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08/12/2016

La grande adaptation...

Nous sommes entrés dans l'ère de la grande adaptation.

Dès les années 1970, certains plaidaient déjà pour une « adaptation » des sociètés au changements climatiques plutôt que pour de couteuses réductions d'émissions de gaz à effet de serre. Aujourd'hui, derrière la façade des sommets environnementaux, la réalité est celle d'un climat et d'écosystèmes qui se dérèglent, préparant une régression des conditions d'habitation humaine sur la Terre.

Sociètés, territoires, individus sont désormais sommés de « s'adapter » à ces transformations inexorables. L'auteur nous fait comprendre comment, au lieu de contribuer à la solidarité et à la sécurité sociale et de résister aux conséquences de ces changements, le capitalisme utilise le choc climatique pour étendre le pouvoir du marché au nom de l'adaptation.

La catastrophe : un nouveau business ?

 

L'auteur Romain Felli enseigne à l'institut des sciences de l'environnement de l'université de Genève. Géographe et politiste, ses travaux portent sur l'histoire de idées politiques et la gouvernance globale de l'environnement.

Son livre est publié par les éditions Seuil.

 

Communiqué de presse de l'éditeur.

 

28/11/2016

Communiqué

TRUMP COMME RÉVÉLATEUR DE LA NATURE DES ÉLECTIONS

RENCONTRE LE JEUDI 8 DECEMBRE, 18H30

Nous proposons quelques points pour ouvrir aux débats : 1) Et si l’élection de Trump nous disait la vérité sur la nature des élections ? Ce que nous voyons se mettre en place dans plusieurs pays c'est que la politique d'un Etat, donc son rapport aux gens, peut changer profondément sans que le mode de représentation qu'est le parlementarisme et le vote en soient affectés et interrogés. Le rôle du vote aujourd'hui n'est-il pas d'assurer une transition « tranquille » et consensuelle vers une Etat sans peuple, séparé des gens et sans limite dans l’application d’une politique de tensions et de guerre à l’intérieur comme à l’extérieur ? Que penser de cette évidence ? Quelles leçons éventuelles en tirer ? 2) Le but de l'organisation parlementaire de la politique, qui se concrétise par l'acte militant qu'est le vote n'est en fin de compte qu'un acte d'allégeance, d'acceptation de la politique gouvernementale. Il organise l'impuissance des gens face à l'Etat et à son gouvernement. 3) N'avoir comme possible que de se lamenter pendant et après une élection n'est pas très enthousiasmant. N'est-il pas inquiétant qu'on puisse en arriver à regretter Clinton aux USA comme ici certains le font avec Chirac ou peut-être bientôt avec Hollande ? Ne faut-il pas penser la politique et son action, si on la veut du côté des gens, ailleurs que dans les chemins proposés ? 4) Nous faisons le pari (et le travail) qu'il y a place pour une pensée/action des gens eux-mêmes à partir de principes qui parlent pour tous (droits des gens, paix, respect par l'Etat des habitants tels qu'ils sont...). Cela n'est possible qu'à distance de l'Etat, c'est à dire dans un nouveau rapport à l'Etat qui n'est pas celui du vote mais celui d'une capacité des gens à penser et agir du point d'un « pour tous ».

Débattons-en. Jeudi 8 Décembre à 18h30, Rue du Lieutenant Colonel Pelissier, Métro Capitole, Toulouse Espace DURANTI, salle au 3° étage Dans le cadre des "Rencontres pour penser l’Aujourd’hui", proposées par "CEUX QUI VEULENT LE PAYS POUR TOUS".

Toulouse, le 20/11/2016

Site : www.ouvriersgensdici.net Mail : ouvriersgensdici@free.fr Tél : 06-13-06-94-62

24/11/2016

Ma vie de brigand...

Carmine Crocco, né dans une famille de petits paysans du Midi de l'Italie, devint entre 1861 et 1864, le « général des brigands » du Mezzogiorno. S'opposant aux forces libérales engagées dans l'unité du pays sans jamais abandonner ses activités de brigandage, il sema le feu et la désolation avant de se constituer prisonnier. Condamné à la perpétuité, il écrivit son autobiographie depuis sa cellule du bagne.

