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Actualités

  • Lettre à Félix...

    Notre première rencontre a eut lieu au début des années 90. Je retrouvais la CNT après une dizaine d'années consacrées à la gestion d'une situation familiale difficile. J'avais rencontré les anars après 68 et mon exclusion de chez les staliniens. Ils étaient « la plupart espagnols » comme disait Léo et peut-être t'ai-je croisé pour un 19 juillet ou rue Merly, je sais que déjà très jeune tu te consacrais à « Espoir » l'organe franco-espagnol de l'organisation.

    Je connaissais deux sortes d'anars, ceux comme nous, les jeunes, grandes gueules et pataugas crottés et les anciens, les « Espagnols » tirés à quatre épingles et au langage châtié. Tu ressemblais à ces derniers avec ton nœud pap, ton chapeau, et comme tu disais  ta « tenue d'abbé Pierre ». De plus tu étais médecin ! Un toubib, cette engeance inventée pour remplacer les curés et laisser perdurer le leurre de la vie éternelle ! Et pire encore, tu plaisantais, tu rigolais, tu étais gai ! En un mot, tu ne laissais pas indifférent. Je te pensais un cabot comme quelques copains artistes ou poètes, je n'avais pas encore pris la réelle mesure de ta personnalité. Au fur et à mesure de nos entrevues, de nos échanges, j'ai découvert la pertinence de tes analyses et l'élégance que tu mettais à conduire les débats. J'ai goûté au plaisir de t'entendre raconter les histoires rocambolesques de ta vie militaire. J'ai envié ta capacité de synthèse et ton talent de l'écriture. J'ai aimé chanter avec toi, (aussi faux) les classiques de la Révolution espagnole durant les soirées de camping. J'ai salué tes engagements vis à vis des victimes et des réprouvés. J'ai admiré ta finesse qui te permettais de trouver ta place dans des milieux sociaux différents, voire antagonistes, sans compromission et au bénéfice de nombreux copains.

    Aujourd'hui tu es parti. Tu nous laisses désemparés face à une situation qui ne s'annonce pas des plus brillantes et dans laquelle ta joie de vivre et ta rationalité vont nous manquer.

    Soyons fous. Je veux rêver que dans ton agonie tu as entrevu des territoires libérés que nous, pauvres vivants ignorons et que, confortablement installé, sans tabac ni alcool bien sur, mais largement pourvu en café, tu distribues les tours de parole et tente, non sans mal, de réguler les échanges entre les compagnons déjà partis, mais toujours, au-delà même de la mort, aussi incommensurablement indisciplinés.

    Je veux imaginer que tout n'est pas fini et qu'un strapontin m'attend au paradis libertaire pour entendre à nouveau rire Félix...

     

    Henri

     

    4 mars 2017

     

  • Communiqué

    TRUMP COMME RÉVÉLATEUR DE LA NATURE DES ÉLECTIONS

    RENCONTRE LE JEUDI 8 DECEMBRE, 18H30

    Nous proposons quelques points pour ouvrir aux débats : 1) Et si l’élection de Trump nous disait la vérité sur la nature des élections ? Ce que nous voyons se mettre en place dans plusieurs pays c'est que la politique d'un Etat, donc son rapport aux gens, peut changer profondément sans que le mode de représentation qu'est le parlementarisme et le vote en soient affectés et interrogés. Le rôle du vote aujourd'hui n'est-il pas d'assurer une transition « tranquille » et consensuelle vers une Etat sans peuple, séparé des gens et sans limite dans l’application d’une politique de tensions et de guerre à l’intérieur comme à l’extérieur ? Que penser de cette évidence ? Quelles leçons éventuelles en tirer ? 2) Le but de l'organisation parlementaire de la politique, qui se concrétise par l'acte militant qu'est le vote n'est en fin de compte qu'un acte d'allégeance, d'acceptation de la politique gouvernementale. Il organise l'impuissance des gens face à l'Etat et à son gouvernement. 3) N'avoir comme possible que de se lamenter pendant et après une élection n'est pas très enthousiasmant. N'est-il pas inquiétant qu'on puisse en arriver à regretter Clinton aux USA comme ici certains le font avec Chirac ou peut-être bientôt avec Hollande ? Ne faut-il pas penser la politique et son action, si on la veut du côté des gens, ailleurs que dans les chemins proposés ? 4) Nous faisons le pari (et le travail) qu'il y a place pour une pensée/action des gens eux-mêmes à partir de principes qui parlent pour tous (droits des gens, paix, respect par l'Etat des habitants tels qu'ils sont...). Cela n'est possible qu'à distance de l'Etat, c'est à dire dans un nouveau rapport à l'Etat qui n'est pas celui du vote mais celui d'une capacité des gens à penser et agir du point d'un « pour tous ».

