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Radio Association

  • Communiqué et invitation

     
    VENDREDI 19 Octobre à 18h30 : CinéMotions à l 'Auberge de Jeunesse (CHAI-FUAJ), 52 avenue André Breton
    Film-débat avec un des meilleurs doc de l'année: "Les derniers des hommes d'Alep" de Firas Fayyad. durée 1h20.
    Avec deux invités journalistes-caméramen syriens .
    Nous vous invitons à soutenir cette unique projection  et à venir nombreux rencontrer nos invités.
    Dans les guerres , les casques blancs sont le dernier secours, entre les factions et armées, pour protéger la population , évacuer et soigner les blessés .La caméra est là pour en témoigner et nous allons suivre trois de ces citoyens secouristes .
    Salué par beaucoup, nommé aux oscars , primé au festival Sundance, le document de Firas Fayyad est exceptionnel et en pleine actualité.
    Les deux journalistes de Alep Media Center répondront à nos questions.
    Merci de diffuser l'information!
    Entrée libre.
     

  • Communiqué

    Réfugiés : face au « réalisme », à « l’appel au peuple », quels principes ? La présence de réfugiés, le fait que des gens essaient d’échapper à la mort, la guerre et la misère, qu’ils soient secourus ou abandonnés en mer, sur quoi tout cela nous interpelle-t-il ? A quoi peut-on, doit-on tenter de répondre ? 1°) Actuellement, les tentatives de riposte aux politiques de rejet des étrangers sont essentiellement posées au travers des affirmations contradictoires suivantes : • leur souhaiter « bienvenue » pour s’opposer à ceux qui manifestent leur refus d'hospitalité ; • dire « ils ont une place ici » pour répondre à « il n'y a pas de place pour eux ici » • « aidons-les » contre « nous avons déjà nos propres problèmes, notre misère, nos malheurs » 2°) On voit vite les limites d’un débat circonscrit autour de ces points, ne serait-ce que par les politiques qui sont déjà en place (lois et mesures de nombreux gouvernements) ou par les manifestations organisées contre les étrangers, qui vont toutes bien au-delà du refus de souhaiter « bienvenue », au-delà du simple refus de leur présence ici, sur le sol européen. Pour exemple, des organisations politiques déjà au pouvoir ou qui cherchent à y accéder, annoncent clairement la couleur : leur mots d’ordre de campagnes et de manifestations sont : « Nous ne sommes pas racistes, nous sommes réalistes » (en Suède), ou : « Nous sommes le peuple » (en Allemagne). 3°) Qu’est-ce que ce « réalisme » ? Effectivement, les arguments avancés ne sont pas principalement racistes. Ils sont, nous disent-ils, basés sur la nécessité : il y aurait des gens trop différents, en trop pour certains, qui n'auraient pas leur place en Europe et qu’il faut donc refuser, refouler, enfermer, laisser mourir... Dire et penser « il y a des gens en trop », ce n’est plus seulement ne pas compter des gens au même titre que d’autres (comme les ouvriers sans-papiers qui vivent et travaillent ici et à qui on refuse de reconnaître leurs droits), c’est prescrire leur disparition nécessaire de l’espace européen. 4°) De même, que signifie cette affirmation « nous sommes le peuple », si ce n’est pour dire qui n’en fait pas partie, et se trouver ainsi légitime à décider qui peut vivre ici ou non, qui doit avoir des droits ou non. 5°) Dans la séquence actuelle, l’idée « il y a des gens en trop , inutiles... » va très bien avec la mise en place de nouveaux types d’Etats, les Etats sans peuple. C’est peut-être pour cela que des gouvernements européens et des organisations militantes porteuses de guerre civiles entre les habitants peuvent se retrouver sur ce même terrain. La loi Macron/Collomb (contre les gens de nationalités étrangères et l’asile en France), tout comme les déclarations et mesures du gouvernement italien participe entièrement de soutenir cette idée, entretenue et alimenté par les petites phrases des ministres : « la fête est finie » du ministre de l'intérieur italien, ou le « shopping de l'asile » de la ministre Loiseau du gouvernement français, ou encore le « benchmarking » de Collomb.) 6°) Face à cette situation, s’agit-il principalement de répondre à des besoins quotidiens, vitaux des réfugiés dans le cadre d’un humanisme renouvelé ? Peut-on prendre position au côté des réfugiés dans la durée sans s’interroger sur quel type de pays, d’Europe se met en place, ou plus exactement sans affirmer dans quelle France, quelle Europe nous voulons vivre ? Pays de tensions incessantes, de guerres menées contre des parties de la population : une fois les réfugiés, une autre fois les chômeurs, les pauvres, les habitants de banlieues etc... Ou pays d’égalité, de prise en compte de chacun, et d’entente entre des gens différents ?

