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  • L'engagement à travers la vie de Germaine Tillion

     

    Germaine Tillion est morte en 2008 à plus de 100 ans. Une longue vie faite d'engagements dans son métier d'ethnologue auprès des populations Chouias des Aurès, dans la Résistance avec ses compagnes et compagnons du réseau du Musée de l'Homme, contre la sale guerre en Algérie et avec la création des Centres Sociaux visés par l'OAS, jusqu'au soutien à la lutte des sans-papiers et malgré sa déportation à Ravensbrück où sa mère disparaitra en 1944. En 2010, un colloque est organisé en Bretagne sur le thème de l'engagement, la référence à la vie de Germaine Tillion qui fut de tous les combats s'imposait comme modèle incontournable. Un livre réunissant les actes de ce colloque sous la direction d'Armelle Mabon et Gwendal Simon, parrainé par Simone de Bollardière et Stéphane Hessel vient d'être publié par les Editions Riveneuve. Cet ouvrage rend hommage au courage de cette femme formidable et pourtant pour ceux qui l'on connut, simple et pleine d'humour. Il constitue surtout un témoignage pour les générations à venir, une garantie contre l'oubli, certainement plus efficace qu'une panthéonisation solennelle qui bien que méritée n'est pas assurée de perpétuer autant la mémoire de la Grande Dame de Plouhinec...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « L'engagement à travers la vie de Germaine Tillion » sous la direction d'Armelle Mabon et Gwendal Simon / actes du colloque parrainé par Simone Pâris de Bollardière et Stéphane Hessel / publié chez Riveneuve éditions.

    L'ouvrage est accompagné d'un DVD de l'opérette « Le Verfügbar aux Enfers » écrit par G. Tillion durant sa détention au camp de Ravensbrück.

  • Soldats du refus...

     

    Entre 1954 et 62, durant la guerre d'indépendance algérienne, parmi les nombreux appelés expédiés de force défendre la politique coloniale de la France, certains refusèrent d'obéir, s'insoumirent, désertèrent, objectèrent s'attirant ainsi les foudres de la répression étatique et payant dans leur chair et au prix fort le courage de mettre en accord leurs idées et leurs pratiques. D'autres voix dissonantes se firent entendre, celles de journalistes, du quotidien Alger Républicain notamment qui connurent aussi l'interdiction, la prison ou la torture. En Novembre 2009, à Montreuil un cycle de conférences consacré aux « Esprits de Résistance » a donné la parole à des acteurs de ces périodes troublées et leurs témoignages sont consignés dans un fascicule intitulé Les soldats du refus pendant la guerre d'Algérie publié aux Editions de l'Epervier. La parole de ces soldats ou journalistes qui évoquent avec émotion et précision ce que fut leur combat, apporte une lumière complémentaire à l'histoire et contribue à nous ouvrir les yeux face au risque d'un engagement dans des aventures militaires qui s'avèreront toujours meurtrières et stériles...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Les soldat du refus pendant la guerre d'Algérie » aux Editions de l'Epervier collection la parole aux témoins.

  • Comprendre Camus...

     

    Comprendre l'homme des malentendus n'est pas chose aisée. Beaucoup s'y sont osés avec plus ou moins de bonheur. Jean-François Mattéi dans son essai illustré par Aseyn et publié chez Max Milo tente aujourd'hui l'aventure de nous offrir une nouvelle lecture de l'écrivain philosophe. Il ne sera certainement pas le dernier tant le penseur est complexe et souvent déroutant à premier abord. Pourtant la pensée libre et libertaire d'Albert Camus n'a jamais été plus d'actualité. Dans un monde où l'absurde et l'insignifiance boulottent chaque jour un peu plus la Raison, où la révolte légitime vire vers des révolutions qui ne s'arrêtent que lorsqu'elle ont fait un tour complet et sont revenues à leur point de départ, ce fils du peuple devenu prix Nobel reste une référence pour tous ceux qui croient désespérément dans l'Homme...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Comprendre Camus » par Jean-François Mattéi, illustrations de Aseyn aux éditions Max Milo

  • Scènes de la vie carcérale...