    Débattons-en. Jeudi 8 Décembre à 18h30, Rue du Lieutenant Colonel Pelissier, Métro Capitole, Toulouse Espace DURANTI, salle au 3° étage Dans le cadre des "Rencontres pour penser l’Aujourd’hui", proposées par "CEUX QUI VEULENT LE PAYS POUR TOUS".

    Toulouse, le 20/11/2016

    Site : www.ouvriersgensdici.net Mail : ouvriersgensdici@free.fr Tél : 06-13-06-94-62

  • Communiqué 4 ACG

    Charte de la fraternisation entre les peuples français et algérien

    « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » (Article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948)

    Convaincus :

    • que la fraternité universelle devrait régir les relations entre les êtres humains quelles que soient leurs origines et leurs croyances ;
    • qu’il importe en conséquence de renforcer la fraternisation entre les deux rives de la Méditerranée ;
    • que si la réconciliation relève de la compétence des Etats, la fraternisation relève de celle de la société civile.

    Rappelant :

    • que même si les heures sombres de notre histoire commune appartiennent au passé, la connaissance du fait colonial doit être recherchée, préservée et enrichie au nom du devoir de mémoire et du droit à l’Histoire, pour faire obstacle aux thèses révisionnistes et négationnistes.
    • qu’en l’espèce, tout en veillant strictement à ne pas mettre sur le même plan l’oppresseur et l’opprimé, l’impartialité invite à la reconnaissance, par nos deux peuples, des violations graves des Droits de l’Homme commises au cours de cette période douloureuse, que soient reconnues et honorées les mémoires des victimes de tous les massacres collectifs, les exactions subies par les populations civiles quelles qu’elles soient, du 8 mai 1945 à juillet 1962.
    • qu’enfin l’ouverture des archives par la France et l’Algérie et leur libre accès aux historiens des deux pays puissent permettre une connaissance partagée de la vérité et ouvrir la voie à l’apaisement nécessaire.

    Constatant :

    • que les couples mixtes en constante augmentation, contribuent à renforcer les liens entre nos deux pays et permettent un enrichissement culturel réciproque.
    • que la volonté de fraternisation a conduit certains Anciens Appelés à verser leur « pension du combattant » pour financer des opérations de développement en Algérie ; à éditer le livre Guerre d’Algérie, Guerre d’indépendance. Paroles d’humanité (L’Harmattan) ; à organiser plusieurs voyages en Algérie pour échanger, goûter à l’amitié, fraterniser ; à témoigner dans les établissements scolaires ; à projeter le film « Retour en Algérie ».

    En conséquence :
    L’Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4acg), association laïque, indépendante de toute institution politique, philosophique ou religieuse, résolument engagée en faveur du dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, approuve la présente Charte.
    Elle invite d’autres associations et institutions à la rejoindre sur ce texte ou dans ses intentions afin de concourir à renforcer le lien de fraternité entre les peuples algérien et français.

     

  • Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme

    Communiqué de la LDH

    Paris, le 3 novembre 2016

    Toussaint 2016 : retour du fichier des « gens honnêtes » ?

    Avec la création du fichier baptisé « titres électroniques sécurisés » (TES), le gouvernement prétend faciliter l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité et permettre l’authentification des demandeurs. Il entend également limiter la falsification de ces documents.

    Aussi louables que sont de tels objectifs, ceux-ci ne sauraient occulter l’extrême dangerosité d’une base de données qui va centraliser des informations personnelles et biométriques sur la quasi-totalité de la population française, s’inspirant ainsi d’un projet proposé par le précédent gouvernement et partiellement censuré par le Conseil constitutionnel. A cette époque, l’actuel garde des Sceaux avait qualifié un tel projet « de bombe à retardement ».

    Le gouvernement, chevauchant une loi qu’il avait décriée et s’exemptant d’un débat au Parlement, s’est contenté de faire paraître, en catimini, un décret pour créer ce fichier unique d’une taille inégalée et malgré les nombreuses réserves de la Cnil.