     

    Débattons-en ensemble le Mardi 2 Octobre, à 18h30 PETITE SALLE ESCOUSSIERES ARNAUD BERNARD 3 rue Escoussières Arnaud Bernard, Métro Capitole ou Jean-Jaurès

     

    Dans le cadre des

    « Rencontres pour penser l'aujourd'hui »

    mail : ouvriersgensdici@free.fr Toulouse, le 09/09/2018

    site : www.ouvriersgensdici.ne

  • La dimension religieuse de la guerre d'Algérie...

    La dimension religieuse de la guerre d'Algérie...

     

    La vision de la guerre d'Algérie fut tout au long du conflit et longtemps après, celle d'une guerre anti coloniale, émancipatrice, révolutionnaire. Tout en connaissant l'attachement des indépendantistes à leur religion, très peu parmi leurs soutiens mesuraient son importance dans l'engagement et les pratiques des combattants. Les militants ignoraient ou occultaient. Les appelés, quant à eux se dépêchaient d'oublier.

    La guerre civile des années 90 et les groupes armés se revendiquant de l'Islam, la parole enfin libérée des acteurs survivants des « événements » de 54 à 62, le travail colossal des historiens, apportèrent un lumière plus complète et objective sur la place du religieux dans la préparation et le déroulement de la guerre.

    Historien spécialiste de la guerre d'Algérie, Roger Vétillard dans son dernier ouvrage publié par les éditions Atlantis, présente et analyse le projet arabo-islamique des chefs de l'insurrection et fournit des éléments irréfutables. Son livre participe à la compréhension de l'époque mais aussi à celle du temps présent qui n'est pas sans rappeler de tragiques événements...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

     

    « La dimension religieuse de la guerre d'Algérie 1954-1962 » de Roger Vétillard au éditions Atlantis.

     

  • Manu militari ?...

     

     

    L'armée a toujours provoqué parmi les militants révolutionnaires une crainte légitime, voire une solide aversion. Mais cette armée bidassière de conscription à laquelle nous avons tout fait pour échapper, ne ressemble plus du tout à celle d'aujourd'hui, professionnelle et beaucoup plus difficile à concevoir car inaccessible au citoyen lambda. Dans un petit (mais néanmoins fort documenté) fascicule publié par les éditions Le Monde à l'envers, Tristan Léoni nous offre une « radiographie critique de l'armée » actuelle. Une analyse bienvenue car elle actualise la vision de cette institution qui, malgré l'image « humanitaire » qu'elle cherche à se donner demeure l'organe majeur de protection de pouvoirs résistant de plus en plus péniblement à la tentation autoritaire...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

     

    « Manu militari ? Radiographie critique de l'armée» de Tristan Léoni aux éditions Le monde à l'envers.

  • 1994...

     

     

    Entre terrorisme sanglant et répression impitoyable, au milieu des luttes de pouvoir entre tenants du sabre défendant leurs prérogatives historiques et fanatiques du couteau sacrificateur candidats à leur succession, le peuple algérien et en particulier sa jeunesse, a vécu le pire des enfers que la fin du 20° siècle ait produit pourtant si généreusement. Comment ne pas devenir fou lorsqu'on ne connaît pas son ennemi et que les coups proviennent de tous les côtés. Les barbus assassinent, la sécurité militaire exécute, la barbarie en stéréo... Face à ces forces dont ils sont victimes, quelques adolescents, forts de leur désespoir et de l'expérience de leurs anciens vont décider de passer à l'acte et d'entrer à leur tour dans la spirale diabolique. C'est cette dérive qu'Adlène Meddi décrit admirablement dans son dernier ouvrage paru aux éditions Rivages.

    Ce roman noir est bien sûr une fiction, pourtant comment ne pas y reconnaître la souffrance de ces jeunes rejetés par leur pays, les paroles d'angoisse, les discours parfois confus, que ceux qui réussissaient à fuir essayaient de nous faire percevoir à nous, bienheureux d'un monde en paix...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

     

    « 1994 » d'Adlène Meddi aux éditions Payot-Rivages

  • D'Alger à Mai 68...