     

    La prison, il connait Aïssa Lacheb, je devrais dire « les prisons » car en 18 ans de détention il a parcouru la France entière. Dans son dernier livre de témoignages publié aux éditions Au Diable Vauvert il dépeint de l'intérieur la vie carcérale ou l'écrasé peut devenir écraseur, les matons se prendre pour des justiciers, la détresse intellectuelle, le racisme, la folie, la violence mais aussi la solidarité et la volonté de s'en sortir, malgré la misère des services sociaux pénitenciers, au travers de l'accès au savoir. Ce fut son cas puisqu'il est devenu aujourd'hui, comme Charlie Bauer à qui le livre est dédié, un écrivain reconnu. Il est une preuve vivante de la capacité de tous à la création et et à la transmission. Par les temps qui courent où ce qui se passe derrière les hauts murs ne semble plus la préoccupation majeure de nos concitoyens ni de nos dirigeants, (les prisons ne brûlent plus) il était indispensable que cet ouvrage paraisse...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Scènes de la vie carcerale » de Aïssa Lacheb aux éditions Au Diable Vauvert

  • J-7

    7. C'est le nombre de jours qu'il reste avant que je rejoigne l'équipe de radio association. Vous aurez l'occasion de me lire ici même, de m'entendre sur les ondes (100.7 pour ceux qui avaient encore des doutes) et de me voir sur les differentes manifestations du Tarn et Garonne.

    J'ai 31 ans, hélas pas toutes mes dents mais cela ne m'empêchera pas de croquer dans les fruits verts de la culture et d'essayer de les faire mûrir en vous les partageant. Articles, émissions et autres interviews à "paraître" essayeront simplement "d'être". Sachez que tant que je respire, j'espère et ma facilité de parler ne provoquera pas l'impuissance de me taire.(quoique...ça sera à vous d'en juger).

    En tout cas salut à toi, humanoïde universel, vert bleu ou orange avec les croyances qui t'arrangent; l'embryon, le vétéran, c'est un sourire que tu me rends de mon bonjour en le lisant 

     

                                                                       seb (radio asso)

  • Une ville en temps de guerre...

     

    Oran, je ne l'ai pas connu durant la guerre d'indépendance algérienne, seulement beaucoup plus tard et j'avoue que c'est une cité que j'aime beaucoup, tout autant que j'apprécie la chaleur de l'accueil de ses habitants parmi lesquels je compte de nombreux amis. Abdelkader Djemaï, lui est un authentique natif de la capitale de l'ouest, « El Bahia », la radieuse, il y a vécu son enfance dans les années 50-60. Il vient de publier aux éditions du Seuil un livre de souvenirs romancés mais fidèle sur la vie quotidienne du petit peuple musulman pris dans les affrontements souvent sanglants qui ont opposés la résistance algérienne à l'armée coloniale puis à l'OAS. Le témoignage historique des événements et des lieux comme la description des quartiers, la cité Petit, Maraval ou la Villenouvelle, l'Hôtel de Ville et ses lions, la cathédrale transformée en bibliothèque (excellente idée !), me donnent envie de retourner me dorer au soleil outre-Méditerranée. Vivement le printemps que nous nous régalions d'une calentica ou d'un plat de friture à la pêcherie...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Une ville en temps de guerre » de Abdelkader Djemaï aux Edition du Seuil

  • Les Pieds-Noirs à la mer...

