son livre qui participe à la diffusion de la haine et de la peur, tout autant que les écrits pervers de Soral.

    Un vent mauvais, un vent fétide de racisme dangereux, flotte sur l’Europe : il existe une différence fondamentale entre le fait de s’en prendre à une religion ou à une croyance dominante dans une société, et celui d’attenter ou d’inciter contre la religion d’une minorité dominée. Si, du sein de la civilisation judéo-musulmane : en Arabie saoudite, dans les Emirats du Golfe s’élevaient aujourd’hui des protestations et des mises en gardes contre la religion dominante qui opprime des travailleurs par milliers, et des millions de femmes, nous aurions le devoir de soutenir les protestataires persécutés. Or, comme l’on sait, les dirigeants occidentaux, loin d’encourager les « voltairiens et les rousseauistes » au Moyen-Orient, apportent tout leur soutien aux régimes religieux les plus répressifs.

    En revanche, en France ou au Danemark, en Allemagne ou en Espagne où vivent des millions de travailleurs musulmans, le plus souvent affectés aux tâches les plus pénibles, au bas de l’échelle sociale, il faut faire preuve de la plus grande prudence avant de critiquer l’islam, et surtout ne pas le ridiculiser grossièrement. Aujourd’hui, et tout particulièrement après ce terrible massacre, ma sympathie va aux musulmans qui vivent dans les ghettos adjacents aux métropoles, qui risquent fort de devenir les secondes victimes des meurtres perpétrés à Charlie Hebdo et dans le supermarché Hyper casher. Je continue de prendre pour modèle de référence le « Charlie » originel : le grand Charlie Chaplin qui ne s’est jamais moqué des pauvres et des non instruits.

    De plus, et sachant que tout texte s’inscrit dans un contexte, comment ne pas s’interroger sur le fait que, depuis plus d’un an, tant de soldats français sont présents en Afrique pour « combattre contre les djihadistes », alors même qu’aucun débat public sérieux n’a eu lieu en France sur l’utilité où les dommages de ces interventions militaires ? Le gendarme colonialiste d’hier, qui porte une responsabilité incontestable dans l’héritage chaotique des frontières et des régimes, est aujourd’hui « rappelé » pour réinstaurer le « droit » à l’aide de sa force de gendarmerie néocoloniale. Avec le gendarme américain, responsable de l’énorme destruction en Irak, sans en avoir jamais émis le moindre regret, il participe aux bombardements des bases de « daesch ». Allié aux dirigeants saoudiens « éclairés », et à d’autres chauds partisans de la « liberté d’expression » au Moyen-Orient, il préserve les frontières du partage illogique qu’il a imposées, il y a un siècle, selon ses intérêts impérialistes. Il est appelé pour bombarder ceux qui menacent les précieux puits de pétrole dont il consomme le produit, sans comprendre que, ce faisant, il invite le risque de la terreur au sein de la métropole.

    Mais au fond, il se peut qu’il ait bien compris ! L’Occident éclairé n’est peut-être pas la victime si naïve et innocente en laquelle il aime se présenter ! Bien sûr, il faut être un assassin cruel et pervers pour tuer de sang-froid des personnes innocentes et désarmées, mais il faut être hypocrite ou stupide pour fermer les yeux sur les données dans lesquelles s’inscrit cette tragédie.

    C’est aussi faire preuve d’aveuglement que de ne pas comprendre que cette situation conflictuelle ira en s’aggravant si l’on ne s’emploie pas ensemble, athées et croyants, à œuvrer à de véritables perspectives du vivre ensemble sans la haine de l’autre.

    Shlomo Sand
    (Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)

    Extrait du site de la LDH de Toulon

  • Questions à choix mortel...

     

     

     

     

     

    Là-haut sur leur nuage au paradis des caricaturistes, les hommes de Charlie voient-ils dans les rues d'Alger défiler les barbus comme au temps des années noires, entendent-ils leurs slogans affutés comme des rasoirs, savent-ils que des enfants se retrouvent en prison pour avoir par bravade plus que par conviction osé ne pas respecter le consensus national, que d'autres risquent l'exclusion de leur collège ou lycée pour avoir refusé la minute de silence ?... (Pour un canard satyrique, un grand coup de gueule eut mieux convenu...) J'avoue que dans ma jeunesse, j'ai moi aussi refusé de me livrer à certaines pratiques patriotiques, Marseillaise, défilés aux monuments aux morts, je me suis très tôt senti objecteur de conscience, cette objection que jadis Charlie défendait si bien... Qu'adviendra-t-il de ces gamins lorsque rejetés un peu plus, il ne leur restera que la rue et les sirènes de ceux qui leur promettent la survie éternelle ? Oh les gars vous allez bientôt avoir de la visite !...

     

    La liberté dite d'expression doit-elle être prépondérante à la liberté de croyance ? Quand on connait l'attachement des Musulmans aux principes de leur religion, le ciment social qu'il représente pour des peuples qui n'ont pas la même histoire que nous, une histoire tout aussi respectable d'ailleurs, quand on se souvient des martyrs montant à l'échafaud en récitant le Coran mais néanmoins mourant pour la liberté de l'Algérie, quand on évoque la grandeur de la civilisation arabo-andalouse et de ses penseurs, quand on se souvient du mépris que l'homme blanc a manifesté envers les colonisés et tout ce que leur a volé, j'ai quelques scrupules à adhérer à la position ambiante...

     

    Oh les gars, l'Islam, ce n'est pas que Mohamed et ses barbus, ce sont aussi les mille et une nuits...

     

     

     

    Riton

     

     

     

    16 01 15

     

  • Chercher le sens...

     

     

     



     

    Un million, puis trois, puis cinq.... Où s'arrêtera donc la production de ce numéro exceptionnel de Charlie-Hebdo ?... Si l'on y ajoute les dons divers et variés réclamés à grands coups d'appels poignants sur les médias et les aides officielles promises par le pouvoir, quelle belle opération financière !... Un journal moribond qui renait sur des cadavres, si on rajoute à cet événement la résurrection d'un chef d'état hier agonisant dans les sondages, aujourd'hui auréolé de gloire, y pas a dire la mort ça paye !... Vous me direz : il faut acheter le papier et l'organisation des grandes manifestations unitaires ça a du couter, il a bien fallu payer aussi le bedeau de notre dame pour le glas, et les heures supp de tous nos vaillants protecteurs en uniforme, néanmoins il doit bien y avoir un petit bénéf qui sera sans aucun doute attribué au département de la Seine St Denis au profit de ses œuvres sociales et de la culture... Ça relèverait du bon sens puisque ces contrées sont parait-il des foyers de contagion intégriste... Mais le bon sens, disons le sens tout court, on ne s'en préoccupe guère. Les couvertures de Charlie représentant le prophète ont-elles instillée le moindre doute dans la conscience des croyants, ont-elles provoqué le moindre débat, ont-elles fait avancer l'intelligence ? J'en doute fort, elles n'ont fait que choquer une population déjà meurtrie et dont la jeunesse, pourtant bien française, peine à trouver sa place dans une société de plus en plus excluante. Si je considère que la liberté d'expression ne doit pas avoir de limite, je pense que son exercice doit conduire vers l'ouverture d'esprit et la tolérance. Je suis athée, la critique des religions ne me gène point au contraire, mais je respecte profondément les croyances, même les plus originales et farfelus, car je refuse de vivre dans un monde de clones biens pensants où règnerait la pensée unique de quelques pseudo- intellectuels bobos prétendant détenir la vérité infuse...

     



     

    Riton

     



     

    15 01 15

     


     

     

     

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu