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Radio Association

  • Les maquisards, combattre dans la France occupée...

    Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l’occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l’arrivée des armées alliées. Hors de ces images d’Épinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? À quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l’ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l’année 1942, lorsqu’apparaissent les premiers camps, jusqu’aux combats de la Libération, l’expérience n’a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d’encadrement des camps ou du type d’actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l’objet de tous les fantasmes, dans l’incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy… La première grande synthèse sur l’histoire des maquisards à l’échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d’archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.

     

    L'auteur Fabrice Grenard agrégé et docteur en histoire est directeur historique de la Fondation de la Résistance. Son ouvrage est publié par les Editions Vendémiaire.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.




  • Montauban, histoire d'une ville protestante...

    Que connaissent les Montalbanais de Jean-Bernard Mary-Lafon  dont beaucoup ignoraient jusqu'au prénom ? Une rue droite menant de St Jacques au pont des consuls, ayant souvent changée de sens de circulation et promise depuis fort longtemps à une radieuse dynamisation commerciale qui se fait attendre... Pourtant il compte parmi les grands historiens du midi de la France et c'est tout à l'honneur des éditions des régionalismes d'avoir republié son ouvrage sur Montauban et son histoire avec la religion réformée. De la fondation de la ville au journées tragiques de mai 1790, nous redécouvrons la vie des habitants, les moments fastes comme les tragédies, au fil d'une écriture qui pourtant datant du 19° siècle reste très accessible et même fort agréable car agrémentée d'anecdotes et bien documentée. Cet ouvrage a toute sa place dans la bibliothèque d'un Montalbanais d'aujourd'hui, histoire de ne pas oublier que notre cité fût aussi rebelle et sût résister en d'autres temps à de terribles oppressions...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Montauban, histoire d'une ville protestante » de Jean-Bernard Mary-Lafon aux Editions des Régionalismes.

  • Cause animale, cause du capital...

    Tout le monde, ou presque, aime les animaux, surtout ceux au poil soyeux et qui ne sentent pas trop mauvais. Un défunt président récemment décédé prenait même plaisir à leur caresser la croupe sous le regard attendri du public des salons de l'agriculture. On en oublierait presque qu'ils sont souvent sans pitié entr'eux et qu'ils constituent une part importante de notre alimentation. Ils représentent surtout un « minerai » et une source de profit pour toute la filière viande. C'est sous cet angle que la chercheuse Jocelyne Porcher dans son dernier livre publié par les éditions Le Bord de l'Eau se penche sur les nouvelles approches avec le monde animal, qu'on soit éleveur, végétarien ou simple consommateur. On y découvre que le véganisme n'est pas aussi désintéressé qu'il y paraît à première vue et que les associations « anti-viandes » pratiquant la guerilla contre les abattoirs et les bouchers sont à la merci des lobbies de l'agro-alimentaire et des fabriquants de viande de synthèse qui les financent allègrement. Des tas de choses dont on se doutait mais que cet ouvrage permet de mieux cerner grâce à des arguments et des informations qu'il est difficile de contester...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Cause animale, cause du capital » de Jocelyne Porcher aux éditions Le bord de l'eau.

  • Alger, capitale de la révolution...

    À partir de ses années parisiennes – en pleine guerre d’Algérie – et pendant deux décennies, la trajectoire d’Elaine Mokhtefi, jeune militante américaine, a épousé celle de la cause algérienne. Ce combat la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Frantz Fanon pour le congrès de l’Assemblée mondiale de la jeunesse ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l’indépendance. Elle y restera jusqu’en 1974. Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste, remplie d’espoir, aux premiers pas de la jeune république, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d’Alger. Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque – Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver –, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale. Une histoire fascinante, qu’Elaine Mokhtefi raconte avec une passion et une conviction intactes.

     

     

    Elaine Mokhtefi (née en 1928 à New York) est issue d’une famille juive de la classe ouvrière américaine. La lutte pour l’indépendance l’a conduite à vivre douze ans en Algérie où elle a travaillé comme journaliste et traductrice. Elle s’est mariée à un ancien membre de l’Armée de libération nationale algérienne (ALN) devenu écrivain, Mokhtar Mokhtefi, décédé en 2015.