    La LDH dénonce avec force la mise en place d’un outil qui d’ores et déjà est consultable par une multitude de services et qui sera exposé à toutes sortes de piratages. Par ailleurs, ce fichier ne présente aucune garantie quant à d’éventuelles évolutions, tout cela sans possibilité de recours de la part des citoyen-ne-s et sans aucun contrôle d’une instance indépendante. Ce gouvernement poursuit ainsi son choix d’une surveillance de masse et fait preuve de la plus grande irresponsabilité.

    La LDH continuera à informer les citoyen-ne-s sur les dangers de cette base de données qui met en danger la protection de la vie privée et le respect des libertés individuelles.

     

    Notes

    [1] Le titre de cet article est inspiré d’un extrait du chapitre 2 de 1984 de George Orwell : « Another year, two years, and they would be watching her night and day for symptoms of unorthodoxy. »

     

  • A Sivens...

    Rémi Fraisse : à Sivens, un hommage au couteau

    * 23 oct. 2016 * Par helene duffau * Blog : Le blog d'Hélène Duffau

    Alors que le projet de barrage a récemment été déclaré illégal par la justice, des agriculteurs pro-barrage menés par une élue locale ont pourtant agressé les personnes venues rendre rendre hommage à Rémi Fraisse.

    Depuis la résistance contre le projet de barrage de Sivens, depuis les multiples agressions que les opposants ont subies de la part des agriculteurs pro-barrage organisés en véritable milice locale, il s’agit de rester groupés pour se rendre à Sivens. Un rassemblement a donc eu lieu à 11 h 30 ce matin à Gaillac, afin de partager les voitures.

    Midi quatre, après confirmation de l’itinéraire, une vingtaine de véhicules se mettent en route et chacun arrive à bon port. Une équipe de l’AFP est avec le groupe. Des gendarmes sont stationnés à plusieurs endroits du parcours.

    Le pique-nique se déroule sous un ciel à peine voilé. L’air est doux, l’ambiance est à la fois chaleureuse et recueillie.Un peu plus de quatre-vingt personnes sont réunies. Mais une rumeur circule : des pro-barrage bloquent l’accès à la dalle — partie de la zone humide dévastée qui a été damée. L’hommage doit pourtant se dérouler là, à l’endroit où Rémi Fraisse été tué, il y a près de deux ans.

    Il est 13 h 45 quand les participant-es à l’hommage se mettent en marche pour descendre dans la vallée. L’accès du chemin est barré par trois troncs déposés la veille, en toute impunité semble-t-il. Des personnes en canne ou béquilles sont empêchées de circuler.

    Tout au long du chemin, des feuilles volettent, les arbres sont à l’automne, la forêt est magnifique.

    Plus bas, deux voitures bloquent le passage, en une zone où la circulation automobile est pourtant interdite. L’une en travers, l’autre derrière, en L. Les engins sont encadrés d’une vingtaine de personnes, visages fermés, qui barrent le passage. À l’avant, une adjointe de la mairie de Lisle-sur-Tarn, très investie pour dénigrer les opposant-es au barrage*, bombe le torse et harangue le cortège. L’élue crie que les chiens doivent être tenus en laisse pour circuler sur le site, ils ne passeront pas sans ça. D’aucuns essaient contourner ceux qui barrent l'accès et trois jeunes femmes se font taillader par un homme posté sur le bord gauche. Très agressif, il a dissimulé un couteau dans sa main droite. De nombreux témoins voient ce qui survient, s’insurgent, la scène est filmée. Aussitôt, appel au 17 par 2 participant-es au cortège, une troisième joint la préfecture.

    Le ton est monté. Les pro-barrage semblent chargés d’alcool ce qui rendra certains peu alertes dans le maniement des bâtons dont ils se sont équipés.

    Aussitôt les gendarmes débarqués à l’arrière des pro-barrages, les miliciens calment le jeu. Le cortège en hommage se faufile sur la droite des véhicules. Une partie rejoint la dalle, l’autre

    approche des gendarmes pour dire la violence, les agressions, la colère. Une équipe de France 2 est présente, filme les blessures, reçoit des témoignages.

    On passera sous silence la leçon de morale que certains « gardiens de la paix » professent à celles et ceux qui réclament le droit à circuler librement, comme celui de rendre hommage en paix ; le parti-pris des mêmes.

