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Radio Association

  • Jacques Damour...


    FORMAT: 21,5 X 29 CM
    ÂGE: 
    TOUT PUBLIC
    NOMBRE DE PAGES: 
    144 EN QUADRI
    PARUTION: 
    03 MAI 2017
    COLLECTION: 
    BD


    Alors qu’il arpente les boulevards d’un Paris transformé, Jacques Damour se souvient de son ancienne vie à Ménilmontant… ciseleur sur métaux, marié à Félicie, il était pauvre mais heureux avec ses deux enfants, Eugène et Louise. Tout a basculé pendant le siège des Prussiens. C’est le début de la Commune, Béru, un peintre en bâtiment affamé, qui mange bientôt matin et soir chez les Damour, tient des propos enflammés, prône la république, la justice et l’égalité et convainc le père et le fils d’aller se battre sur les barricades. Mais Eugène est touché par une balle en pleine poitrine et meurt. Peu de temps après, Jacques Damour est fait prisonnier et est déporté au bagne de Nouméa.
    Berru, lui, a filé trois jours avant l’arrivée des troupes… C’est cet « ami » justement que Damour retrouve par hasard sur le pont Notre-Dame. Berru lui apprend alors que Félicie s’est remariée avec un riche boucher des Batignolles. Les deux hommes, grisés par le vin, partent pour la boucherie… Quelle sera la réaction de Félicie en voyant Damour qu’elle croit mort depuis dix ans ? Eugène va-t-il être vengé ? Et Louise, qu’est-elle devenue ?…

    C’est l’histoire d’un malchanceux, d’un faible manipulé par un lâche. L’histoire aussi d’un revenant qui cherche à renouer avec un passé à jamais disparu. Mais quelle place lui reste-t-il dans une société qui a irrémédiablement changé ?

    « Une réussite entre Histoire, littérature et aventure humaine »

     

  • Makhno, une épopée...

    Nestor Makhno, protagoniste légendaire et damné de la guerre civile qui suit la révolution russe de 1917, déclanche un mouvement insurrectionnel autonome en organisant des paysans d'Ukraine qui brandissent bien haut le drapeau noir de l'anarchie. La « Makhnovchtchina » comptera jusqu'à 25000parisans et la fulgurance de son action n'aura d'égal que son courage à livrer bataille : contre les armées blanches, contre les nationalistes ukrainiens et finalement contre l'armée rouge. C'est une épopée grandiose qui nous est racontée ici. Mais ce livre est aussi l'évocation d'un destin hors du commun, aussi tragique que celui du mouvement auquel il a donné son nom. Celui d'un homme, fils de paysans plongé au cœur d'un des plus grands bouleversements de l'histoire, obligé de s'exiler loin des steppes qu'il a parcouru avec tant d'ardeur, et qui, après avoir erré de prison en prison dans divers pays, devint ouvrier chez Renault et mourut dans une extrême pauvreté. Voici l'un des épisodes les plus glorieux, et pourtant méconnu, de la mémoire des vaincus.

     

    L'auteur est Malcom Menzies. Le livre est publié par les éditions L'échappée, collection lampe-tempête.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Le cordonnier d'Alicante...

    Un texte rare sur le quotidien d'un ouvrier cordonnier, militant anarchiste, de la toute fin du 19ème siècle jusqu'au milieu du 20ème siècle en Espagne.

    Autodidacte, devenu anarchiste par la lecture de Malatesta et la rencontre de militants, Manuel Sirvent passera sa vie à mettre en pratique son idéal dans une Espagne alors aux prises avec l'alliance de la monarchie, du patronat et d'une Église catholique omnipotente : de l'enterrement civil de sa mère jusqu'aux conférences organisées dans toutes les régions du pays, de l'initiation de multiples grèves jusqu'à l'union libre avec sa compagne... Les nombreuses conséquences de son engagement -boycotts des patrons, arrestations, déportation dans les années 1920, camps de l'exil en France après la guerre d'Espagne- ne l'arrêteront jamais dans son « intense activité de propagande ».