Ces pages, retraçant selon lui, la voie du crime, dépeignent un homme issu d'une terre déshéritée, porté par une rage et une ambition gigantesque. Tour à tour matois, sincère, séduisant, cynique ou repoussant, Carmine Crocco se livre à l'édification d'un étrange autoportrait, méditatif ou arrogant, pour planter au bout du compte la figure protéiforme d'un homme de peu en quête de grandiose.

Que le « rezzorgimiento » ait été une oeuvre d'unification ou la conquête du Sud par le Nord, l'Italie vacille encore aujourd'ui au souvenir de ces jours terribles, dont Crocco cristallise toutes les contradictions.

 

Ce livre a été traduit de l'italien par Laura Brignon, la préface est de Pierre-Yves Manchon et il est publié par les éditions Anarchasis.

 

Communiqué de presse de l'éditeur.

 

 

 

De la fabrication des fantômes...

 

 

 

Aujourd'hui, il est le roi de la fête. Il a cent ans. Sous ses yeux fatigués s'agite sa descendance. Tous des étrangers. Sauf Lucie, belle, insolente, une lueur de cruauté dans le regard. Elle n'a jamais eu peur de lui. Elle connait pourtant la terreur qu'il inspire, cette histoire d'ogre, de passe-muraille, de chats mangés vifs.

Mais il faut qu'elle sache. Alors elle le traine sur les lieux du drame, survenu trente-sept ans plus tôt. Ce sera son cadeau d'anniversaire.

Dans la petite pièce poussièreuse, face au mur couvert de mots épars écrits au crayon gris, les fantômes vont prendre corps.

Franck Manuel invente peut-être ici un registre littéraire inédit : le terrible magique.

Livre publié par les éditions Anarchasis.

 

L'auteur sera ce soir Jeudi 24 novembre à la librairie La Femme renard fg Lacapelle à Montauban où il présentera son livre dans le cadre des Lettres d'automne.

 

Communiqué de presse de l'éditeur.

 

12:47 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : f manuel, ed anarchasis

09/11/2016

Quel pain voulons-nous ?...

 

 

Le pain quotidien, gagné à la sueur du front du travailleur, le pain blanc que l'on mange sans forcement l'apprécier, celui dont la symbolique est si prégnante dans nos cultures, ce produit alimentaire basique pourtant si méconnu, Marie Astier journaliste au site en ligne Reporterre nous le fait découvrir au travers d'un parcours éducatif et gastronomique, dans un livre publié aux éditions du Seuil. Elle nous présente les dessous de la fabrication de la baguette, depuis la culture des céréales jusqu'à sa présentation en vitrine, en passant par la meunerie et les divers épisodes de sa réalisation, sans omettre bien sûr de dénoncer les mécanismes de profit souvent juteux pour les gros intermédiaires et industriels de la bouffe standardisée.

Heureusement il existe encore des boulangers « honnêtes », qui aiment leur métier, et même si parfois leur situation économique n'est pas des plus enviables, il conservent un savoir-faire irremplaçable et … la confiance de leurs clients.

Heureusement des individus sensibles à la question de l'alimentation saine se mobilisent pour mettre en place, avec des moyens artisanaux réduits, des réseaux qui réunissent de façon autonome des producteurs et des consommateurs, recréent des conditions ancestrales de fabrication, assurent une distribution militante et continuent de proposer un vrai bon pain, cette denrée qui durant l'histoire a tant manqué aux classes défavorisées, et qui pourrait si nous n'y prenons garde nous faire à nouveau cruellement défaut...

 

Henri Cazales / Radio-Asso.

 

« Quel pain voulons-nous ? » de Marie Astier aux éditions du Seuil en partenariat avec Reporterre.

 

15:15 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

Eugène Varlin, internationaliste et communard...

 

 

 