    Son livre « Alger, capitale de la révolution / De Fanon aux Black Panthers » est publié aux éditions La fabrique

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.


  • L'anarcho-indigénisme...

    Dès la fin du XIXe siècle, des anarchistes comme les géographes Pierre Kropotkine ou Élisée Reclus se sont intéressés aux peuples autochtones, qu’on a aussi qualifiés de  sociétés sans État». Au début des années 2000, un peu partout sur le continent américain, des Autochtones ont modelé la notion d’«anarcho-indigénisme» pour attirer l’attention des anarchistes sur l’histoire et, surtout, sur l’actualité de leurs luttes.

    Ce livre se veut une invitation à l’écoute, au dialogue et à l’engagement solidaire et complice. Dans leurs entretiens, Roxanne Dunbar-Ortiz, Véronique Hébert, Gord Hill, Freda Huson, J. Kēhaulani Kauanui, Clifton Ariwakehte Nicholas et Toghestiy révèlent ce que pensée et traditions autochtones et anarchisme ont en commun, sans nier les séquelles que le colonialisme a laissées jusque dans ce mouvement pourtant anti-autoritaire. Une vision du monde qui allie anticolonialisme, féminisme, écologie, anticapitalisme et anti-étatisme.

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      Entretiens réunis par Francis Dupuy-Déri et Benjamin Pillet et publiés par les Editions Lux

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Une très belle journée d'été...

    Invité par des amis, j'ai assisté récemment à une rencontre régionale de l'Association des Anciens Appelés d'Algérie Contre la Guerre et leurs Amis (4ACG). Cette asso est né en 2004 de la volonté de quatre anciens soldats, qui arrivant à l'âge de la retraite ont décidé, pour se mettre en accord avec leur conscience, de refuser la modeste pension servie par l'état et de la mutualiser afin de soutenir des projets dans le pays où ce même état les avait contraint à perdre leur jeunesse et leurs illusions.

    Ces hommes ont réussi à convaincre de nombreux autres anciens d'Algérie à les rejoindre dans leur démarche et leur réflexion. Aujourd'hui, presque tous octogénaires, ils cherchent, après s'être tus durant plusieurs décennies, à transmettre leur mémoire et leur expérience, leur ressenti durant le dernier conflit colonial vécu par notre pays, afin que les nouvelles générations échappent à la guerre et à ses horreurs.

    Bien que depuis longtemps informé des activités de l'association et lié d'amitié avec certains de ses membres, j'assistais pour la première fois à une de ses instances, fût-elle informelle et abritée sous les chênes d'une forêt tarnaise... On a toujours quelques appréhensions à pénétrer un milieu que l'on ne connaît pas et y faire sa place n'est pas toujours facile. Ce ne fut pas le cas ce jour là, et je fus séduit de suite par le sentiment de fraternité qui y régnait. On ressent très tôt ce que ces hommes ont pu souffrir tant leur parole est profonde et sincère. Pas de travestissement, héros ou salauds on reconnaît les faits, pas de triomphalisme guerrier, pas de honte non plus, simplement l'expression de la vérité des faits et la volonté de réparer ce qui est possible de l'être. Les gens sont là avec leurs différences, leurs joie ou leur désespoir, leur foi ou leurs doutes, et ils s'acceptent. Combien dans ma vie militante j'aurai voulu connaître des moments de débat aussi apaisés où la parole est libre et où chacun s'exprime sans chercher à démolir l'autre, où l'on se respecte jeune ou ancien, homme ou femme, ouvrier où intello, pour définir un objectif commun....

    La guerre moderne n'a plus rien à voir avec les conflits du 20 ème siècle. Les soldats d'aujourd'hui sont des mercenaires bien rétribués et abrités par des matériels sophistiqués. Les victimes sont essentiellement les populations civiles. Bombardées, déplacées, contraintes à l'exil, on les retrouve sur la Méditerranée, en errance en Europe ou enfermées dans nos camps de « rétention ». Les marchands d'armes et les états qui les font prospérer ne respectent plus aucuns accords de paix, seul compte le profit immédiat. Le fanatisme répond à la violence et l'escalade n'est pas prête de s'arrêter. La militarisation de notre société s'interrogeant sur le bien fondé du retour au service militaire, même sous une forme plus édulcorée, nous amène à craindre pour l'avenir de nos jeunes.