    Racontant un demi-siècle d'expériences individuelles et de luttes collectives, Manuel Sirvent offre aux lecteurs d'aujourd'hui une vision résolument positive et concrète de l'engagement anarchiste.

     

    « Le cordonnier d'Alicante. Mémoires d'un militant de l'anarchisme espagnol (1889-1948) » est le témoignage de Manuel Sirvent Romero, initialement destiné à ses enfants et petits-enfants.

    Le livre est publié par les éditions CNT-RP.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Kronstadt 1921...

    Février 1921 : alors que le régime bolchevik sort vainqueur de la guerre civile qui s'achève et à laquelle va succéder une effroyable famine, il doit faire face au mécontentement de la population ouvrière et paysanne, plongée dans le plus grand dénuement et privée de liberté d'expression et d'association.

    C'est pour soutenir les ouvriers de Petrograd, qui se sont mis en grève tout au long de ce mois de février pour protester contre la pénurie extrême à laquelle ils doivent faire face, que les marins, les soldats et les ouvriers de l'ile de Kronstadt se sont réunis et ont dressé une liste de revendications.

    Au premier rang de celles-ci, ils placent le rétablissement des libertés fondamentales pourtant inscrites dans la constitution de 1918 : les droits d'expression, d'association, de réunion ; le vote à bulletin secret ; l'élection dans ces conditions de nouveaux soviets ; les libertés de changer d'emploi et de se déplacer ; la fin des privilèges du parti bolchevik et la suppression de la police politique. Dans un article de leur journal, les insurgés expriment le sens véritable qu'ils veulent donner à leur mouvement : « C'est ici, à Kronstadt, qu'est posée la première pierre de la troisième révolution, celle qui brisera les dernières chaînes des masses laborieuses et ouvre une nouvelle et large voie pour l'édification socialiste... Les ouvriers et les paysans doivent aller en avant, de manière irréversible, laissant derrière eux l'Assemblée constituante et son régime bourgeois, la dictature du parti communiste, des tchékas et du capitalisme d'État, qui étouffent le prolétariat et menacent de l'étrangler définitivement. »

     

    Alexandre Skirda ne fait pas que décrire cette éphémère tentative de rétablir la démocratie soviétique et la répression féroce qui s'abattra sur elle - « une nécessité tragique » écrira plus tard Trotsky, cherchant à minimiser son rôle mais le justifiant toujours : l'auteur la replace dans la lignée des affrontements qui ont opposé depuis 1918 ouvriers et paysans au pouvoir léniniste. S'appuyant sur des témoignages de première main, notamment celui du commandant provisoire de Kronstadt retrouvé en émigration en France, ainsi que sur des archives secrètes rendues publiques en Russie, cette étude est indispensable pour comprendre la Révolution. S'y ajoutent des documents et photos inédites des insurgés.

     

    Le livre « Kronstadt 1921, soviets libres contre dictature de parti » est publié par les éditions Spartacus.

     

  • Comment sont-ils devenus Résistants ?...

    Pour De Gaulle, la Résistance est militaire et masculine, s'appuyant sur le peuple de France unanime qui se libère. Pour les communistes, c'est le peuple en armes acharné à lutter coûte que coûte contre les Allemands.

    Ce livre montre la réalité des Résistants que l'Histoire a rendu invisibles, leurs motivations, leurs premiers regroupements par cercles de connaissances, leurs luttes internes entre mouvements et réseaux. Femmes, catholiques, protestants, juifs, communistes, gaullistes, pétainistes, anti-allemands, Français, Espagnols, Polonais, Italiens, Allemands anti-nazis, agents britanniques et américains ; voilà la longue liste des Combattants de l'ombre.

     

    Fruit de plus de dix ans de recherches et d'enquêtes conduites en France, ce livre voit naître les vocations de ces humains qui s'unissent dans le secret et la clandestinité et constituent ce que l'Histoire appelle la Résistance.

    Sur une trame chronologique sans raideur, chaque chapitre présente un groupe typique de Résistants sous l'Occupation, illustré par des témoignages et des anecdotes.