    Un tractopelle débarque dans le jeu. S’ensuit une scène d’un autre monde : l’élue au torse bombé ouvre la voie au véhicule qui étale d’un coup de pelle la terre fermant auparavant l’accès à la dalle. Elle marche devant la benne du tracteur, fière, conquérante, en une posture saisissante. Les gendarmes présents sont sans réaction tandis que le tracteur progresse en direction de celles et ceux qui rejoignent la dalle pour l’hommage. Irait-il jusqu’à charger les piétons ?

    Les gendarmes s’avancent enfin et le tracteur s’immobilisera à proximité du lieu de recueillement.

    Le cortège s’arrondit pour assister à une performance dansée accompagnée du chant d'une flûte. Pendant ce temps, et tant que durera l’hommage, le moteur du tracteur restera en marche, tandis que certains des pro-barrage hurleront comme le font les loups, siffleront, tenteront par tous les moyens de pourrir la cérémonie. Viendront quelques lectures et partages de temps silencieux.

    Une fois son hommage rendu, le cortège se regroupe pour reprendre le chemin vers la maison de la forêt. Il est 14 h 56. Les gendarmes contiennent par la force les miliciens qui auraient sans doute aimé casser quelques figures et, peut-être, taillader à nouveau quelques jeunes femmes. L’élue au

    torse bombé hurle en direction du cortège qu’il y en avait marre de ces zones de non-droit. Mais, de quel droit parle-t-elle ? Celui de renier les décisions de justice ? Celui d’agresser impunément ? Le droit de naviguer en eaux troubles et de refuser de rendre des comptes ?

    Les personnes qui, à la suite d’une mort tragique, réalisent collectivement un travail de mémoire, seront escortées de quelques gendarmes. Lorsque le groupe est nouveau rassemblé près de la maison de la forêt, échanges de numéros de téléphone des témoins de l’agression, visionnage des vidéos gardant la preuve des faits.

    Affaires à suivre.

     

    * Il se dit ici que le mari, de ladite élue, également présent, a racheté des terres proches du barrage illégal pour du maraîchage en agriculture biologique. Des terres non irriguées. Comptait-il sur les relations de son épouse pour que l’eau vienne à lui sans tarder ?

     

  • Communiqué de Ceux qui veulent le pays pour tous !

    APPEL A S’ENGAGER POUR UNE POLITIQUE DE PAIX

    1) La campagne électorale qui s’ouvre promet d’être la plus abjecte, la plus violente, la plus dangereuse de ces dernières années car elle est déjà porteuse d’encore plus de tensions et de propos guerriers que les précédentes, qui étaient déjà bien basses, méprisantes et violentes à l’encontre de nombreuses personnes du pays. Les propos proférés par tous les prétendants au poste de président et par leurs lieutenants, ne sont pas de simples mots ou de banales phrases démagogiques, ce sont de véritables propositions politiques de séparation des gens, de stigmatisation, de tensions permanentes. Toutes les questions deviennent affaire de police et de guerre, sont traitées dans la suspicion et la recherche de coupables, d’ennemis, et cela de manière de plus en plus brutale. Quiconque s’interroge ou refuse d’aborder les situations sous l’angle officiel des« valeurs de la république » qui ne sont en fait que les valeurs de l’Etat actuel ( et qui font consensus de tout le champ parlementaire de Mélenchon à Le Pen), devient ennemi national et suspect des pires abominations.

    Les élections de 2017 se préparent sous le signe d’un acharnement général du gouvernement et des partis pour que tout soit pensé à partir des tensions, pour la guerre entre les gens et contre des gens. Il s’agit d’organiser l’acceptation généralisée de la guerre sans fin comme seule possibilité pour le pays, et cela à l’extérieur comme à l’intérieur

    2) Il est pourtant possible de faire face , de ne pas laisser tout l’espace aux propos criminels et violents qui se dégagent dès maintenant contre des pans entiers de la population de France, de passer de l’impuissance à une certaine puissance, comprise comme capacité à faire. Il s’agit à minima de contenir ces propos, et si possible, de les faire reculer : c’est le sens de cet Appel.