    Ceux qui, dans les années 1960 et 1970, ont cru à l’effondrement du vieux système d’exploitation et d’oppression, n’ont pas tous sublimé leur révolte et accepté de se couler dans les institutions. 
    Né à Alger en 1941, François Cerutti a rapidement rejoint ceux qui, en France, ont milité pour l’indépendance de l’Algérie. Pour lui, la révolte des peuples colonisés contre la domination criminelle des colonisateurs était un signe de l’imminence du renversement de la société bourgeoise. Insoumis, il part pour le Maroc. Vivant à Alger de 1962 à 1965, il y travaille dans une entreprise autogérée. Avec un petit groupe de membres de la IVe Internationale, il milite pour la consolidation du secteur autogéré face à la volonté de mainmise toujours plus forte du FLN et du gouvernement sur celui-ci. 
    En 1965, le coup d’État de Boumediene le fait rentrer en France, où l’armée l’oblige à faire le service militaire auquel il s’était soustrait. Il s’y heurtera à la bêtise et à la vindicte de l’institution, qui l’enverra pour quelques mois en prison. 
    Mai 68 le trouve aux premières loges, puisqu’il habite au Quartier latin et y travaille dans une librairie militante, vouée à la critique du léninisme et des régimes qui s’en réclament. 
    Dans les locaux de l’université de Censier, avec le Comité d’action travailleurs-étudiants du quartier, il participe à la création et aux activités du Comité interentreprises. Dans cette nouvelle édition, il décrit comment celui-ci, rassemblant plus d’une centaine de personnes, a commencé à coordonner des dizaines de comités d’action d’entreprises de la région parisienne, dans la perspective de l’extension des grèves avec occupation active et de la prise en charge des activités nécessaires à la vie quotidienne de la population. 
    Surtout, le mouvement de Mai renforce sa conviction que « le monde va changer de base » et que les vieilles organisations du mouvement ouvrier, piliers de l’ordre existant, devront être balayées. 
    Le récit de ce cheminement qui, d’un « pied-noir » fera un « pied-rouge », d’un révolté un révolutionnaire, c’est aussi celui de rencontres, d’actions militantes, de réflexions qui ont influencé toute une génération, dont une partie continue à affirmer, comme François Cerutti : « La nécessité de changer ce monde est de plus en plus évidente et urgente. » 
    Avant-propos de Mohammed Harbi.
     
    "D'Alger à Mai 68. Mes années de révolution" de François Cerutti aux éditions des Amis de Spartacus.
     
    Communiqué de presse de l'éditeur.
     

  • Notre père qui êtes aux cieux... Restez-y

    Notre père qui êtes aux cieux... Restez y !

     

    Un délicieux petit fascicule vient de sortir aux éditions l'Insomniaque. Ce recueil d'aphorismes et de citations extraits de textes anciens ou récents nous offre « 144 raisons de vomir toutes les religions ». Nous y constatons que le combat contre l'obscurantisme ne date pas des dernières élucubrations sanglantes de quelques barbus, mais qu'il est aussi vieux que l'humanité pensante.

    De quelles natures ou origines qu'elles soient, les religions n'ont eu de cesse d'aliéner l'individu pour en faire un serviteur soumis à la merci de leurs prêtres et des tenants du pouvoir séculier.

    Ce constat qui est pour les esprits éclairés une évidence, est remis en cause dans nos sociétés en perte de repères. Face à la démagogie populiste et au repli identitaire, à l'hypocrisie et au mensonge des faiseurs d'éternité et autres post-modernes, à la résignation et à l'ignorance de nos contemporains, une piqûre de rappel pleine d'humour ne peut être que bénéfique pour tous les enfants de la Raison. A consommer sans modération...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

     

    « Notre père qui êtes aux cieux... Restez-y. 144 raisons de vomir sur toutes les religions »

    aux éditions L'Insomniaque.

     

     

  • Les éxilés meurent aussi d'amour...

    « Ma mère était une créature féerique qui possédait le don de rendre beau le laid. Par la grâce de la langue française, je l’avais métamorphosée en alchimiste. C’était à ça que servaient les mots dans l’exil : combattre le réel et sauver ce qui restait de l’enchantement de l’enfance. »
      
    Shirin a neuf ans quand elle s’installe à Paris avec ses parents, au lendemain de la révolution islamique en Iran, pour y retrouver sa famille maternelle. Dans cette tribu de réfugiés communistes, le quotidien n’a plus grand-chose à voir avec les fastes de Téhéran. Shirin découvre que les idéaux mentent et tuent ; elle tombe amoureuse d’un homme cynique ; s’inquiète de l’arrivée d’un petit frère œdipien et empoisonneur ; admire sa mère magicienne autant qu’elle la méprise de se laisser humilier par ses redoutables sœurs ; tente de comprendre l’effacement de son père… et se lie d’amitié avec une survivante de la Shoah pour qui seul le rire sauve de la folie des hommes.
      