    Pour ramener notre monde à la Raison, une nouvelle Résistance doit prendre corps. L'espoir vient d'une jeunesse qui, malgré les difficultés liées à une vie trépidante qui ne lui laisse que peu de répit pour réfléchir en profondeur, s'exprime de plus en plus sur les problèmes environnementaux et sur l'oppression quotidienne qu'elle subit. A l'exemple de ses peuples qui s'éveillent en prenant conscience que leur sort est exclusivement entre leurs mains, face au néofascisme et aux nationalismes, le temps n'est plus aux controverses stériles et aux problèmes d’ego . La fusion des expériences et la dynamique de nos actes peut offrir une alternative à la perte de sens, la survie de l'Humanité en dépend...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban 12 08 19

     

  • Mon fils en rose...

    Un garçon qui joue à la poupée, s'habille des robes de sa sœur, préfère la compagnie des petites filles aux jeux virils et aux bagarres est-il malade ? Faut-il le « soigner », le ramener sur le chemin de la « norme » ou au contraire lui laisser vivre pleinement sa vie et le protéger contre toutes les incompréhensions et les agressions de tous, comme disait tonton Georges, « les brav'gens qui n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux » ?... Confrontée à cette situation, Camilla Vivian a choisi la seconde solution. Dans son livre publié par les éditions La contre allée, elle narre dans une écriture simple et non dénuée d'humour ce parcours du combattant face à l'inconnu et aux tabous d'une société patriarcale et religieuse. Son amour pour son fils, la solidarité de ses autres enfants, l'écoute de certains praticiens, et surtout sa rage de comprendre, sa recherche du savoir, la rencontre via internet de familles confrontées elles-aussi à la transidentité des enfants lui permettent de faire reconnaître Federico dans ce qu'il décide d'être : une fille.

    Dans une époque où les vieux démons de l'intolérance montrent à nouveau leurs faces hideuses, où la violence prévaut sur la Raison, où l'on se préoccupe de la fabrication artificielle d'êtres humains en se désintéressant totalement d'enfants abandonnés à la misère et à la guerre et qui n'attendent que tendresse et amour, ce livre fait du bien et nous redonne espoir. Se priver de sa lecture serait-une grande erreur...

     

    « Mon fils en rose » de Camilla Vivian aux éditions La contre allée.

  • Ce que j'ai appris dans la vie...

    Angel Pestana naît à Santo Tomas de Ollas (Léon) le 14 février 1886 et meurt Barcelone en 1937. Tout ou long d'une vie agitée il développe une activité peu commune. En même temps il lui revient de vivre, quelquefois comme protagoniste, des événements d'une grande importance dans l'histoire du mouvement ouvrier espagnol. Tout cela lui donne une expérience indiscutable qu'il raconte d'une manière confidentielle, intime et sincère, dans Ce que j'ai appris dans la vie. 
    Comme toile de fond de toute son activité postérieure, il raconte son enfance malheureuse, ses premiers pas dans l'ambiance du travail, ses migrations à l'étranger, ses premières collaborations à Tierra y Libertad et ses contacts avec les centres confédéraux avec lesquels il restera lié toute sa vie. La vision d'Angel Pestana sur les événements qui le touchent de près est celle d'un militant, immergé dans la lutte quotidienne, et d'une humanité étonnante. 
    C'est un témoin privilégié de l'histoire de notre siècle. Déjà connu à travers son Rapport sur mon séjour en URSS, Considérations et jugements sur la IIIe Internationale et Pourquoi a été créé le Parti Syndicaliste, il contribue avec cet ouvrage à se présenter à nos yeux comme il était vraiment.