Eugène Varlin est reconnu pour son implication dans la Commune de Paris, il l'est nettement moins pour son action dans le mouvement ouvrier international, dès son plus jeune age et tout au cours de sa courte existence. Grâce au livre de Michel Cordillot publié aux éditions Spartacus, cette lacune est aujourd'hui comblée. Ce jeune révolutionnaire reconnu pour sa probité, sa force de travail et son pragmatisme laisse la trace d'un penseur et d'un organisateur hoirs pair. Ouvrier relieur, il est toujours demeuré fidèle à sa classe sociale et a refusé de se compromettre dans les mécanismes de pouvoir où de nombreux militants du moment ont sombré sans beaucoup de scrupules. Sa fidélité à la cause du peuple insurgé, son refus des compromissions, sa vision d'une unification internationale des classes ouvrières, sa mort à 32 ans fusillé par les valets de la bourgeoisie versaillaise, font sans aucun doute de lui une référence historique pour tous ceux qui croient encore au combat universel du prolétariat. Aujourd'hui pourtant, alors que le populisme le plus abject, le repli identitaire, la peur de l'autre, le rétablissement progressif des frontières, semblent devenir la norme, que reste-t-il de l'oeuvre de Varlin et de ses frères et soeurs de combats de l'A.I.T. ?... Peu de choses certainement, mais ça fait tellement de bien de se rappeler qu'un idéal de justice et de solidarité a existé...

 

Henri Cazales / Radio-Asso.

 

« Eugène Varlin, internationaliste et communard » de Michel Cordillot aux éditions Spartacus.

 

06/11/2016

Communiqué 4 ACG

Charte de la fraternisation entre les peuples français et algérien

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » (Article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948)

Convaincus :

  • que la fraternité universelle devrait régir les relations entre les êtres humains quelles que soient leurs origines et leurs croyances ;
  • qu’il importe en conséquence de renforcer la fraternisation entre les deux rives de la Méditerranée ;
  • que si la réconciliation relève de la compétence des Etats, la fraternisation relève de celle de la société civile.

Rappelant :

  • que même si les heures sombres de notre histoire commune appartiennent au passé, la connaissance du fait colonial doit être recherchée, préservée et enrichie au nom du devoir de mémoire et du droit à l’Histoire, pour faire obstacle aux thèses révisionnistes et négationnistes.
  • qu’en l’espèce, tout en veillant strictement à ne pas mettre sur le même plan l’oppresseur et l’opprimé, l’impartialité invite à la reconnaissance, par nos deux peuples, des violations graves des Droits de l’Homme commises au cours de cette période douloureuse, que soient reconnues et honorées les mémoires des victimes de tous les massacres collectifs, les exactions subies par les populations civiles quelles qu’elles soient, du 8 mai 1945 à juillet 1962.
  • qu’enfin l’ouverture des archives par la France et l’Algérie et leur libre accès aux historiens des deux pays puissent permettre une connaissance partagée de la vérité et ouvrir la voie à l’apaisement nécessaire.

Constatant :

  • que les couples mixtes en constante augmentation, contribuent à renforcer les liens entre nos deux pays et permettent un enrichissement culturel réciproque.
  • que la volonté de fraternisation a conduit certains Anciens Appelés à verser leur « pension du combattant » pour financer des opérations de développement en Algérie ; à éditer le livre Guerre d’Algérie, Guerre d’indépendance. Paroles d’humanité (L’Harmattan) ; à organiser plusieurs voyages en Algérie pour échanger, goûter à l’amitié, fraterniser ; à témoigner dans les établissements scolaires ; à projeter le film « Retour en Algérie ».

En conséquence :
L’Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4acg), association laïque, indépendante de toute institution politique, philosophique ou religieuse, résolument engagée en faveur du dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, approuve la présente Charte.
Elle invite d’autres associations et institutions à la rejoindre sur ce texte ou dans ses intentions afin de concourir à renforcer le lien de fraternité entre les peuples algérien et français.

 

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme

Communiqué de la LDH

Paris, le 3 novembre 2016

Toussaint 2016 : retour du fichier des « gens honnêtes » ?

Avec la création du fichier baptisé « titres électroniques sécurisés » (TES), le gouvernement prétend faciliter l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité et permettre l’authentification des demandeurs. Il entend également limiter la falsification de ces documents.

Aussi louables que sont de tels objectifs, ceux-ci ne sauraient occulter l’extrême dangerosité d’une base de données qui va centraliser des informations personnelles et biométriques sur la quasi-totalité de la population française, s’inspirant ainsi d’un projet proposé par le précédent gouvernement et partiellement censuré par le Conseil constitutionnel. A cette époque, l’actuel garde des Sceaux avait qualifié un tel projet « de bombe à retardement ».

Le gouvernement, chevauchant une loi qu’il avait décriée et s’exemptant d’un débat au Parlement, s’est contenté de faire paraître, en catimini, un décret pour créer ce fichier unique d’une taille inégalée et malgré les nombreuses réserves de la Cnil.