    Y faire face demande dans la période qui s’ouvre de ne pas participer aux élections : il ne s’agit pas simplement de ne pas voter, ce qui n’a jamais ouvert à une puissance et une capacité des gens, mais de mettre en œuvre dès maintenant un travail qui porte dans la réalité des situations que nous vivons, ou que nous décidons de rencontrer, les questions centrales d’aujourd’hui :

    • la question du droit des gens, des droits pour tous,

    • la question du respect de chacun, de sa vie,

    • la possibilité de l’entente entre des gens différents, c’est ce qui permet à un pays d’exister pour les gens eux-mêmes, pour la population qui fait ce pays, pour que les choses progressent pour tout le monde.

    • l’urgence de se prononcer, de manière visible, contre les interventions françaises à l’étranger, interventions qui ne font qu’aggraver le chaos, les tensions, la misère (voir la Libye et les bombardements actuels en Irak et Syrie) tout en refusant d’en assumer les conséquences pour les habitants des pays détruits, en particulier les réfugiés.

    Les élections organisent l’impuissance et l’acceptation des pires politiques étatiques !

    Ouvrir à une politique de paix et d’entente entre les gens, c’est trouver le chemin d’une puissance des gens, à distance de l’état et de ses propositions guerrières !

    3) Se lancer dans ce travail c’est aussi s’ouvrir la possibilité de ne pas se retrouver en fin de campagne électorale coincé à choisir entre « Hollande le modéré » (ou un de son parti) « Sarkozy le brutal » (ou un de son parti) et « Le Pen, la liberticide ». Quand on voit la modération de Hollande, il y a de quoi s’inquiéter : il n’y a jamais eu autant de guerres à l’extérieur, autant de refus d’accueillir les réfugiés qui fuient ces guerres et la misère qu’elles créent ; autant de lois en France qui enlèvent autant de droits aux gens ! Tous ces candidats ont en commun la même politique de tensions et de guerres, la même volonté de séparer la population à partir de critères raciaux, religieux, d’origines, de lieux d’habitations... en bref, tout ce qui peut permettre de cibler tel ou tel groupe d’habitants, afin de mieux asservir l’ensemble de la population aux décisions de l’Etat, du gouvernement quel qu’il soit.

    4) Suite aux meurtres de masse en France, la propagande engagée vise à faire accepter la notion de guerre intérieure comme nécessaire et juste . Les guerres extérieures, avec leur lot de désolation et dévastation n’étant pas aujourd’hui contestées ouvertement, et même parfois soutenues par de nombreuses personnes, il s’agit pour l’état de généraliser, à l’intérieur, cette politique. C’est le sens des dernières déclarations de Hollande et Valls. Il ne s’agit pas là d’un appel à la guerre civile où des combats de rue se déploient, mettant en action des factions de la population les unes contre les autres, mais de la légitimité pour l’état, du droit pour le gouvernement en poste, de cibler telle ou telle partie de la population, et de la désigner comme ennemie intérieure   ; les pires lois étant alors adoptées et s’auto-justifiant, des pouvoirs extravagants étant donnés à la police et à la gendarmerie sous couvert administratif.

    5) Aujourd’hui, les élections ne nous parlent que de l’Etat, les partis ne nous parlent que d’eux-mêmes et de leur volonté de guerre. Notre proposition c’est de parler et de prendre position pour le Pays France, c’est à dire pour les gens qui le font, qui l’habitent, qui lui donnent une âme. C’est bien autre chose que la politique centrée autour des sinistres intérêts d’Etat et de puissants.

    Nous appelons tous ceux qui veulent y travailler à se rassembler, se rencontrer, échanger et agir dans ce sens.

    Nous proposerons prochainement une date pour une première rencontre début octobre. Nous pouvons déjà prendre contact pour en débattre et la préparer.



  • Communiqué

    LE SOMMEIL DE LA RAISON ENGENDRE DES MONSTRES Fr. Goya      Ce 14 juillet, malgré l’état d’urgence, un poids lourd de 19 tonnes a pu circuler librement dans Nice et a pu ainsi, délibérément, écraser des centaines de personnes et en tuer 84, dont des enfants.  Cet événement dramatique, dont les répercussions n’ont pas fini de s’étendre, démontre une fois de plus le rôle destructeur des religions dans la société.  La classe politique, niant cette évidence, s’entête à ne pas s’en prendre aux causes et à développer un discours sécuritaire dont on voit chaque jour qu’il ne sert qu’à persécuter les opposants à ce gouvernement (en particulier, les opposants à la loi MEDEF-El Khomri ou les Zadistes).  La CNT-AIT répète que les causes de cette barbarie sont à rechercher dans l’absence d’éducation rationnelle et dans une débauche de propagande identitaire, communautaire et religieuse.  CNT-AIT