     

    Angel Pestana est un militant anarcho-syndicaliste espagnol devenu réformiste. Il est à plusieurs reprises secrétaire du Comité National de la C.N.T. En juillet 1920, il est délégué par la CNT au congrès de la Troisième Internationale à Moscou. Le 25 août 1922, il tombe sous les balles des pistoleros du patronat. Hospitalisé dans un état grave, il se remet de ses blessures. En 1929, il est contraint à la démission du Comité National de la CNT pour ses prises de positions réformistes. 
    En 1931, il fait partie de la fraction dissidente, dite Trentiste, du nom des trente signataires d'un appel favorable à une évolution politique. Exclu, il fonde fin 1932 le Parti Syndicaliste et est élu député du Front populaire en février 1936. Deux mois avant sa mort le 11 décembre 1937, il est nommé sous-commissaire général aux armées.

     

    « Ce que j'ai appris dans la vie / Un anarcho-syndicaliste dans les années avant la guerre civile espagnole » est publié par Les Editions du Coquelicot à Toulouse.

     

    Communiqué de presse de l'éditeur.

  • Les En-dehors...

     

     

    En ce début du 20° siècle, ils avaient 20 ans et rêvaient de liberté, d'amour et de vie sans contraintes. Tout ce qu'il est normal de désirer à l'aube de son existence. Issus de la misère et victimes dès leur plus jeune âge de l'oppression étatique et patronale, ils étaient des rebelles bien décidés à ne faire aucune concession au système bourgeois et à vivre pleinement en Anarchie. Ils refusaient la collaboration de classes et se définissaient comme Individualistes. Pris dans l'engrenage de la violence des illégalistes dont tous ne partageaient pas les modes d'action mais dont ils furent malgré tout solidaires, ils ont maintenu au prix de leur liberté et parfois de leur vie, le flambeau de l'expression libertaire et de la lutte sociale face à l'impitoyable répression de l'etat.

    C'est leur histoire que nous narre la sociologue Anne Steiner dans une réédition de son livre paru aux éditions L'Echappée. On y découvre des parcours de militants qui gravitent autour de celui de Rirette Maîtrejean, une des figures les plus emblématiques au coté de Libertad, Victor Serge, Lorulot et des « bandits en auto » plus connus sous l'appellation de bande à Bonnot. On y ressent la fraternité des expériences communautaires que nous avons pu vivre à notre tour bien des années après, en connaître leurs joies et également leurs limites. On réalise aussi la différence entre leur époque et la nôtre toute perclue de consumérisme, où les luttes nous semblent bien timorées et leurs acteurs bien loin d'accepter le risque de mourir pour la cause...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso.

     

    « Les En-dehors » d'Anne Steiner aux éditions L'Echappéé

  • Et... il y avait l'Algérie...

     

     

    Il est sept bigourdanes et bigourdans, ayant eu dans une vie antérieure un lien étroit avec l'Algérie qui ont mis en commun leurs souvenirs respectifs pour produire un livre publié par les éditions tarbaises Le Solitaire. Le résultat de ce travail collectif de mémoire donne un ouvrage plein d'humanité, apaisé et sans esprit de revanche malgré les souffrances endurées dans cette guerre qui n'osait pas dire son nom. Ils étaient « pieds-noirs » historiques, appelés du contingent, immigrés espagnols, travailleurs manuels, instituteurs, petits commerçants ou paysans. Ils partageaient le même temps et le même territoire avec d'autres populations ayant une autre histoire et le même droit légitime d'être heureux sur cet eldorado qu'est l'Afrique du Nord. L'égoïsme, la cupidité, l'incompétence, la soif de pouvoir de certains dans tous les camps, conduisirent des peuples frères à s’entre-tuer et à creuser un fossé aujourd'hui encore difficile à combler.

    Ce livre participe à la réconciliation. Avec la libération de l'écriture, les divers témoignages des acteurs de l'époque, le retour émouvant des rapatriés sur leur terre natale ou celui des soldats sur les lieux d'affrontement, l'accueil chaleureux qu'ils y reçoivent de leurs anciens voisins ou adversaires, les liens qui se créent notamment entre les jeunes générations nous amènent à espérer enfin une rédaction objective de l'histoire et une véritable pacification des consciences dont, par les temps difficiles que nous vivons, nous avons tant besoin...

     

    Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban.

     

    « Et... il y avait l'Algérie » ouvrage collectif publié par les Editions Le Solitaire

    Ouvrage enrichi de nombreuses photographies et documents inédits issus d'archives personnelles et familiales.

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