    Ce premier roman teinté de réalisme magique nous plonge au cœur d’une communauté fantasque, sous l’œil drôle, tendre, insolent et cocasse d’une Zazie persane qui, au lieu de céder aux passions nostalgiques, préfère suivre la voie que son désir lui dicte. L’exil oserait-il être heureux ?

     

    L'auteur Abnousse Shalmani est née à Tehéran en 1977. Elle s'exile avec sa famille à Paris en 1985, suite à la révolution islamique. Son livre est publié par les éditions Grasset.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Les yeux fardés...

     

     

    On connaissait Lluis Llach chanteur engagé. Ses textes ont accompagné, avec ceux de Paco Ibanès et bien d'autres, notre combat contre le franquisme dans les années 70. On le découvre aujourd'hui écrivain avec toujours autant de talent. Il vient de sortir en effet aux éditions Actes Sud un livre poignant sur le quotidien de la jeunesse ouvrière de la capitale catalane. C'est un voyage romancé au travers de la vie d'un enfant du quartier pauvre du port, fils d'un militant libertaire de la CNT, confronté à une adolescence pleine d'interrogations sur sa sexualité, ses rapports avec les adultes et la découverte de l'amour avec son ami d'enfance. C'est aussi une plongée dans l'histoire douloureuse de l'Espagne de la guerre civile et de la répression sanglante qui s'en suivit. Face à la défaite, à l'exil, à la barbarie, comment ne pas devenir fou, vivre sa différence et garder sa dignité ? Dans ce livre, on s'immerge dans les épisodes les plus marquants des combats des forces progressistes face à celles de l'obscurantisme. On retrouve aussi tous les espoirs décrits par nos vieux copains anars, la vision de la société égalitaire, la primauté de l'éducation, la fin de l'oppression, le règne du rationnel et de l'harmonie... Cette utopie a pris corps, de façon trop éphémère hélas, mais elle a bel et bien existé dans les faubourgs de Barcelone ou sur les terres aragonaises. La révolution espagnole fut incontestablement la plus avancée vers l'émancipation des êtres humains, elle l'a payé très cher. Les tenants de l'autoritarisme de toutes obédiences l'ont anéanti mais leur glyphosate ne peut rien contre ses racines...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

     

    « Les yeux fardés » de Lluis Llach au éditions Actes Sud. Roman traduit du catalan par Serge Mestre.

  • Sexy, Linky ?...

     

     

    Il a beau avoir vaguement la couleur du pastis partagé entre amis un soir d'été, il est loin d'en avoir la fraîcheur. Ce fameux compteur « intelligent », tant vanté par Enedis et souvent installé de force par des sous-traitants appâtés par l'aubaine et des prolétaires égarés à qui est promis un avenir radieux dans leur boite, donne un aperçu de ce qui nous attend si nous oublions que tout « progrès » émanant de la philanthropie du capitalisme sert avant tout ses intérêts .

    Dans un petit recueil publié par les éditions Le Passager Clandestin, Nicolas Bérard nous donne une vision complète des enjeux politiques et financiers et des risques environnementaux et sanitaires et surtout ceux qui concernent nos libertés déjà mises à mal par un contrôle social permanent .

    Pour ceux qui s'interrogent, pour ceux qui refusent le diktat, pour ceux qui se souviennent que selon les pontes de l'EDF des années 70, une centrale atomique ne dégageait pas plus de radiations qu'une montre bracelet, que les dégâts du nuage de Tchernobyl s'arrêtaient à la ligne bleue des Vosges, ce livre argumenté et d'une lecture facile est indispensable et mérite une diffusion massive en vue d'un rejet unanime de cette petite bête hideuse et intrusive. Il est encore temps de sauver ce qui reste d'humain dans ce monde orwellien , mais faudrait pas trop traîner à entrer en résistance...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

     

    « Sexy, Linky ? Pour voir le vrai visage du nouveau compteur électrique Linky sans se faire enfumer par Enedis » de Nicolas Bérard au passager Clandestin.

     

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