     

  • Communiqué

    Vous pouvez refuser Linky ! Solution à tous ceux qui s'inquiètent de leurs compteurs à l'extérieur Compteurs extérieurs, une solution qui a fait ses preuves : La signification par huissier (solution présentée par Claire Sermier du Collectif no linky Presqu'ile de Quiberon) J'ai moi même un compteur dans mon jardin, avec une installation qui était prévue début décembre 2015. Depuis que j'ai fait une signification par huissier,je dors tranquille. Vraiment, j'ai eu la chance de trouver rapidement cette info sur Internet. Dès que je sortais de chez moi, je paniquais, à l'idée de me retrouver "installée". Ça fait de la peine de voir tous ces gens installés contre leur gré et qui vous demandent comment se faire désinstaller. Lorsqu'on a un compteur à l'extérieur de chez soi, lettre recommandée ou pas, ils "installent" (Claire Sermier du Collectif collectif no linky Presqu'ile de Quiberon) Une solution rapide pour être tranquille : Faire une Signification par Huissier. 1) Que va faire l'huissier ? L'Huissier va se déplacer chez ERDF, c'est pourquoi il faut en prendre un à côté de chez eux, adresse d'ERDF: ERDF 34, place des corolles 92400 COURBEVOIE 2) Où trouver un huissier ? J'ai trouvé l'adresse ci dessous sur Internet, c'est celle que j'ai utilisée, mais on peut prendre un autre huissier du moment qu'il habite pas loin et qu'il est habilité sur la zone. 3) Une adresse d'huissier : GRIFFON-WARET associés, huissiers de justice associés tel 01 42 42 66 35 mail: griffonclotilde@huissier-colombes.com 4) Faire une SIGNIFICATION D'abord, vous leur passez un coup de fil pour leur dire que vous voulez une SIGNIFICATION Ils feront une "SOMMATION DE NE PAS FAIRE", et ils le feront vite 5) Coût de la SOMMATION: 90 euros. 6) Les documents à fournir pour la sommation Ils vous diront de leur envoyer une photocopie de votre carte d'identité recto verso plus un chèque et c'est TOUT! Remarque : La vidéo de NEXT UP vous dit qu'il faut acheter tout plein de matériel pour barricader son compteur + un constat d'huissier!!! et ça coûte bien plus cher! 1/2 132-RefusLinkyCompteursExterieurs.odt 7) Le texte que l'huissier va adresser à ErDF: A la demande de Votre Adresse Votre Code Postal + Ville VOUS EXPOSE QUE: A reçu un courrier de votre part daté du tant... faisant part du remplacement à venir de son actuel compteur électrique par un compteur Linky (et d'autres à suivre) Que l'absence de dangerosité technique et sanitaire desdits compteurs n'a pu être démontrée En conséquence la partie requérante s'oppose à l'installation desdits compteurs à son domicile de (adresse) 8) Demandez une version papier de la SIGNIFICATION pour la coller sur votre compteur Ils vous enverront le texte par mail, mais demandez leur aussi une version papier. Une fois ce papier reçu, collez-le sur votre compteur. 9) Et après ? Après vous recevrez un courrier d'ERDF , vous disant qu'ils vont venir vous l'installer, n'en tenez aucun compte, ils ne le feront pas. Ils vous inscriront sur une liste . Merci de transmettre cette information à tous ceux qui ont des compteurs extérieurs et qui ne veulent pas de Linky (et ses suites). Si vous avez des questions, Veuillez contacter : Claire Sermier du Collectif no linky Presqu'ile de Quiberon Email : nolinkystpq@gmail.com 2

  • Communiqué LDH

     

    Paris, le 3 mai 2016

    Violences policières : la LDH demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire

    Depuis plusieurs semaines, un peu partout en France, les manifestations contre la loi travail ou les initiatives prises dans le cadre du mouvement « Nuit debout » donnent lieu à des incidents souvent violents impliquant les forces de police, dans une escalade de la violence.

    Quel que soit le contexte, quelquefois marqué par la présence de groupes cherchant l’affrontement, rien ne saurait justifier les débordements auxquels se livrent régulièrement les forces de l’ordre en faisant un usage disproportionné de la force vis-à-vis de citoyens, souvent jeunes, qui manifestent pacifiquement leur opposition au projet de loi travail ou qui se réunissent pour échanger, discuter, imaginer d’autres façons de préparer l’avenir.