     

    Grâce aux archives de presse, aux journaux intimes, aux correspondances, voici une histoire humaine plus que politique racontée par un grand professeur d'Oxford, Robert Gildea.

    Son livre est publié par les éditions Les Arènes.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • La Bande noire...

    A la fin du 19 ° siècle, dans le bassin minier autour du Creusot et de Monceau-les-Mines, au milieu du territoire des maîtres des forges et face à leur mépris, entre sabre et goupillon, entre paternalisme patronal et réformisme politique, de jeunes anarchistes choisissent de renverser la table au lieu de remplir les urnes. Nuitamment, ils s'attaqueront aux symboles de l'oppression et sèmeront la peur chez les capitalistes et leurs valets. Jouant l'obscurité contre l'obscurantisme, ils dynamiteront allègrement églises et couvents, entrainant avec eux quelques centaines de damnés de la sous-terre dans une légitime insurrection. Le souvenir de la Commune est toujours présent à leur esprit, sa sanglante répression de même. Face à l'injustice et à l'humiliation, en dehors des pratiques capitulardes de ceux qui acceptent de faire là où l'État leur dit, ils se radicalisent et décident l'action directe. Ils échoueront, en paieront le prix et connaitront le bagne. Mais la Bande noire demeurera une référence pour tous les prolétaires qui voudront s'émanciper de l'ordre clérical, de l'oppression patronale ou de la tutelle des organisations bien pensantes et de leurs permanents appointés...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    La Bande noire, propagande par le fait dans le bassin minier (1878-1885)

    Ce livre retrace l'histoire de la Bande noire, constituée de jeunes mineurs anarchistes qui firent de la propagande par le fait une arme pour dénoncer leurs conditions de vie.

    Son auteur, Yves Meunier est un ancien instituteur qui se consacre aujourd'hui à l'histoire sociale t à l'anarchisme ouvrier. Son livre est publié par les éditions L'Échappée, collection : Dans le feu de l'action.

     

  • Le génocide voilé...

     

     

    L'oppression de l'homme par l'homme est une constante de toutes les civilisations humaines et aucune ne peut prétendre s'en être dispensée au cours de son histoire. N'en déplaise aux tenants de la victimisation unique des Noirs africains, à ceux qui hurlent à l'islamophobie chaque fois que s'exprime une critique sur la religion musulmane ou son prophète, l'esclavage a été aussi pratiqué par le monde arabo-musulman. Dans un ouvrage fort documenté publié chez Gallimard-Folio , l'écrivain et anthropologue Tidiane N'Diaye étudie cet asservissement qui n'avait rien à envier en cruauté et barbarie à la traite pratiquée par les occidentaux. Ce livre contribue à enrichir la recherche de la vérité historique, cette vérité sans laquelle aucune évolution humaine ne serait possible. Craignons que, par phénomène d'amnésie collective bien rassurante sur notre nature, ne surviennent à nouveau des périodes que nous pensions à jamais révolues...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Le génocide voilé, enquête historique » de Tidiane N'Diaye aux éditions Folio-Gallimard.

     

     

     

  • Moi qui vous parle...

     

     

    Le 11 avril 1987 Primo Levi nous quittait. 30 ans plus tard, Giovanni Tesio nous livrait un ultime entretien inédit. Un dialogue intime d'où se dégage une extrême douceur, la mélancolie d'un monde passé, un dernier témoignage.

    « Je me vois comme quelqu'un qui a mené plusieurs batailles. Qui en a perdu certaines et en a gagné d'autres. Je dois quand même posséder une force profondément ancrée en moi puisque j'ai survécu à Auschwitz. »

    Dans les premiers mois de 1987, Primo Levi accorde à Giovanni Tesio des entretiens à bâtons rompus, en vue de ce que les deux amis définirent d'un commun accord comme « une biographie autorisée ».

    La famille, l'enfance, des années de formation sous le fascisme, les amis durant l'adolescence, des lectures, une timidité maladive avec les femmes, la passion pour la montagne. Et puis aussi, malgré tout, la guerre, le retour et un métier « qui n'est jamais qu'un cas particulier, une version plus hardie du métier de vivre ».