La LDH dénonce avec force la mise en place d’un outil qui d’ores et déjà est consultable par une multitude de services et qui sera exposé à toutes sortes de piratages. Par ailleurs, ce fichier ne présente aucune garantie quant à d’éventuelles évolutions, tout cela sans possibilité de recours de la part des citoyen-ne-s et sans aucun contrôle d’une instance indépendante. Ce gouvernement poursuit ainsi son choix d’une surveillance de masse et fait preuve de la plus grande irresponsabilité.

La LDH continuera à informer les citoyen-ne-s sur les dangers de cette base de données qui met en danger la protection de la vie privée et le respect des libertés individuelles.

 

Notes

[1] Le titre de cet article est inspiré d’un extrait du chapitre 2 de 1984 de George Orwell : « Another year, two years, and they would be watching her night and day for symptoms of unorthodoxy. »

 

17:21 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ldh toulon, fichier

01/11/2016

Jours tranquilles à Alger...

 

 

 

L'Algérie est un pays de paradoxes. Un peuple courageux qui fut capable de vaincre une puissance coloniale mieux armée et qui aujourd'hui semble résigné face à un pouvoir chancelant, un pays aux ressources naturelles extraordinaires et qui dépend presque exclusivement des importations étrangères, une population majoritairement jeune dirigée par des vieillards impotents, des sites touristiques de toute beauté que pratiquement personne ne visite, des richesses qui ne profitent qu'à une infime minorité... Quelle malédiction a donc atteint ce malheureux territoire pour qu'il en soit ainsi ? Peut-être le pétrole et sa trop juteuse rente qui encourage spéculation et corruption, qui sait...

Deux journalistes, rédacteurs du supplément week-end du quotidien « El Watan » Mélanie Matarese et Adlène Meddi, se sont penchés sur la question et au travers d'un livre publié par les éditions Riveneuve reproduisent avec talent et sensibilité leurs chroniques au jour le jour sur l'actualité du pays depuis une dizaine d'années.

J'aime ce pays que je connais un peu, j'apprécie la chaleur de l'accueil de ses habitants, je sais leurs souffrances face à l'injustice et à l'arbitraire, et malgré les risques de dérives concernant son avenir, j'ai foi dans la clairvoyance et la capacité de réaction du peuple algérien. Issu d'une famille engagée dans le soutien à son indépendance, engagé auprès des victimes de la période noire, je serai toujours aux côtés de mes ami-e-s d'outre Méditerranée...

 

Henri Cazales / Radio-Asso.

 

« Jours tranquilles à Alger » de Mélanie Matarese et Adlène Meddi aux éditions Riveneuve.

Préface de Kamel Daoud.

 

 

26/10/2016

Mitterrand entre Cagoule et Francisque...

 

 

 

Mais qui était vraiment François Mitterrand ? Vingt ans après sa disparition, la question est toujours d'actualité. Son passé glauque dans l'extrême droite d'avant guerre, ses amitiés équivoques avec les ligueurs factieux, son attachement à notre compatriote local René Bousquet, patron de la police de Vichy et à ce titre responsable des rafles et déportations de Juifs, son ralliement à la Résistance via son implication auprès des anciens combattants, ce parcours plus que sinueux qui le conduira à incarner la gauche en 1981 resteront pour longtemps encore une énigme. De nombreux ouvrages lui ont été consacré, c'est aujourd'hui François Gerber qui s'y colle dans un intéressant ouvrage publié par les éditions L'Archipel.

Entre 1935 et 1945, la vie du  « Machiavel » des temps modernes est décortiquée et analysée minutieusement, et ceux qui auraient encore quelques illusions ne peuvent que se plier aux éléments objectifs développés par l'auteur, et se faire une raison, « Tonton » les a bien roulé...

Les liens avec les cagoulards, la francisque offerte par Pétain, la métamorphose vers le résistant Morland, puis plus tard le faux attentat de l'Observatoire, l'anéantissement du PCF qui vendit la mémoire de Fernand Iveton contre quatre éphémères portefeuilles ministériels, et bien d'autres manipulations politiques et sacrifices d' amis, devraient mettre en garde l'électeur naïf qui espère encore en un sauveur suprême...

 

Henri Cazales / Radio-Asso.

 

« Mitterrand entre Cagoule et Francisque » de François Gerber aux éditions L'Archipel.

 

 
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