    De nombreux témoignages, de multiples vidéos qui montrent de façon répétée des coups portés à des personnes déjà entravées interrogent sur les objectifs des stratégies mises en place par les instances de commandement de fonctionnaires de police qui n’hésitent pas, par ailleurs, à utiliser des balles de défense, arme qui a fait perdre un œil à un jeune manifestant de Rennes.

    La LDH rappelle aux responsables de police et aux fonctionnaires sur le terrain que l’article R.434-17 du Code de la sécurité intérieure dispose que « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence ou de tout traitement inhumain ou dégradant ». Face à la gravité avérée des faits, elle demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin que toute la lumière soit faite sur des événements qui, y compris chez les policiers et les gendarmes, ont déjà fait plusieurs victimes et qui ont entraîné par ailleurs des peines de prison ferme.

    Dans un contexte de montées de tensions sociales aussi fortes que préoccupantes, le droit de manifester pacifiquement et contester collectivement ce qu’on estime injuste, le droit de se réunir dans l’espace public constituent des libertés fondamentales. Les exercer est un acte de citoyenneté.

    Il appartient aux pouvoirs publics de les garantir. Il nous appartient de les défendre : nous n’y manquerons pas.

    Extrait du site de la LDH de Toulon

     

  • Communiqué

    URGENT !
    SAUVONS LA PAIX
    NI GUERRES, NI ETAT DE GUERRE

     

    La France traverse à nouveau une période très troublée : à la fois, sur le plan intérieur et sur le plan extérieur. Ces deux plans s’intriquent fortement, rendant très complexe la lecture des événements, causes et conséquences étant étroitement liées.

    Le 13 novembre 2015 au soir, après la tuerie au Bataclan, monsieur François HOLLANDE a déclaré : « Nous sommes attaqués … la France est en guerre …  »

    Regardons la situation intérieure de notre pays :

    • L’état d’urgence, instauré pour 3 mois est maintenant prolongé jusqu’au 26 mai. Il restreint considérablement nos libertés, crée un climat de méfiance et de suspicion, donne lieu à des dérives arbitraires, est inefficace contre le terrorisme, voire l’amplifie. ;
    • Le rejet manifeste de la France à accueillir des réfugiés : ce manquement cruel aux droits de l’Homme : donner asile et protéger ceux qui fuient des pays en guerre n’est pas à l’honneur de notre pays.
    • Le chômage de masse, la précarité du travail, le sous-logement, la défection de l’Etat dans les services publics, …. alimentent la sensation d’insécurité, du « mal vivre ».
    • Les tensions sociales s’accroissent, exacerbant la violence sous-jacente.

    Sur le plan extérieur :

    • Force est de constater que la France a toujours été en guerre, ce n’est pas nouveau : la France est le pays européen le plus engagé dans des guerres extra-territoriales : Afrique (Mali, Centre Afrique, …), Moyen Orient (Syrie, Irak, Libye).
    • La France est en passe d’être le deuxième pays exportateur d’armes : navires de guerre, avions rafales, hélicoptères de combat, ….
    • Le pays qui dénonce, à juste titre, les exactions de certains chefs d’état, mais qui se tait, voire qui cautionne les agissements guerriers de certains autres (Cf. le conflit israélo-palestinien, …).
    • Le passé colonial de la France est toujours présent. Elle s’arroge le droit d’intervenir par la force dans son ex-empire, au prétexte des droits de l’Homme, occultant ainsi ses intérêts économiques et géostratégiques sous jacents. Il ne faut pas s’étonner d’un retour de boomerang !
    « LA SPIRALE DANS LAQUELLE NOUS ENTRAINE l’ETAT PYROMANE EST INFERNALE » a déclaréChristine DELPHY dans une réunion publique tenue le 15 janvier à Paris.

    De nombreux collectifs se sont constitués avec signatures de pétitions « Ni guerres, ni état de guerre », « Non à la guerre, non à l’état d’urgence ».

    La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme mène ce même combat. Elle dénonce et refuse : l’état d’urgence, le projet de loi contre le crime organisé, les atteintes répétées faites jour après jour aux libertés fondamentales, les déclarations de guerre dans un pays qui réclame la PAIX.

     
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