     

    Non, rassurez-vous ceci n'est pas le cri de rancoeur d'un vieux partisan de l'indépendance algérienne, c'est le titre d'une bande dessinée de Fred Neidhardt éditée chez Marabout. De drôles d'êtres humains à têtes d'animaux, trois générations qui s'affrontent tout en s'adorant, la complexité des anciens déchirés entre nostalgérie et tentation au racisme ambiant, des jeunes biens dans leur époque et qui cherchent à comprendre pourquoi Pépé peut ratonner tout en appréciant les makrouts de la voisine maghrébine, pourquoi Mémé la petite juive de Constantine porte un foulard sur la photo, le tout dans un mélange délicieux de pataouète et d'accent marseillais... Un parfum de Méditerranée qui invite à la tolérance et pourrait inciter tous les acteurs de la tragédie algérienne à ouvrir leur coeur, libérer leur parole, retourner sur la terre de leur enfance et enfin en finir une bonne fois pour toutes avec une histoire qui jusqu'à nos jours empoisonne les relations entre des peuples frères et donne aux charognards des occasions de rêver de revanche...

     

    Henri Cazales/Radio-Asso.

     

    « Les Pieds-Noirs à la mer » de Fred Neidhardt préfacé par Joann Sfar aux éditions Marabout

  • Prisonniers du F.L.N.

     

    400 militaires français enlevés et détenus pendant la durée d'un conflit qui n'était pas officiellement une guerre, une face mal connue, voire totalement ignorée et que l'historienne Raphaëlle Branche nous dévoile dans son dernier ouvrage publié aux éditions Payot. Des otages utilisés par la rébellion algérienne afin de contraindre le pouvoir colonial à négocier, un pouvoir qui refusait d'admettre la réalité de leur captivité et ne montrait guère de zèle à les voir libérés, laissant leurs familles dans le désarroi le plus total et abandonnant à la Croix-Rouge la délicate mission de les sauver. Qu'ils aient été soldats ou civils les prisonniers de la guérilla du FLN méritaient que leurs pénibles et parfois fatales expériences soient sorties de l'oubli. Aujourd'hui cela est fait et c'est très bien...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Prisonniers du F.L.N. » de Raphaëlle Branche aux éditions Payot

  • Communiqué

    Appel à occupation pour sauver la zone humide du Testet

    La magnifique vallée du Tescou est menacée par un projet de barrage.

    En bordure de la forêt de Sivens à 10 km de Gaillac (Tarn), c’est 35 hectares de zone humide, forêt et bouilles* qui doivent être noyées pour satisfaire les besoins de l’économie capitaliste : un gros chantier pour une grosse entreprise (la CACG) et de l’eau à profusion pour favoriser l’agriculture intensive. 18 hectares classés «zone humide» sont concernés, ainsi que de la forêt. Parmi les nombreux animaux sauvages qui y vivent, on compte une centaine d’espèces «protégées» !

    Le projet est financé intégralement par des fonds publics (dans les 10 millions d’euros) et doit servir uniquement des intérêts privés. Il a été mené en contournant les lois trop contraignantes et en jouant sur les chiffres pour fausser les dossiers. Les alternatives proposées ont été occultées par les politiques qui ont scrupuleusement suivi les consignes de leurs amis affairistes.

    Depuis le 23 octobre 2013, nous occupons la métairie neuve, une ancienne ferme. Durant le mois de novembre, plusieurs tentatives de déplacement d’espèces ont pu être empêchées grâce à notre présence sur place et nos interventions de blocage non-violent. On s’attend à ce que les opérations reprennent dès le début du mois de février. Le projet est peu connu par la population locale qui n’a presque pas été informée, mais le potentiel de soutien est grand. Un gros travail de communicationreste à faire.

    Depuis le Dimanche 19 janvier 2014, le collectif «Tant qu’il y aura des bouilles» appelle celles et ceux qui refusent ce monde à venir construire dans les arbres et habiter la zone pour bloquer le projet jusqu’à son annulation !
    Cette démarche de désobéissance se veut intégralement non-violente et l’occupation se fait dans un esprit d’intégration écologique et sociale. Les courtes visites seront appréciés autant que les longs séjours.

    Ami-e-s de lutte, ami-e-s bâtisseuse et bâtisseurs de nouveaux mondes, rejoignez-nous !