    Des questions discrètes, jamais trop pressantes, auxquelles Primo Levi -affable, tantôt sur la réserve, tantôt très explicite- apporte des réponses, bousculant quelque peu ce qu'on savait déjà et faisant poindre certains aspects plus intimes de son existence.

    Cet ouvrage nous offre un dialogue intense, sur le fil de la mémoire, riche de vie(s), d'histoires et de l'Histoire, et qui s'interrompt juste avant Auschwitz.

    Un dialogue auquel la mort soudaine de Levi mit fin.

     

    L'auteur Giovanni Tesio est professeur de littérature italienne. Son livre est publié par les éditions Pocket et Tallandier.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Vive la révolution, à bas la démocratie !...

     

     

    Avec l'insurrection de 1905 dans l'empire russe, le mouvement anarchiste a poussé comme des champignons après la pluie, de Bialystok à Lodz, d'Ekaterinoslav à Minsk, mais aussi à Odessa, Kiev, St-Petersbourg, Moscou, Vilnius, Tbilissi ou Irkoutsk. Malgré sa brève existence, il a développé en quelques années une intense activité d'attaques diffuses contre la bourgeoisie (industrielle et commerciale) et contre les défenseurs de l'état (flics, matons, gouverneurs ou cosaques). A l'aide d'imprimeries clandestines montées à coups d'expropriations, et de participations sans concessions aux grèves, émeutes et autres soulévements, il a réussi à poser une critique radicale de l'autocratie tsariste comme de son alternative républicaine : la démocratie.

    A l'heure du centenaire de la révolution de 1917, il est plus que temps de se replonger dans la période insurrectionnelle qui l'a précédée de douze ans, celle de l'émergence des premiers soviets, celle aussi du combat d'intransigeants hors des partis et des syndicats vers une liberté sans maîtres ni esclaves.

     

    « Vive la révolution, à bas la démocratie ! Anarchistes de Russie dans l'insurrection de 1905. Récits, parcours et documents d'intransigeants » aux éditions Mutines Séditions collection Fil noir de l'histoire.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

     

  • Mutins et fusillés...

     

     

    Il y a tout juste un siècle, début avril 1917, suite à l'offensive meurtrière du Chemin des Dames conduite par des généraux incapables et devant la souffrance des poilus qui voient la guerre s'éterniser, des actes d'insubordination se produisent et des mutineries éclatent dans l'armée française au front. Ces rebellions furent individuelles ou collectives, plus ou moins radicales et se sont produites dans de nombreux régiments. Certaines furent politiques et en lien avec les mouvements sociaux qui avaient lieu par ailleurs dans le pays ou à l'étranger (grèves, révolution russe). La répression contre les meneurs fut impitoyable et se soldat par des condamnations à mort suivies d'exécutions, de déportations, d'emprisonnements. L'historien François de Lannoy aux éditions Ouest-France publie aujourd'hui un intéressant recueil d'analyse fort documenté et richement illustré.

    Ces épisodes terribles furent longtemps occultés par l'histoire officielle. Le film de Stanley Kubrick, « Les sentiers de la gloire » fut longtemps interdit par la censure, de nombreux militants anti militaristes les ayant évoqués durent répondre de « provocation de militaires à la désobéissance » devant les tribunaux et furent sanctionnés. Il fallut attendre la fin du 20 ème siècle pour que ces soldats soient réhabilités et reconnus comme d'authentiques combattants. Les témoins directs de ces sinistres périodes ont tous disparus. Il est fondamental que des écrits perpétuent la mémoire de ces événements, de leur causes, de leurs déroulements, c'est le moins que nous puissions faire pour honorer la mémoire de ces victimes à qui le capitalisme et ses laquais ont ravi la jeunesse... et éviter que de telles horreurs se reproduisent...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Mutins et fusillés pendant la grande guerre » de François de Lannoy aux éditions Ouest-France.

     

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