    Collectif Tant qu’il y aura des bouilles. La Métairie Neuve le dimanche 19 janvier 2014.

    * bouilles : terres humides sans valeur financière

  • Communiqué LDH

    Paris, le 3 février 2014

    6 février : tirer les leçons de l’histoire

    Il y a quatre-vingts ans, le 6 février 1934, plusieurs organisations d’extrême droite et ligues factieuses appelaient à se rassembler devant l’Assemblée nationale avec l’objectif non dissimulé de faire tomber un gouvernement discrédité par une série de scandales et, au-delà, d’en finir avec la République.

    Les factieux visaient à imposer les valeurs salvatrices d’un ordre éternel et chrétien, d’une xénophobie solidement antisémite et, par la violence, à renverser une République stigmatisée comme la chose des « rastaquouères » et des juifs, des francs-maçons et des « bolchéviks ».

    Cette manifestation pesa lourdement sur la vie politique française et constitua un signal d’alarme pour tous les démocrates. Le rassemblement du Front populaire, organisé dans la foulée autour de défense de la paix, du pain et de la liberté sut mettre un coup d’arrêt à ces prétentions autoritaires.

    Quatre-vingts années et une guerre mondiale plus tard, un rassemblement de réseaux, dont le point commun est la haine de l’égalité républicaine, agite le spectre d’un nouveau 6 février. L’objectif est moins d’affirmer des désaccords politiques avec le gouvernement en place que d’organiser la mise à bas morale du principe d’égalité républicaine.

    D’où la multiplication des rumeurs, mensonges, slogans haineux, manifestations de rues et appels à la violence visant l’enseignement de l’égalité entre les sexes à l’école, l’égalité de toutes et tous devant le mariage, l’égalité entre citoyens ; d’où également cette conjonction des intégrismes mêlant antisémitisme et homophobie, dénonciation du « système » et de l’école républicaine.

    Cette offensive décomplexée d’une extrême droite radicalisée, s’avère articulée avec les ambitions électorales du Front national, ainsi qu’avec certains courants de l’église catholique et une fraction non négligeable de la « droite républicaine ».

    La Ligue des droits de l’Homme appelle à combattre fermement cette stratégie de la peur et cette exaltation de l’ordre moral. Cela exclut toute concession à l’esprit ambiant de xénophobie, et tout esprit de conciliation vis-à-vis des tentations d’exclusion et de restriction des droits.

    C’est en rassemblant sur des valeurs d’égalité et de fraternité, de respect et de progrès social, que les forces républicaines peuvent relever le défi qui leur est lancé.

    C’est en adoptant des politiques de solidarité, en refusant de s’enfermer dans des mesures d’austérité désespérantes et stériles, que la perte de confiance de l’opinion publique dans la politique gouvernementale peut être enrayée, que les bases d’un rassemblement populaire et démocratique peuvent être jetées.

    C’est l’un des enjeux des élections municipales à venir. A cet égard, la participation au scrutin constitue un élément d’importance pour ne pas placer la République et la démocratie en état de faiblesse. Sans entrer dans le détail des programmes et listes soumis aux électrices et électeurs, la LDH rappelle que c’est en combinant la défense des libertés et du progrès social que « l’esprit de 36 » a su rassembler et faire échec aux vents mauvais.

    C’est cet esprit que la LDH entend faire vivre dans les débats électoraux à venir en défendant des mesures concrètes pour l’égalité, la fraternité et la solidarité, en rassemblant contre le racisme et l’antisémitisme, contre l’homophobie et toutes les discriminations.

    La LDH appelle les citoyennes et citoyens, les démocrates et les républicains, la société civile et la représentation politique à en débattre ensemble, avant, durant et après la phase électorale qui s’annonce. Face aux menaces et aux discours de haine, elle appelle à se rassembler et à réinventer la promesse d’une République fraternelle et sociale porteuse d’un avenir meilleur pour tous les citoyens.

    Extrait du site de la Ligue des Droits de l'Homme de Toulon

     

     

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